Le 16 novembre 2011: l'ARVPAT s'en souviendra.- Démolition de la cabane sur l'île de la Batture de P.A.T.

Mercredi  midi, 16 novembre 2011 - La barge d'Urgence Marine rentre au port avec 1.8 tonne métrique de matériaux  résultant de la démolition de la cabane,  installée illégalement depuis plusieurs années, et du  ramassage des déchets sur l'île de la batture de Pointe-aux-Trembles. Les deux policiers du SPVM qui ont accompagné l'expédition  rentrent au poste de quartier 49 tandis que deux administrateurs de l'ARVPAT rangent leur chaloupe. Tout est bien qui finit bien !

Autorisée  par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) du Québec et gérée par l'ARVPAT, cette opération est l'aboutissement d'un des  processus initiés par l'association  depuis le 11 juillet auprès de trois élues représentant les citoyens à Ottawa, Québec et Montréal. La députée Nicole Léger a pris à sa charge le cas particulier de l'occupation illégale de l'île et obtenu la collaboration  du ministre Pierre Arcand pour autoriser la démolition et financer les frais encourus par l'ARVPAT dans  l'exécution du mandat. À  la demande du MDDEP et de Mme Léger,  le nouveau commandant du PDQ 49, monsieur François Houle, a apporté sa coopération  en fournissant l'apport policier pour prévenir tout geste d'intimidation possible envers l'entrepreneur  durant la démolition.

Le conseil d'administration remercie madame la députée Nicole Léger pour son intervention  et  le ministre Pierre Arcand pour sa contribution au rétablissement du caractère exclusivement écologique de ce qui reste des lieux spécifiquement cartographiés par Jacques-Cartier lors de son 2e voyage en 1535 comme "la pointe des trembles (...)".
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En complément, on pourra aussi lire au sujet de cette démolition,  un article dans l'hebdo Avenir  sous la plume du journaliste Simon Bousquet-Richard et regarder ci-dessous  les  photos prises par l'entrepreneur et l'ARVPAT  (D.Raymond) avant et  durant la démolition-nettoyage.


Le soleil se lève sur une opération de réhabilitation importante:...
 
...enlever des lieux cette cabane qui sert de repaire aux voyoux
et perturbateurs de l'écosystème...


Lors d'une opération précédente, beaucoup de déchets ont
été ramassés et empilés par l'ARVPAT- On va maintenant
démolir la cabane...


    
La démolition de cette installation illégale se déroule
 sous surveillance policière du PDQ 49 du SPVM


 






Les derniers coups de ramassage...











On termine le transbordage des débris (1.8 tonne métrique)




BRAVO à l'équipe d'Urgence Marine


La mousse qui vient de loin...ou de près: pierre qui roule ne l'amasse pas mais le fleuve lui ?

Cette mousse qui colle occasionnellement mais en toute saison  à la rive fait l'objet d'un examen par l'ARVPAT suite à une demande documentée d'un riverain voisin. Selon l'information officielle  obtenue suite à notre questionnement, "...la présence de mousse blanche à la surface de nos plans d'eau, surtout à l'automne, reste une des plus mystérieuses. En ce sens, je vous fais suivre cette explication sur la présence d'écumes ou mousse ou broue à la surface des cours d'eau, qui est un phénomène fréquent à Montréal surtout en bordure des eaux brunes.(...) Selon cette source, cette écume résulterait de la décomposition de la matière organique libérant ce qu'on appelle un surfactif ou agent de surface lequel, sous l'action combinée du vent et des vagues, le transforment en mousse blanche et savonneuse. En espérant que ces informations sauront répondre à vos interrogations et vous rassurer quant à l'origine de ce phénomène naturel". (Guy Deschamps, biologiste, Réseau du suivi du milieu aquatique, 6 octobre 2011 en réponse au riverain-observateur et que nous remercions de sa diligence) 


Le doute subsiste cependant chez ce riverain consciencieux comme chez d'autres consultés,  mais pour d'autres motifs  non encore scientifiquement confirmés. Voici ce que le riverain en cause  répond:  " les photos sont presque toutes datées d'avril 2011, quelques-unes seulement en octobre 2010 et le fleuve derrière chez moi n'a rien d'une étendue d'eaux brunes, surtout en avril après la fonte des neiges. De plus, je vois couler le fleuve depuis bientôt 53 années, je ne vois cette mousse que depuis peu et je trouve qu'elle n'a rien à voir avec l'écume que je pouvais observer à de rares occasions dans ma jeunesse.  Comme je l'ai mentionné déjà, ce n'est que depuis l'installation de nouvelles usines pétrochimiques à Montréal-Est que je remarque cette bizarre de mousse et je me demande s'il n'y a pas là une coïncidence à vérifier (...).

Un autre motif invoqué est celui d'un des  impacts possibles  des eaux de surverse dans nos égoûts pluviaux se déversant dans le fleuve lors des pluies torrentielles. La photo jointe illustre ce qui subsiste à l'égoût Tricentenaire, une fois que le reste a été dispersé dans le fleuve.

L'ARVPAT a pris bonne  note de tout ce qui précède et un dossier est en préparation pour nos administrateurs avant de procéder plus avant.

En attendant, nous pourrions rassurer nos élus sur l'accessibillité promise aux rives. Elles le sont. Par les mousses, les déchets des surverses, les nombreux quais installés depuis la fermeture de la marina Beaudoin, les voyous et voyelles de la batture. Et ces maudits riverains qui chiâlent hein ? Ils nettoient.

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Le parc sans nom...: serait-il temps de vanner ses problématiques ?

Peut-on civiquement identifier ce parc ? L'ARVPAT a émis le 6 octobre une plainte via 3-1-1 à l'arrondissement RDP-PAT (11-241965) à l'effet que la pancarte qui devrait identifier ce parc situé entre 12492 et 12540 rue Notre-Dame n'est pas installée. Les heures d'ouverture et de  fermeture n'étant pas affichées, l'ARVPAT s'est adressée le 20 octobre au PDQ 49 du service de Police de Montréal pour demander à l'agent socio-communautaire  si effectivement, cette absence  justifierait un policier de ne pouvoir émettre une contravention valide à des personnes qui ne respectent pas la règlementation municipale et nuisent à la qualité de vie des riverains-voisins. Il doit s'informer auprès de la greffière de l'arrondissement.

L'ARVPAT a  de nouveau demandé hier au 3-1-1 un rapport de suivi de sa plainte faite le 26 juillet (11-179693) sur l'absence de garde-corps à ce parc et l'état de détérioration de son mur de soutènement. Le 26 septembre 2011, une personne âgée s'est blessée sérieusement en tombant au-bas du muret sur les roches de l'éboulis et l'ambulance a pris ½ heure pour trouver le parc et prendre charge du blessé. (Cf.chronique précédente: http://arvpat.blogspot.com/2011/10/editorial-un-mauvais-exemple.html )

En 2005, un patient  en cure libre/psychiatrie  s'était aussi blessé dans les mêmes circonstances selon le témoignage d'un riverain gestionnaire d'un centre d'accueil voisin.

Récemment, notre Atelier d'histoire a préparé un projet de ré-installation de la plaque commérorative, installée en 1974 lors de l'anniversaire du tricentenaire de fondation de la  Pointe-aux-Trembles et qui a été arrachée de son socle par les vandales-vendeurs-de-cuivre.

Vanner:  1.Nettoyer les grains au moyen d’un van.  Vanner du blé, de l’avoine, de l’orge 2.(Familier) Épuiser, exténuer, claquer 3.(Cuisine) Agiter la casserole où se trouve une sauce en train de refroidir. L’objectif est d’éviter la formation d’une peau. 4.(Populaire) Se moquer ironiquement.
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ÉDITORIAL- Un mauvais exemple d'accessibilité à la rive: le parc Neuville-sur-Vanne


Le parc Neuville-sur-Vanne est un parc magnifique parc riverain du fleuve St-Laurent à Pointe-aux-Trembles et constitue une belle halte-visuelle pour cyclistes ou marcheurs. Il est bien entretenu, sauf qu'il est dangereux. Pourquoi ? Parce qu'aucun parapet de sécurité ne protège la personne qui s'avance pour regarder la rive tout au bas du mur de soutènement. Une maladresse, un léger vertige et on tombe d'assez haut. C'est ce qui arrivé à une personne âgée le lundi soir 26 septembre dernier: une cheville brisée et une coupure profonde à l'intérieur du bras gauche, selon des riverains membres de l'ARVPAT qui l'ont assistée jusqu'à ce que l'ambulance arrive une demi-heure après l'appel au 9-1-1.


Mais il y a pire encore. Le mur de soutènement que les gens d'ici appellent "le rempart" est à cet endroit, mal entretenu depuis fort longtemps. Le mortier s'est fragilisé à maints endroits et de grosses pierres sont tombées, parfois en se brisant et constituant des pointes acérées et blessantes pour quiconque s'y frotte. L'éboulement permet aussi à des voyous de descendre sur la rive et remonter à leur guise et intimider les voisins ainsi que les visiteurs du parc. Des plus hardis y ont camouflé cet été une embarcation pour se rendre à la batture et y commettre incivilités et vandalisme, selon ce que rapportait ce blogue le 8 août dernier.

Cette situation a fait l'objet d'une plainte en bonne et due forme le 27 juillet. RIEN. Le 27 septembre, l'ARVPAT a de nouveau signalé 311 et demandé aux conseillers municipaux Suzanne Décarie et Gilles Déziel d'intervenir auprès de la section des Travaux publics de l'arrondissement RDP-PAT, ce qu'ils nous ont confirmé avoir fait.

Au juste, c'est quoi l'accessibilité aux rives ?
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DISPOSITIONS SUR LA PROTECTION DES RIVES etc.: l'arrondissement RDP-PAT les a présentées le 29 septembre

L'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles a présenté le projet de règlement concernant les dispositions sur la protection des rives, du littoral et des plaines inondables lors d'une assemblée publique de consultation tenue le jeudi 29 septembre 2011 au centre Roussin.
Consultez la présentation du projet de règlement (RCA09-Z01-012) :

Présentation

Avis public

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Importante assemblée publique d'information JEUDI 29 septembre 18H30- à Roussin-Dispositions sur la protection des rives, du littoral et des plaines inondables

Les propriétaires riverains du fleuve St-Laurent et de la rivière-des-Prairies sont invités à s'informer davantage du projet de règlement ci-dessous, le jeudi soir 29 septembre à 18h30, au centre Roussin. en voici des éléments parmi les plus importants;

VILLE DE MONTRÉAL - Arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles
PROJET: RÈGLEMENT NUMÉRO RCA09-Z01-012


RÈGLEMENT DE CONCORDANCE MODIFIANT LE RÈGLEMENT DE ZONAGE DE L’ARRONDISSEMENT DE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES–POINTE-AUX-TREMBLES (RCA09-Z01) CONCERNANT LES DISPOSITIONS SUR LA PROTECTION DES RIVES, DU LITTORAL ET DES PLAINES INONDABLES
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CONSIDÉRANT QUE l’article 113 la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (L.R.Q., c. A-19.1) permet au conseil d’une municipalité de diviser le territoire en zones et de spécifier, pour chaque zone, les normes de zonage qui sont autorisées;

CONSIDÉRANT QUE l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles possède déjà un règlement de zonage numéroté RCA09-Z01;

CONSIDÉRANT l’article 58 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme et l’article 131 de la Charte de la Ville de Montréal (L.R.Q., c. C-11.4);

CONSIDÉRANT qu'il est à propos et dans l'intérêt de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles et de ses contribuables de mettre en vigueur les dispositions du présent règlement;

QU'IL SOIT STATUÉ ET ORDONNÉ par règlement du conseil d'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, et il est, par le présent règlement, statué et ordonné sujet à toutes les approbations requises par la loi, comme suit :

1. Le préambule fait partie intégrante du présent règlement.

2. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « ABRI PERMANENT », de la définition suivante:
  • « ABRI POUR EMBARCATION-Construction démontable composée d’une structure légère, ouverte sur la totalité de son périmètre, recouverte de toile ou de plastique, destinée à abriter une ou plusieurs embarcations. Un abri pour embarcation n’est pas un bâtiment au sens de ce règlement. »
3. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « CONSTRUCTION », de la définition suivante:
  • « COUPE D’ASSAINISSEMENT-Abattage ou récolte d'arbres déficients, tarés, dépérissants, endommagés ou morts dans un peuplement d'arbres. »
4. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « COUR AVANT », de la définition suivante:
  • « COURS D’EAU:  Toute masse d’eau, rivière ou ruisseau qui s’écoule dans un lit avec un débit régulier ou intermittent, à l’exception d’un fossé de voie publique, de voie d’accès ou de voie ferrée, d’un fossé mitoyen ou d’un fossé de drainage. Cette définition comprend le fleuve Saint-Laurent, la rivière des Prairies de même que les cours d’eau intérieurs. »
5. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « FAÇADE PRINCIPALE », des définitions suivantes:
  • « FOSSÉ DE DRAINAGE - Dépression en long creusée dans le sol, par une intervention humaine, et utilisée aux seules fins de drainage et d’irrigation d’un bassin versant d’une superficie inférieure à 100 hectares.
  • FOSSÉ MITOYEN (OU DE LIGNE) -Dépression en long creusée dans le sol et servant exclusivement à drainer deux terrains contigus.
  • FOSSÉ DE VOIE PUBLIQUE, DE VOIE D’ACCÈS OU DE VOIE FERRÉE -Dépression en long creusée dans le sol et servant exclusivement à drainer une voie publique, une voie d’accès ou une voie ferrée. »
6. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, avant la définition « GÎTE TOURISTIQUE », de la définition suivante:
  • « GABION - Cage métallique faite de matériel résistant à la corrosion, dans laquelle des pierres des champs ou de carrière sont déposées, et utilisée dans les ouvrages de stabilisation des sols en pente. »
7. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « ÎLOT », de la définition suivante:
  • « IMMUNISATION- Mesures prescrites au règlement sur la construction et la transformation de bâtiments applicable afin d’assurer la protection contre les crues.
8. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par la suppression de la définition suivante : « LIGNE NATURELLE DES HAUTES EAUX- La ligne arbustive où l'on passe d'une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres. »
9. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, avant la définition « LIMITE ARRIÈRE », de la définition suivante:

  • « LIGNE DES HAUTES EAUX (LHE) - Ligne qui sert à délimiter le littoral et la rive des lacs et des cours d’eau. La ligne des hautes eaux se situe à la ligne naturelle des hautes eaux déterminée selon l’un des critères suivants et selon l’ordre de priorité suivante :
  • a) à l'endroit où l'on passe d'une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres, ou s'il n'y a pas de plantes aquatiques, à l'endroit où les plantes terrestres s'arrêtent en direction du plan d'eau;
  • b) pour un ouvrage de retenue des eaux, à la cote maximale d'exploitation de l'ouvrage hydraulique pour la partie du plan d'eau situé en amont;
  • c) pour un mur de soutènement légalement érigé, à compter du haut du mur;
  • d) si l’information est disponible, la ligne des hautes eaux se situe à la limite des inondations de récurrence de 2 ans, laquelle est considérée équivalente à la ligne établie selon les critères botaniques définis précédemment au paragraphe 1). »
10. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « LIMITE LATÉRALE », de la définition suivante:
  • « LITTORAL-Partie des lacs et cours d'eau qui s'étend à partir de la ligne des hautes eaux vers le centre du plan d'eau.
11. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « PISCINE », des définitions suivantes:
  • « PLAINE INONDABLE - Étendue de terre occupée par un lac ou un cours d'eau en période de crue. Elle correspond à l’étendue géographique des secteurs inondés dont les limites sont précisées par l’un des moyens suivants:
1) la carte intitulée « Figure 2 : Vue en plan de la rivière des Prairies et localisation des secteurs » datée d’octobre 2005 jointe au présent règlement comme annexe B;


2) les cotes de crues identifiées sur la carte intitulée « Figure 2 : Profil en long – Fleuve Saint-Laurent – Tronçon Lac Saint-Louis-Varennes – Lignes de crue pour différentes récurrences » datée de janvier 1985 jointe au présent règlement comme annexe B;
(...)
  • PLANTES AQUATIQUES - Plantes hydrophytes incluant les plantes submergées, les plantes à feuilles flottantes, les plantes émergentes et les plantes herbacées et ligneuses émergées caractéristiques des marais et des marécages ouverts sur des plans d’eau.
12. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « REZ-DE-CHAUSSÉE », de la définition et des illustrations suivantes:
  • « RIVE - Bande de terre qui borde les lacs et cours d'eau et qui s'étend vers l'intérieur des terres à partir de la ligne des hautes eaux. La largeur de la rive à protéger se mesure horizontalement.
1) La rive a un minimum de 10 mètres dans l’un ou l’autre des cas suivants:


a) lorsque la pente est inférieure à 30 %;
b) lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de moins de 5 mètres de hauteur.


2) La rive a un minimum de 15 mètres dans l’un ou l’autre des cas suivants:


a) lorsque la pente est continue et supérieure à 30 %;
b) lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de plus de 5 mètres de hauteur.



13. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par la suppression de la définition suivante : « ZONE D'INONDATION DE LA CRUE DE 20 ANS - Territoire compris entre la ligne naturelle des hautes eaux et la limite de la zone inondée en 1974 telles qu'elles sont déterminées sur les cartes du risque d'inondation de la région de Montréal de l'annexe C. »

14. L'article 34 du Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l'insertion, après la définition « VOIE PUBLIQUE », de la définition suivante:
  •  ZONE DE GRAND COURANT - Partie d'une plaine inondable qui peut être inondée lors d'une crue de récurrence de 20 ans.
  • ZONE DE FAIBLE COURANT - Partie de la plaine inondable, au-delà de la limite de la zone de grand courant, qui peut-être inondée lors d'une crue de récurrence de 100 ans.
15. Le Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l’abrogation des sections 4.1 intitulée « Zones d’inondation » et 4.2 intitulée « Protection des rives et des cours d’eau ».

16. Le Règlement de zonage de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RCA09-Z01) est modifié par l’addition, à la suite de l’article 85, des sections suivantes :
  • « SECTION 4.5 RIVES ET LITTORAL - SOUS-SECTION 4.5.1 RIVES
ARTICLE 85.1 CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PROHIBÉS
Toutes les constructions et tous les travaux sont prohibés dans la rive.

ARTICLE 85.2 CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX AUTORISÉS
Nonobstant l’article 85.1, les constructions et travaux suivants sont autorisés dans la rive si leur réalisation n’est pas incompatible avec d’autres dispositions de protection des plaines inondables prescrites à ce règlement :

1) l’agrandissement d’un bâtiment principal existant où la transformation d’un bâtiment principal existant à la condition que les travaux soient conformes aux dispositions suivantes :


a) les dimensions du terrain ne permettent plus l’agrandissement de ce bâtiment principal suite à la création de la bande de protection riveraine;
b) l’agrandissement ne peut être réalisé ailleurs sur le terrain;
c) le terrain est formé par des lots créés par un lotissement réalisé avant le 21 décembre 1983;
d) le terrain n’est pas situé dans une zone à forts risques d’érosion ou de glissements de terrain identifié au Schéma d’aménagement ou au Plan d’urbanisme applicable;
e) une bande minimale de protection de 5 m est conservée et maintenue à son état actuel ou retournée à l’état naturel;


2) l’agrandissement d’un bâtiment complémentaire existant ou la transformation d’un bâtiment complémentaire existant sur une partie d’une rive qui n’est plus à l’état naturel, à la condition que les travaux soient conformes aux dispositions suivantes :


a) les dimensions du terrain ne permettent plus l’agrandissement de ce bâtiment complémentaire suite à la création de la bande de protection riveraine;
b) le terrain est formé par des lots créés par un lotissement réalisé avant le 21 décembre 1983;
c) une bande minimale de protection de 5 m est conservée et maintenue à son état actuel ou retournée à l’état naturel;
d) le bâtiment complémentaire repose sur le terrain sans excavation ni remblayage;


3) l'entretien, la réparation et la démolition ou d’une construction existante autre que celles visées aux paragraphe 1) et 2), utilisée à des fins autres que municipales, commerciales, industrielles, publiques ou pour des fins d'accès public à la condition que les travaux autorisés au présent paragraphe n’aient pas pour effet d’augmenter la superficie d’implantation au sol d’un bâtiment dans la rive ou l’empiétement de la construction dans la rive;


4) la construction, l’agrandissement, la transformation, la modification, l’entretien, la réparation, le remplacement d’un élément ou la démolition d’une construction utilisée à des fins municipales, commerciales, industrielles, publiques ou pour des fins d’accès public, à condition qu’ils soient assujettis à l’obtention d’une autorisation en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q. c. Q-2);


5) les travaux à des fins municipales, commerciales, industrielles, publiques ou pour des fins d’accès public, à condition qu’ils soient assujettis à l’obtention d’une autorisation en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q. c. Q-2);


6) l’installation d’une clôture implantée de manière transversale à la ligne des hautes eaux;


7) l’aménagement ou l’entretien d’un ouvrage de captage des eaux souterraines;


8) l’abattage d’un arbre nécessaire à la réalisation d’une coupe d’assainissement à condition de respecter les dispositions de l’article 386 de ce règlement;


9) l’abattage d’un arbre situé dans l’aire d’implantation d’une construction autorisée par ce règlement ou à une distance de moins de 3 m de l’aire d’implantation d’une construction autorisée par ce règlement à condition de respecter les dispositions prescrites à l’article 386 de ce règlement;


10) l’abattage d’arbre nécessaire à l’aménagement d’une ouverture d’une largeur maximale de 5 m au sol donnant accès à un cours d’eau ou à un lac lorsque la pente de la rive est inférieure à 30% à condition de respecter les dispositions prescrites à l’article 386 de ce règlement;


11) l’élagage et l’émondage nécessaires à l’aménagement d’une fenêtre d’une largeur maximale de 5 m ou à l’aménagement d’un sentier ou d’un escalier qui donne accès au plan d’eau, lorsque la pente de la rive est supérieure à 30%;


12) les travaux réalisés aux fins de rétablir un couvert végétal permanent et durable, les semis et la plantation d’espèces végétales, d’arbres ou d’arbustes, excluant le gazon, et les travaux de scarification, de régalage, d’ajout de compost ou de terre arable nécessaires à ces fins;


13) un escalier, lorsque la pente de la rive est supérieure à 30%, lorsqu’il est conforme aux dispositions suivantes :


a) l’escalier doit être construit sur pilotis, de manière à conserver la végétation naturelle;

b) le recours au remblai ou au déblai est interdit;


14) les ouvrages et les travaux de stabilisation végétale ou mécanique, tels les perrés, les gabions ou les murs de soutènement lorsqu’ils sont conformes aux dispositions suivantes :


a) le terrain situé en rive démontre des signes d’érosion due au ruissellement des eaux de pluie, à l’action du courant et des vagues, à l’action des glaces ou à la présence de sols érosifs ou instables;

b) la pente, la nature du sol et les conditions de terrains ne permettent pas de rétablir la couverture végétale et le couvert naturel de la rive;

c) la priorité doit être accordée à la technique la plus susceptible de faciliter l’implantation éventuelle de végétation naturelle, en considérant l’ensemencement comme étant la méthode de stabilisation la plus naturelle et le mur de soutènement comme étant la moins naturelle;

d) un mur de soutènement n’est autorisé que dans les cas d’espace restreint par l’existence de végétation arborescente existante ou par la présence de bâtiments existants ou dans les cas où aucune autre solution ne peut être appliquée;

15) l’implantation ou la réalisation d’exutoires de réseaux de drainage souterrain ou de surface et les stations de pompage. Ces travaux doivent obligatoirement comporter la stabilisation des rives de cet exutoire;


16) l’aménagement de traverses de cours d’eau relatif aux passages à gué, aux ponceaux et ponts ainsi que les chemins y donnant accès;


17) la reconstruction ou l’élargissement d’une voie publique existante, d’une voie d’accès existante ou d’une voie ferrée existante;


18) les ouvrages et les travaux nécessaires à la réalisation des constructions, des ouvrages et des travaux autorisés dans le littoral en vertu des dispositions de la sous-section 4.5.2 de ce règlement;


19) la reconstruction d’une construction ayant conservé ses droits acquis conformément aux dispositions du chapitre 14 de ce règlement;


20) les travaux de remblai ou de déblai nécessaires au nivellement suite à la démolition ou à l’enlèvement d’une construction, aux conditions suivantes :


a) les travaux ne doivent pas excéder l’implantation au sol d’origine du bâtiment dans la rive ou l’empiétement dans la rive de la construction ou de l’ouvrage;

b) les travaux doivent se limiter à ramener le terrain à son niveau d’origine ou au niveau du sol adjacent, sans modifier la topographie générale des lieux;

c) l’espace remblayé ou déblayé doit être retourné à l’état naturel par des plantations arbustives ou arborescentes.
  • « SECTION 4.5 RIVES ET LITTORAL - SOUS-SECTION 4.5.2 LITTORAL
ARTICLE 85.3 CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PROHIBÉS
Toutes les constructions et tous les travaux sont prohibés dans le littoral.


ARTICLE 85.4 CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX AUTORISÉS
Nonobstant l’article 85.3, les constructions et travaux suivants sont autorisés dans le littoral si leur réalisation n’est pas incompatible avec d’autres dispositions de protection des plaines inondables prescrites à ce règlement :

1) l'entretien, la réparation ou le remplacement d’un élément d’une construction existante ou la démolition d’une construction existante, utilisée à des fins autres que municipales, commerciales, industrielles, publiques ou pour des fins d'accès public;


2) la construction, l’agrandissement, la transformation, la modification, l’entretien, la réparation, le remplacement d’un élément, la démolition d’une construction utilisée à des fins municipales, commerciales, industrielles, publiques ou pour des fins d’accès public, à condition qu’ils soient assujettis à l’obtention d’une autorisation en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q. c. Q-2), de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (L.R.Q., c. C-61.1), de la Loi sur le régime des eaux (L.R.Q., c. R-13) ou toute autre loi;


3) un quai lorsqu’il est conforme aux dispositions suivantes :

a) un seul quai est autorisé par terrain;

b) le quai doit avoir une superficie de 30 m2 ou moins;

c) le quai doit être érigé sur pilotis, sur pieux ou fabriqué de plates-formes flottantes de manière à ne pas nuire à la circulation des eaux;

d) le quai doit être localisé à l’intérieur du prolongement des limites latérales du terrain;

e) le quai ne doit pas avoir pour effet de détruire la couverture végétale existante;

f) le recours au remblai, au déblai ou au dragage pour l’aménagement d’un quai est prohibé;

4) un abri pour embarcation lorsqu’il est conforme aux dispositions suivantes :

a) un seul abri pour embarcation est autorisé par terrain;

b) l’abri pour embarcation doit avoir une superficie de 30 m2 ou moins;

c) l’abri pour embarcation doit être érigé sur pilotis, sur pieux ou fabriqué de plateformes flottantes de manière à ne pas nuire à la circulation des eaux;

d) l’abri pour embarcation doit être localisé à l’intérieur du prolongement des limites latérales du terrain;

e) l’abri pour embarcation ne doit pas avoir pour effet de détruire la couverture végétale existante;

f) le recours au remblai, au déblai ou au dragage pour l’aménagement d’un abri pour embarcation est prohibé;

5) une prise d’eau lorsqu’elle est conforme aux dispositions suivantes :

a) l’ouvrage doit se limiter à l’implantation d’une pompe et d’une crépine;

b) le recours au dragage, au remblai ou à l’aménagement de seuil est prohibé;

6) l’aménagement de traverses de cours d’eau relatif aux passages à gué, aux ponceaux et aux ponts;

7) les travaux de nettoyage et d’entretien dans les cours d’eau, sans déblai, effectués par une autorité municipale, conformément aux pouvoirs et devoirs qui lui sont conférés par la loi;

8) l’empiétement sur le littoral nécessaire à la réalisation des travaux autorisés dans la rive.

« SECTION 4.6 PLAINES INONDABLES


SOUS-SECTION 4.6.1 ZONE DE GRAND COURANT
ARTICLE 85.5 OUVRAGES, CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PROHIBÉS
ARTICLE 85.6 OUVRAGES, CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX AUTORISÉS
Nonobstant l’article 85.5, les constructions et travaux suivants sont autorisés dans la zone de grand courant si leur réalisation n’est pas incompatible avec d’autres dispositions de protection des rives et du littoral prescrites à ce règlement  (15 items)
SOUS-SECTION 4.6.2 ZONE DE FAIBLE COURANT
ARTICLE 85.7 CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PROHIBÉS (2 items)

17. (...)
18. (...)
__________________________________________________________

LES RIVERAINS RÉCLAMENT TOUJOURS DES AUTORITÉS, LA PROTECTION DE LA BATTURE DE P.A.T.

Notre  petit  îlot de verdure situé en face du parc Neuville-sur-Vanne,  qui accueille notamment bernaches, hérons, canards. renards, castors, est encore une fois vandalisé, cette fois-ci par des jeunes depuis la mi-juin. En janvier dernier, l'ARVPAT avait demandé, en vain, l'intervention des policiers et des pompiers de Montréal pour en déloger des adultes qui s'y rendaient sur la glace avec des 4 X 4 et  allumaient un feu, ce  durant plusieurs soirées consécutives. 
Photo de la cabane en 2009
Au printemps 2009, avec plus de succès quant au suivi de sa plainte sur l'installation d'une cabane, l'ARVPAT avait obtenu la collaboration des agents du ministère des Ressources Naturelles et de la Faune du Québec, du poste de police de quartier 49 et du Service de Sécurité Incendie de Montréal pour s' y rendre et effectuer les constats requis. Malheureusement, LA bureaucratie a finit par neutraliser nos efforts. La flore et la faune de cette réserve écologique  sont à nouveau  victimes d'un trou juridique et règlementaire qu'actuellement  des voyous et des voyelles du quartiers'affairent "à meubler", comme en témoignent nos photos ci-dessous et  prises le 2 août. Notons que le dimanche 31 juillet, malgré un méga feu de camp visible de Boucherville, les pompiers de Montréal avaient  refusé d'intervenir, refilant notre appel /9-1-1 aux pompiers de...Varennes ! (à suivre dans une prochaine parution)
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Début d'aménagement d'un "canal" du côté de la Voie maritime
pour se rendre à la cabane...
 
Ajout d'une tente -Sacs de couchage...

 
Un débris parmi d'autres arbres abattus...

Un parmi des meubles ramassés sur la voie publique
 et transportés sur la batture...pour se reposer entre deux pelletées

Un des sites de feux...


Différentes images de ce bric-à-brac de chantier...





Connaissez-vous les cinq orientations du Programme particulier d'urbanisme du Vieux-Pointe-aux-Trembles ?

Lors de leur 3e assemblée,lundi soir 2 février, les membres de l'association étudieront en détail les cinq orientations stratégiques préconisées par les autorités politiques et administratives de notre arrondissement dans le Programme particulier d'urbanisme du Vieux Pointe-aux-Trembles, décrites [pages 17 à 35] dans un volume de 52 pages publié en décembre 2008 et qui feront l'objet d'une consultation publique le 10 février. En voici la teneur:

Orientation 1 : Préciser et signaler le périmètre et le coeur du Vieux—Pointe-aux-Trembles par des gestes d’aménagement concrets

Constat:
  • Bien que l’histoire démontre que la colonisation de l’Est de Montréal a débuté sur le site de l’actuel parc du Fort-De-Pointe-aux-Trembles et que de nombreux bâtiments patrimoniaux sont encore présents pour en témoigner, il est aujourd’hui difficile de bien identifier les limites du Vieux—Pointe-aux-Trembles. Aucun élément particulier du domaine public ne vient souligner l’aspect singulier de ce quartier. C’est pourquoi le programme particulier d’urbanisme souligne la nécessité d’aménager le périmètre pour le démarquer de l’ensemble du territoire de Pointe-aux-Trembles. Toujours afin d’affirmer la vocation patrimoniale du Vieux—Pointe-aux-Trembles, il importe de souligner le rôle historique de l’intersection du boulevard Saint-Jean-Baptiste et de la rue Notre-Dame Est par des gestes concrets. Cette intersection doit devenir le pivot de l’exercice de revitalisation. La première orientation a pour but de remédier à cette lacune en mettant de l’avant les objectifs et les actions suivantes :
Objectifs :
  1. Intervenir sur l’intersection du boulevard du Tricentenaire et de la rue Notre-Dame Est et ses abords afin de marquer l’entrée Est du secteur d’intervention.
  2. Aménager l’entrée Ouest du secteur d’intervention en agissant sur le domaine public entre la 1èreAvenue et le site du moulin.
  3. Aménager l’axe Saint-Jean-Baptiste de manière à marquer l’entrée Nord du secteur d’intervention.
  4. Marquer la zone stratégique du Coeur du Village à l’intersection de la rue Notre-Dame Est et du boulevard Saint-Jean-Baptiste pour en faire un pôle multifonctionnel et récréotouristique
Moyens de mise en oeuvre
  1. Marquer l’entrée Ouest du Vieux—Pointe-aux-Trembles, par l’aménagement du domaine public et ses abords en lien avec le site du moulin et ajuster la réglementation pour autoriser l’usage parc sur l’ensemble du terrain du moulin
  2. Marquer l’entrée Est du Vieux—Pointe-aux-Trembles, par l’aménagement du domaine public et ses abords le long de la rue Notre-Dame Est et du boulevard du Tricentenaire
  3. Marquer l’entrée au Vieux—Pointe-aux-Trembles par le boulevard Saint-Jean-Baptiste par l’aménagement des domaines publics et privés à l’intersection de l’emprise de l’ancienne voie ferrée
  4. Marquer l’intersection Saint-Jean-Baptiste / Notre-Dame Est de façon distinctive pour souligner son caractère centralRestreindre l’étalement de la fonction commerciale sur la rue Notre-Dame Est pour la concentrer aux abords du coeur du village, entre la 6ième Avenue et le boulevard St-Jean-Baptiste, en intervenant de façon réglementaire
  5. Créer la Place du Village, soit une place publique au coeur de l’ancien village de Pointe-aux- Trembles, sur le tronçon du boulevard Saint-Jean-Baptiste situé entre la rue Notre-Dame Est et le fleuve et dans le prolongement du terrain du presbytère - a) Créer un espace d'animation par le réaménagement du tronçon du boulevard St-Jean-Baptiste au sud de la rue Notre-Dame est b) Modifier la réglementation pour autoriser l’aménagement d’une place publique à l’emplacement visé c) Favoriser une vocation publique et récréo-touristique du presbytère d) Révéler et valoriser l’empreinte historique et archéologique du site de l’ancien fort
  6. Revoir la vocation actuelle des fonctions urbaines et privilégier une mixité de fonctions : commerces d’ambiance au rez-de-chaussée (ex. : café terrasse, restaurant,épicerie fine, galerie d’art, boutique, etc.) et résidentielle à l’étage
  7. Prévoir des aménagements pour encadrer la circulation véhiculaire
  8. Privilégier un marquage distinctif de la chaussée
  9. Mettre en valeur les façades des bâtiments significatifs encadrant la place, notamment par un éclairage spécifique
  10. Augmentation du couvert végétal du site
  11. Atténuer la délimitation piétons/véhicules pour favoriser le partage de l’espace entre tous les usagers
  12. Prévoir de l’espace pour accueillir des terrasses commerciales au rez-de-chaussée des
    bâtiments entourant la place publique
*NOTE - La réalisation (ACTION) des interventions énumérées au tableau implique des investissements publics majeurs. Le programme triennal d’immobilisation (PTI) de l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles prévoit des investissements de 1,5M$ en 2008, 1M$ en 2009 et 1,5M$ en 2010 pour un total de 4 M$. Ce montant est exclusivement dédié à la réalisation des interventions prévues au PPU. Ce budget n’inclut pas des sommes pouvant provenir d’autres sources de financement publiques ou privées. De plus, l’horizon du PPU est de plus de 3 ans, par conséquent, d’autres sommes pourraient
être disponibles à moyen et long terme.
Abréviations utilisées :
CT = court terme (1 à 2 ans)MT = moyen terme (2 à 5 ans)
LT = long terme (5 ans et plus)
Toutes les actions préconisées pour l'orientation 1 sont toutes à court terme
Orientation 2 : Affirmer la vocation multifonctionnelle du secteur et préserver l’atmosphère villageoise du quartier

Constats
Le caractère villageois du Vieux—Pointe-aux-Trembles provient des débuts de la colonie. Tel que mentionné précédemment, le village s’est développé à partir du site du fort de Pointe-aux-Trembles situé environ à l’endroit de l’actuel parc du Fort-De-Pointe-aux-Trembles pour se déployer dans les rues voisines au fil des décennies. C’est le regroupement des fonctions résidentielles, commerciales et institutionnelles près de l’intersection Saint-Jean-Baptiste et Notre-Dame Est qui a graduellement formé le noyau villageois. L’atmosphère créée par le regroupement de ces fonctions offre un potentiel d’animation pour le secteur.

  • Malgré ce potentiel, le dynamisme commercial s’est graduellement effrité depuis quelques dizaines d’années. La fonction commerciale est étalée et peu homogène le long de la rue Notre-Dame Est, de nombreux locaux sont vacants et certains présentent un important état de délabrement. De même, certains immeubles commerciaux situés du côté est du boulevard Saint-Jean-Baptiste souffrent du manque de vitalité commerciale.
  • Un resserrement des activités près du coeur du village et sur le côté ouest du boulevard Saint-Jean- Baptiste apparaît nécessaire pour renforcer la fonction commerciale du Vieux—Pointe-aux-Trembles. Parallèlement à ces actions, il faut s’assurer demaintenir l’accessibilité du secteur en s’assurant qu’une offre adéquate de stationnement public demeure disponible.
  • Malgré une localisation intéressante, une offre variée en matière d’habitation et un environnement intéressant, le quartier a progressivement perdu de son attrait d’un point de vue résidentiel. Le cadre bâti y est parfois détérioré et des nuisances de divers ordres causent parfois des problèmes de cohabitation entre les diverses activités. L’intensité du trafic sur la rue Notre-Dame Est, les problèmes d’insécurité, d’incivilités et la présence de commerces générateurs de nuisances sont autant de facteurs qui limitent l’attrait du secteur pour certains.
  • En misant sur les atouts et en intervenant sur les inconvénients, il est possible de renverser cette tendance car il reste encore quelques terrains disponibles pour le développement résidentiel. De plus, certains locaux commerciaux offrent un potentiel de conversion résidentielle le long de la rue Notre-Dame Est, à l’ouest du secteur d’intervention et du côté est du boulevard Saint-Jean-Baptiste, entre les rues De Montigny et René- Lévesque.
  • Quant à la fonction institutionnelle, elle demeure bien vivante grâce au dynamisme des importantes institutions encore présentes, dont notamment le Centre communautaire Roussin. L’achalandage généré par ces établissements crée de l’animation et profite aux commerces. De plus, les services qu’ils offrent constituent un attrait pour les résidents. Le potentiel principal de développement de la fonction institutionnelle provient de l’utilisation du terrain de l’ancienne école McLearon comme plateaux sportifs comprenant entre autres des terrains de soccer et l’utilisation du bâtiment de l’école à des fins institutionnelles. Toutefois, la Ville doit d’abord s’entendre avec la Commission scolaire English-Montreal qui possède le bâtiment et le terrain concernant lesmodalités d’utilisation.
  • Différents parcs offrent des espaces de verdure et de détente pour les citoyens du quartier. La vocation de chacun de ces parcs n’est toutefois pas toujours clairement définie. Certains résidents se plaignent de la déficience des équipements de certains parcs qui ne répondent pas aux besoins de tous les usagers.Conscient des préoccupations des citoyens à cet égard, l’arrondissement a adopté un Concept d’aménagement pour l’ensemble de ses parcs. Des investissements seront consentis au cours des prochaines années pour améliorer la qualité des parcs du quartier, notamment par la modernisation des équipements récréatifs (modules de jeux, plateaux sportifs, etc.). L’utilisation du terrain de l’école Mclearon à des fins sportives viendrait combler une lacune évidente et assurerait une desserte immédiate pour les résidents du Vieux—Pointe-aux-Trembles.
  • L’atmosphère villageoise est créée par l’agencement de ces diverses fonctions, mais également par la présence de petites rues tranquilles bordées d’arbres matures et de nombreuses demeures patrimoniales. Cependant, les grands axes pourraient recevoir davantage de verdure et les nombreux fils aériens constituent une nuisance visuelle, notamment à certains endroits marquants comme le coeur du village ou le site du moulin.
  • La revitalisation du Vieux—Pointe-aux-Trembles passe par l’apport de nouveaux résidents, par la création d’emplois, par l’animation et finalement par l’amélioration de l’environnement global du secteur. Pour réunir ces conditions, le programme particulier d’urbanisme énonce les objectifs et les moyens de mise en oeuvre suivants :

Objectifs
  1. Renforcer les activités économiques et la mixité des fonctions (institutionnelle, culturelle, récréotouristique, commerciale d’ambiance, services, résidentielle, etc.) au coeur du village.
  2. Accentuer l’atmosphère champêtre par le verdissement des axes structurants et des principaux pôles d’attraction.
  3. Favoriser la conversion d’immeubles commerciaux en immeubles résidentiels sur la partie ouest de la rue Notre-Dame Est et sur le côté est du boulevard Saint-Jean-Baptiste.
  4. Encourager la venue de nouveaux résidents.
  5. Favoriser l’utilisation des terrains vacants à des fins résidentielles, commerciales, institutionnelles ou mixtes selon le cas.
  6. Contrôler et limiter les nuisances de tout ordre.
  7. Maintenir l’offre de stationnement public.
  8. Préserver les espaces naturels présents dans le Vieux—Pointe-aux-Trembles.
  9. Identifier les opportunités d’acquisition d’immeubles ou de terrains permettant d’atteindre les objectifs du PPU.
Moyens de mise en oeuvre
  1. Concentrer l’offre commerciale d’ambiance à l’intersection Notre-Dame Est/Ouest - Saint-Jean- Baptiste Nord/Sud.
  2. Adopter des mesures réglementaires pour autoriser les immeubles exclusivement résidentiels le long de Notre-Dame Est entre la 1ère Avenue et la 6ième Avenue et sur le côté est du boulevard Saint-Jean-Baptiste entre les rues DeMontigny et René-Lévesque.
  3. Introduire un cadre de gestion des usages incompatibles avec le milieu.
  4. Reconfigurer l’îlot du Centre Roussin: 1-consolider l’offre institutionnelle, de bureaux et/ou résidentielle, par l’établissement d’un nouveau bâtiment le long du boulevard Saint-Jean-Baptiste (au lieu du parc de planches à roulettes) 2- Revoir la configuration du stationnement derrière le centre Roussin 3-Modifier la réglementation pour l’adapter aux usages actuellement exercés et aux usages futurs du site.
  5. Réaménager le stationnement situé à l’ouest du boulevard Saint-Jean-Baptiste entre la rue
    Notre-Dame Est et la rue Prince-Albert et modifier la réglementation pour y autoriser l’usage « stationnement ».
  6. Verdir la rue Notre-Dame Est et le boulevard Saint-Jean-Baptiste par l’ajout d’arbres et d’espaces verts sur le domaine public.
  7. Réaménager les traverses piétonnes.
  8. Introduire des mesures de « traffic calming » (atténuation de la circulation) sur la rue Notre-Dame Est (ex. : élargissement des trottoirs, marquage de chaussée distinctif, mobilier urbain, signalisation appropriée, etc.).
  9. Enfouir les services publics (électricité, télécommunication, etc.) pour limiter les nuisances
    visuelles, en priorité aux abords des pôles d’attraction identifiés au chapitre 2.
  10. Identifier les démolitions possibles et prévoir des incitatifs pour favoriser le redéveloppement de ces sites.
  11. Faire l’inventaire des principaux éléments naturels d’intérêt (boisés, arbres matures, etc.) et adopter desmesures réglementaires afin de les protéger.
  12. Revoir l’aménagement de certains parcs afin de répondre aux besoins des usagers du milieu.
  13. Entreprendre les démarches pour acquérir certains sites stratégiques.
Constitueront des actions à court terme, les items 1 à 5; à moyen terme, les items 6, 7, 8, 9, 11 et 12 ; à long terme, les items 10 et 13
Orientation 3 : Préserver, mettre en valeur les éléments identitaires du quartier (bâtiments patrimoniaux, monuments historiques, vues intéressantes, affichage, mobilier urbain, etc.) et en créer de nouveaux
Constats
  • Le Vieux—Pointe-aux-Trembles tel qu’on le connaît aujourd’hui a peu à voir avec le village original. Cependant, certains éléments comme les nombreuses demeures patrimoniales, le moulin, les bâtiments institutionnels et la trame de rue sont encore présents pour témoigner d’un passé prospère et donner un cachet particulier au secteur. Au fil des interventions, certains des plus importants bâtiments patrimoniaux ont perdu des éléments de grande valeur.
  • Il importe de stopper ces pertes en mettant en place des mesures pour encadrer les interventions et surtout, encourager les propriétaires à préserver ces richesses. La restauration récente du moulin constitue l’exemple le plus probant d’intervention possible pour souligner l’importance desmonuments patrimoniaux.
  • La préservation du potentiel archéologique et sa mise en valeur à certains endroits contribueraient également à exposer la richesse historique du quartier.
  • Des travaux au coeur du village près du fleuve pourraient mettre au jour des vestiges de l’ancien fort. La gestion de ces témoins du passé devrait alors être intégrée aux activités et à l’animation du secteur. Le potentiel archéologique du Vieux—Pointe-aux- Trembles a été caractérisé par une étude publiée en 2007. Ce potentiel devrait être pris en compte lors de travaux dans le secteur.
  • La création de nouveaux éléments identitaires doit également venir affirmer le caractère distinctif du secteur. L’installation d’oeuvre d’art sur le domaine public et l’intégration d’une signalisation unique pourraient venir compléter le marquage des entrées du quartier et du coeur du village afin de créer une atmosphère unique au Vieux—Pointe-aux-Trembles.
  • Une gestion particulière de l’affichage commercial pourrait également contribuer à créer une atmosphère villageoise. La rue Notre-Dame Est et le boulevard Saint-Jean-Baptiste bénéficieraient d’une amélioration de cet aspect car l’affichage y est hétérogène et souvent surchargé. La mise en oeuvre d’une telle intervention demande cependant la collaboration des acteurs commerciaux.
  • La revitalisation du Vieux—Pointe-aux-Trembles passe inévitablement par la préservation et la mise en valeur des principaux éléments identitaires du quartier que sont les bâtiments patrimoniaux, le fleuve, le noyau villageois, le potentiel archéologique et les éléments naturels. Cette intention se traduit par la concrétisation des objectifs suivants :
Objectifs
  1. Assurer lamise en valeur des principaux bâtiments patrimoniaux.
  2. Encourager la rénovation et la restauration des bâtiments et des éléments patrimoniaux.
  3. Initier une démarche archéologique lors de travaux d’aménagement.
  4. Encadrer les travaux de rénovation, de transformation et d’agrandissement ainsi que les
    nouvelles insertions dans le tissu urbain.
  5. Encadrer l’affichage commercial.
  6. Intégrer des oeuvres d’art aux différents espaces publics.
  7. Prévoir une signalisation particulière et du mobilier urbain spécifique au Vieux—Pointe- aux- Trembles.
Moyens de mise en oeuvre
  1. Concevoir et installer une signalisation spécifique au Vieux—Pointe-aux-Trembles.
  2. Prévoir du mobilier urbain (lampadaires, bancs, etc.) particulier pour le Vieux—Pointe-aux- Trembles.
  3. Établir un cadre de gestion et une réglementation particulière pour gérer l’affichage dans le Vieux—Pointe-aux-Trembles.
  4. Mettre à jour l’inventaire patrimonial du secteur.
  5. Réviser les mesures réglementaires pour encadrer les travaux de rénovation, de transformation et d’agrandissement ainsi que les nouvelles insertions dans le tissu urbain.
  6. Prévoir un programme d’éclairage pour les principaux bâtiments patrimoniaux et les éléments historiques.
  7. Aménager des endroits pour installer desoeuvres d’art lors d’interventions sur le domaine public.
  8. Prévoir la caractérisation archéologique des sites à fort potentiel lors d’interventions sur le
    domaine public.
Constitueront des actions à court terme, les items 3, 4, 8; à court et moyen terme, les items 1, 2 et 7 ; à long terme, les items 5 et 6.
Orientation 4 : Valoriser la vitrine fluviale
Constats
  • Le fleuve est l’un des grands axes structurants du Vieux—Pointe-aux-Trembles. Il représente un atout majeur dans le processus de revitalisation amorcé grâce au présent programme particulier d’urbanisme.
  • L’accès visuel et physique au fleuve dans le secteur est cependant limité à certains endroits car une grande partie de la rive est occupée par des terrains privés. Au bout de certaines rues, les accès visuels au fleuve sont limités par de la végétation en friche. Le Concept d’aménagement des parcs de l’arrondissement récemment adopté fait d’ailleurs le diagnostic de la difficulté d’accès aux rives et de la faible fréquentation des parcs riverains. Il existe donc un potentiel d’amélioration en cette matière.
  • L’urbanisation graduelle du territoire de Pointe-aux-Trembles a eu des impacts significatifs sur l’état des berges et du fleuve. Sur presque la totalité du territoire couvert par le PPU, les berges ont été artificialisées par la construction d’un mur de soutènement visant à contrôler l’érosion. À plusieurs endroits, les propriétaires ont aménagé la partie située en bas du mur de soutènement qui est comprise dans le littoral, ce qui a pour effet d’augmenter la perturbation des écosystèmes aquatiques.
  • Des efforts doivent donc être consentis pour améliorer la condition de ces berges, notamment par la renaturalisation de la partie située en contrebas du mur de soutènement. L’atteinte d’un tel objectif ne peut toutefois se concrétiser sans la collaboration des propriétaires riverains et des organismes concernés par les questions environnementales. Des activités d’éducation, de conscientisation et de mobilisation peuvent être organisées et éventuellement mener à des interventions pour améliorer la
    qualité des berges et la qualité de l’eau.
  • La possibilité de développer certains terrains en bordure du fleuve offre une opportunité intéressante pour favoriser les percées visuelles et les points d’observation vers cet important étalement du paysage. Les endroits où le fleuve est accessible sont actuellement sous-exploités et assez peu fréquentés. Le parc du Fort-De-Pointe-aux-Trembles est le seul endroit vraiment utilisé par la population. À certains moments, les promeneurs circulent sur le belvédère qui y est aménagé et le quai flottant est fréquenté par les pêcheurs.
  • Cependant, la présence d’une entreprise de services maritimes limite les utilisations possibles de cet endroit à des fins récréotouristiques. Le terrain riverain appartient au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec (MDDEPQ) qui en loue une partie à cette compagnie. La possibilité de conclure une entente avec la compagnie pour l’utilisation du quai permanent à des fins récréotouristiques demeure possible.
  • Le parc riverain n’est pas utilisé à son plein potentiel. La création de la nouvelle place publique au coeur du village viendra compléter la vocation riveraine de ce parc, ce qui en augmentera la fréquentation et offrira un potentiel de développement récréotouristique à cet important accès au fleuve. Les services disponibles et les attraits touristiques en font un site de choix pour devenir une halte nautique le long de la Route Bleue du Grand Montréal, un projet regroupant différentes instances gouvernementales visant à faciliter l’accès au fleuve pour les citoyens. Ce projet s’intègre au Sentier maritime du Saint-Laurent qui couvre l’ensemble du territoire québécois.
  • Une marina privée située en face de l’intersection du boulevard du Tricentenaire et de la rue Notre-Dame Est offre des services reliés à la navigation de plaisance. De nombreux bateaux y sont amarrés. Cet équipement vient renforcer le potentiel récréotouristique du Vieux—Pointe-aux-Trembles.
  • Malgré les efforts qui ont été consentis au cours des dernières années pour améliorer les accès visuels et physiques au fleuve ainsi que l’état général des berges, il existe un potentiel important d’amélioration. Par conséquent, le programme particulier d’urbanisme désire valoriser la vitrine fluviale en énonçant les objectifs etmoyens demise en oeuvre suivants :
Objectifs
  1. Consolider et aménager les espaces publics existants en rive du fleuve et en ouvrir de nouveaux.
  2. Améliorer l’aspect des percées physiques et visuelles sur le fleuve et étudier la possibilité d’en créer de nouvelles.
  3. Développer le potentiel récréotouristique du parc du Fort-De-Pointe-aux-Trembles
  4. Favoriser la préservation des espaces naturels en rive et la renaturalisation de la bande riveraine là où elle a été artificialisée. (battures depuis la 1ière Avenue jusqu’à la 24ième Avenue visant la valorisation des écosystèmes riverains).
Moyens de mise en oeuvre
  1. Dégager le terrain afin d’améliorer les percées visuelles au bout de la rue Sainte-Anne et des 8ième et 9ième Avenues.
  2. Compléter les aménagements du parc du Fort-De-Pointe-aux-Trembles pour en faire une halte maritime de la Route bleue du Grand Montréal.
  3. Étudier la possibilité d’utiliser le quai permanent situé au bout du boulevard Saint-Jean-Baptiste à des fins récréotouristiques.
  4. Créer une percée visuelle dans l’axe du boulevard du Tricentenaire vers la petite île et le fleuve.
  5. Caractériser l’état général des berges et identifier les actions prioritaires à entreprendre pour améliorer leur qualité.
Constitueront des actions à court et moyen terme l' item 5; à moyen terme, les items 2 et 3 ; à long terme les items 1 et 4

Orientation 5 : Intégrer le futur corridor de transport collectif de l’Agence métropolitaine de
transport (AMT) au Vieux—Pointe-aux-Trembles

Constats
  • Le Plan de transport de Montréal adopté en 2008 prend partie en faveur du transport collectif comme solution prioritaire aux problèmes de transport vécus par la grande région montréalaise. Compte tenu de sa localisation sur l’île de Montréal, le Vieux—Pointe-aux-Trembles offre des avantages indéniables en matière de transport et pourrait retirer d’intéressants bénéfices d’une amélioration des services de transport en commun, surtout vers le centre-ville. Actuellement, il faut compter environ une heure pour relier le Vieux—Pointe-aux-Trembles au centre-ville par autobus et métro.
  • Une amélioration de la performance des services de transport en commun permettrait de réduire la circulation véhiculaire sur la rue Notre-Dame Est, diminuerait les problèmes de stationnement et accentuerait l’attractivité du secteur pour de nouveaux résidents.
  • L’utilisation de l’emprise de l’ancienne voie ferrée pour l’implantation d’un mode de transport en commun efficace et rapide demeure une option valable. L’emprise existe encore dans son intégralité et appartient à l’Agence métropolitaine de transport (AMT).
  • Une première tentative d’implantation d’un mode de transport en commun rapide sur cette emprise a échoué au début des années 2000. Malgré tout, le Plan de transport de Montréal identifie cet axe pour l’implantation éventuelle d’un service rapide par bus (SRB) en site propre. L’implantation d’un tel service nécessite d’importants investissements et ne peut être envisagée à court terme.
  • D’ici l’implantation d’un mode de transport en commun dans l’emprise de l’AMT, il importe de maintenir l'emprise dans son intégralité et de mieux intégrer ce corridor vert au paysage du quartier. Il a actuellement l’air d’un terrain vague sur lequel pousse de la friche. Pourtant, cet espace offre un potentiel intéressant pour devenir un corridor vert dédié à la marche, au vélo et à d’autres modes de transport actif. Il pourrait alors devenir un lien intéressant entre le Vieux—Pointe-aux-Trembles et les quartiers résidentiels situés plus à l’est.
  • De plus, l’emprise clôturée constitue une importante barrière physique entre la partie sud du secteur visé par le PPU et les secteurs résidentiels situés au nord.La création de nouvelles traverses faciliterait l’accès au secteur patrimonial et aux espaces riverains pour une partie importante de la population de Pointe-aux-Trembles.
Objectifs
  1. Assurer la préservation intégrale de l’emprise de l’AMT pour une éventuelle utilisation pour le transport en commun.
  2. Améliorer l’aspect paysager de l’emprise de l’AMT.
Moyens de mise en oeuvre
  1. Adopter un zonage particulier pour l’emprise de l’AMT.
  2. Interdire l’aménagement de l’emprise de l’AMT à d’autres fins que le transport.
  3. Reverdir l’emprise de l’AMT.
  4. Aménager une piste cyclable en site propre à l’intérieur de l’emprise de l’AMT.
  5. Créer des traverses sécuritaires de l’emprise de l’AMT pour les cyclistes et les piétons.
Constitueront des actions à court terme les items 1 et 2; à long terme, les items 3, 4 et 5.
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