La convocation de l'assemblée générale annuelle des membres de notre association est reportée au printemps 2018 et donnera lieu à une consultation sur l'avenir de l'ARVPAT.

POSITION DE L'ARVPAT SUR LES RESSOURCES INTERMÉDIAIRES DANS LE VIEUX-PAT

D'entrée de jeu, les membres du conseil d'administration de l'ARVPAT tiennent à dire qu'ils sont à la fois, attristés par l'évènement violent survenu au 11780 rue Notre-Dame, et en même temps, inquiets encore une fois, de la sureprésentation des centres d'hébergement dans le V-PAT, en santé mentale, déficience intellectuelle, réinsertion sociale d'ex-détenus, appartements supervisés d'adolescents du Centre jeunesse.

L'ARVPAT ne commente pas ici la qualité des soins et de l'encadrement des bénéficiaires, la formation des intervenants, la pertinence des programmes. Jusqu'à maintenant, quand un problème de cohabitation avec le voisinage est constaté, l'ARVPAT communique directement avec les propriétaires-répondants accrédités et généralement, nous obtenons satisfaction. L'ARVPAT ne se considère pas comme intransigeante, qui serait victime du "pas dans ma cour", discriminatoire, insensible à la situation pénible de toutes ces personnes qui vivent temporairement ou de façon permanente un état de déficience importante, soit dans leur tête, soit dans leurs rapports sociaux avec la société et avec eux-mêmes, parfois les deux combinés.

Le problème no.1, c'est le trop grand nombre de ces ressources intermédiaires par mètre carré dans le même quartier et/ou sur la même rue. Par les années passées, on déplorait que les clients des résidences-ressources psychiatriques n'avaient pas grand chose à faire que de se promener continuellement sur la rue ou de flâner à la journée longue dans le centre d'achats.

Les autorités institutionnelles et communautaires ont alors créé pour eux des centres d'iniation au travail, de loisirs & rencontres, d'apprentissage dans les arts visuels etc. Le nouveau problème, c'est que pour accommoder ce trop grand nombre déjà en résidence ici,on a multiplié dans le même secteur ces nouvelles ressources collectives. On les a aussi ouvertes aux clientèles "spéciales" vivant à l'extérieur du quartier. Congestion dans les autobus le matin et l'après-midi, suroccupation des abribus.

Il y a deux ans, avant la fondation de l'ARVPAT, suite à une pétition volumineuse de signatures dénonçant non pas les malades, non pas la maladie, mais l'absence de contrôle proportionnel des ressources intermédiaires par rapport à la capacité du voisinage de bien les accueillier et de composer avec de façon harmonieuse, un comité a été mis sur pied. Par la suite, ce comité étant majoritairement composé de propriétaires riverains du Vieux PAT, il s'est intégré à L'ARVPAT lors de son incorporation.

L'ouverture d'une nouvelle ressource en déficience intellectuelle angle 17e avenue et Notre-Dame a provoqué un tollé tel que la députée Nicole Léger et la conseillère municipale Suzanne Décarie sont intervenues pour faciliter les communications entre les répondants hospitaliers d'accréditation et les citoyens-membres du comité

Finalement, en novembre 2009, l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal,  a émis une directive de ne plus développer de places additionnelles et de nouvelles ressources pour tout type de clientèle à l'ouest de Marien, au nord de Sherbrooke et au sud de Notre-Dame. Mais l'ARVPAT veut s'assurer de l'application effective de cette directive et aussi du règlement d'autres problèmes constatés. Depuis le tragique évènement,  elle exige un comité permanent de suivi.

La députée Nicole Léger s'est engagée à convoquer les représentants de l'ARVPAT et les répondants gouvernementaux au début d'octobre pour définir les objectifs et rôles qui seraient attribués à ce comité de suivi.

Les administrateurs de l'ARVPAT
Maurice H.Vanier, secrétaire-trésorier
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