Été 2012: nos deux voisins problématiques !

                                  LA MARINA de P.A.T. et L'ÎLE DE LA BATTURE 
Photo Christiane Hudon-Centre St-Laurent (2004)
Environnement Canada

Vue des deux emplacements

     lorsque l'eau est haute








Photo Christiane Hudon-Centre St-Laurent (2004)
Environnement Canada



Vue des deux emplacements


lorsque l'eau est très basse, comme ce fut le cas cet été encore...

                 




Encore cette année, les riverains du St-Laurent situés entre le boulevard du Tricentenaire et la 19e avenue et les plaisanciers  ont été affectés par deux problématiques: l'appropriation commerciale de cette section du  fleuve par la marina voisine, et l'élargissement de l'île de la batture à la suite de la baisse, cette fois-ci " historique" du niveau d'eau.

Quand l'ARVPAT parle  "d'appropriation commerciale" de la marina  dans ses plaintes à nouveau  transmises aux représentantes politiques et aux fonctionnaires  de nos  trois niveaux de gouvernement, elle vise l'installation par la marina, autant   de bouées de location lucrative  en dehors de son périmètre d'occupation autorisé,  que  d'une estacade laide et massive, en plein milieu de ce qui reste de passage maritime pour les plaisanciers. Le propriétaire prétend empêcher  les débris végétaux flottants de se rendre à ses quais au lieu de procéder au nettoyage sur place comme font les autres marinas.

L'autre problématique qui nous concerne est celle de l'agrandissement de la berge de l'île de la batture, du côté de la rive et allant  vers l'ouest, à la suite de la baisse  du niveau d'eau depuis la mi-mai. Le phénomène n'est pas nouveau, comme on le constate sur la photo. Mais comme l'an dernier, et davantage encore cette année (on parle d'un niveau record), cette situation facilite l'accès désordonné à un milieu écologique tout autant riche que fragile. L'ARVPAT, la députée péquiste Nicole Léger et l'ex-ministre libéral Pierre Arcand ont uni leurs énergies en novembre 2011 pour faire démolir une cabane régulièrement envahie par les voyous et voyelles du coin, et procéder ensuite  au nettoyage des lieux saccagés.

L'achèvement de l'année 2012 nous laisse encore et totalement  insatisfaits quant aux réponses reçues  des fonctionnaires provinciaux et fédéraux interpellés par nos plaintes sur ce que nous estimons des abus commis continuellement  par la marina PAT. L'ARVPAT remercie d'ailleurs pour leurs appuis  à ces dénonciations, mesdames les élues Ève Péclet, Nicole Léger et Chantal Rouleau. Quant à l'île  de plus en plus élargie  de la batture, son présent et son avenir demeurent préoccupants: aucune nouvelle de l'arrondissement RDP-PAT  quant à son cadastrage complété ou non, et absence de statut permettant de la protéger, alors que l'administration portuaire de Montréal a pris officiellement position cet été pour la protection intégrale des battures Tailhandier. On aura avantage à consulter à ce sujet, l'article du journaliste Simon Bousquet Richard, paru dans l'Avenir le 7 septembre dernier.

Le conseil d'administration de l'ARVPAT a donc résolu à sa réunion du 17 septembre dernier, de s'attaquer à ces deux problématiques avec encore  plus de détermination, dans le contexte de l'élection  récente du nouveau gouvernement à Québec et de la prochaine élection municipale à Montréal et RDP-PAT. D'autres informations paraîtront bientôt.
________________________________________________

IL Y A CENT ANS: LE GRAND INCENDIE DU VIEUX POINTE-AUX-TREMBLES ! (suite et fin)

(2e partie de 2) - Rappel: le 28 juin 2012 marque le centenaire du grand incendie qui détruisit une importante partie du village. Avec la collaboration appréciée de notre historien Pierre Desjardins, voici ce qui est survenu le 28 juin 1912, selon l'extrait de son ouvrage,  LES GRANDS INCENDIES ET LA DESTRUCTION DU PATRIMOINE BÂTI DE LA POINTE-AUX-TREMBLES 1912-1939- Atelier d'histoire de la Pointe-aux-Trembles, février 2004. - Lire la 1ère partie ICI

La destruction du patrimoine

[Source: Ville Montréal-gestion des archives]
"Le feu détruisit cinquante-trois immeubles du village de Pointe-aux-Trembles en ce 28 juin 1912. À quelques exceptions près, les édifices détruits n’étaient pas des trésors architecturaux, mais l’ensemble qu’ils constituaient et leur aménagement dans l’espace représentaient une valeur patrimoniale indéniable. Les petites maisons villageoises, les magasins, l’ancien hôtel de ville, les rues étroites constituaient autant d’éléments d’un bourg semi-rural typique du Québec du XIXè siècle. Certains édifices, comme l’hôtel Laplante, présentaient une valeur architecturale certaine.



Au lendemain de l'incendiede 1912: le couvent, l'église et
le prebytère furent parmi les seuls bâtiments épargnés par le feu-
[Source: Archives, Ville Montéal, collection Gariépy]
Pour mémoire, nous fournissons la liste des édifices détruits et de leurs propriétaires ou occupants, de même que leur localisation d’après une carte publiée par le journal La Presse du 29 juin 1912. À peu ce choses près, tous les édifices situés au sud de la rue Notre-Dame sur les rues Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Anne furent rasés, de même que ceux des rues Saint-Joseph, de l’Église (actuelle rue Bellerive) et Bellerive (actuelle 9è avenue). Les sinistrés suivants ont été situés avec précision :


Sur la rue Saint-Jean-Baptiste, côté est : Arthur Duquette (1), Théodule Archambault (2), John Green )3), Veuve A, Lachapelle (4), Veuve M.A. Guqy (5), Napoléon Gervais (6), Albert Bénard (7), Antoine Renaud (8), Hormidas Chartier (9), Joseph Desrochers et magasin général (10), Horace Mc Duff, charretier (11), J.St-Marie, menuisier (12), E.D. Lachapelle (12) Eugène Cahier (13) vieil hôtel de ville (Geroges Gervais) (15).

-Sur la rue Saint-Jean-Baptiste, côté ouest : Avila Lahaise, boucher (16), Ovide Gervais (17), Richmond Decelles (18), Joseph Beauchamp, rentier (19), Alfred Léard, cordonnier (20), les demoiselles Matthieu (21), le docteur Paré (22), Jean-Baptiste Desrochers, charretier (23) Louis Barrette (24).
-Sur la rue Sainte-Anne, côté est : Jos Chartier (25), Cyrille Desrochers (26), Charles Lorion (27), W. Durocher (28) Albert Ayotte (29) Veuve Murray (30) Alfred Larin (31), Jos Rivet (32), Léo Desmarais (34) Louis Beauchamp (35).


-Sur la rue Sainte-Anne, côté ouest : Joachim Dulude, maison, boulangerie et 1300 poches de farine (36), Ed. Morin (37), Han Yin, buanderie (38) P. Polaski (39), François Brouillet (40), J.B. Émond (41), Jos Giroux (42), Jos Barrette (43), Charles Renaud (44).


-Sur la rue de l’Église, côté sud : Hôtel de Mme Laplante et cinq locataires (45), M. Albert Trudel, rentier (46).


-Sur la rue Saint-Joseph : M. Gagnon (47), Veuve Hippolyte Desrochers (48), Antoine Desrochers (49).


-Sur l’avenue Bellerive : Jos Payette (50), M. Giroux (51), Louis Bénard (52).


[Source: Archives, Ville Montéal, collection Gariépy]

Les noms des sinistrés suivants furent publiés dans les quotidiens de l’époque sans les situer sur le plan du village. Il est à signaler également que les journaux indiquaient parfois le nom du propriétaire, parfois celui du locataire ou de l’occupant. : J.F. Côté, G. Gaboury, J.E. Bergeron, N. Ricard, Edmond Delorme, salle de pool. A. Dagenais, Hormidas Monette, Veuve Cazin, Ed. Moineau, P. Lamoureux, O. Gamelin. F. Lapointe, locataire, Wo Sang, M. Goudreau, Wilfrid Beaudry, Arthur Senez.


Les résidences suivantes furent présentées comme endommagées mais non détruites complètement : Hormidas Monette, Adolphe Desrochers, O. Gervais, M. Trudel, Ephrem Robert, Baptiste Lahaise, F. Galipeau, Roméo Guay, Edgar Guay, charretier.

La reconstruction

Lors des réunions du conseil de ville tenues en juillet 1912, les autorités de la Pointe-aux-Trembles s’empressèrent de remercier les organismes qui ont joué un rôle dans la lutte au sinistre. Ainsi , il fut résolu « que le compte de 190$ de la Compagnie Sincennes Mc Naughton pour les services qU’elle nous a rendus soit payé » et « que des votes de remerciement soient adressés aux pompiers de la cité de Montréal, à la Commission du Havre, à la compagnie Sincennes Mc Naughton et à la ville de Montréal-Est.

Le conseil avait de plus, dès le 9 juillet 1912 adopté une résolution lourde de conséquence puisqu’on avait résolu « que le plan de reconstruction de la partie incendiée de la ville soumis à la précession par les ingénieurs Hurtubise et Hurtubise soit pris en considération ». Le 16 juillet était résolu « que monsieur Sam Beaudry sosit nommé l’arbitre de notre corporation pour l’expropriation de la partie incendiée de notre territoire ».

La partie expropriée consistant en l’ensemble des terrains situés sur le côté est de la rue Saint-Jean-Baptiste, de la rue Notre-Dame au fleuve. Suite à l’expropriation, la rue Saint-Jean-Baptiste fut élargie et transformée en esplanade avec terre plein gazonné, planté d’arbres et agrémenté de bancs de parc, de sentiers, fontaines et luminaires. La Pointe-aux-Trembles avait dorénavant, inspirés du mouvement City beautiful, ses petits Champs Élysées débouchant sur le seul parc de la ville, près du fleuve et voisinant les plus beaux édifices épargnés par l’incendie, à savoir l’église, le presbytère, le couvent des Dames de la Congrégation et l’Académie Roussin. Cet aménagement, d’une rare élégance, sera détruit à la fin des années 50 pour faire place au stationnement revendiqué par les commerçants de la rue Notre-Dame. La reconstruction des autres zones incendiées fut laissée à l’initiative des propriétaires et ne sera complétée que quarante ans plus tard".

_______________________________________________

IL Y A CENT ANS: LE GRAND INCENDIE DU VIEUX POINTE-AUX-TREMBLES !

(1ère partie) - La Pointe-aux-Trembles en 1912
"En 1912, la Pointe-aux-Trembles était un heureux mélange de village rural traditionnel et de jeune ville en transformation. Le village débordait le périmètre du vieux fort et s’étendait maintenant au nord de l’ombragée rue Notre-Dame, sillonnée par le tramway et sur laquelle on venait de commencer la construction d’un nouvel hôtel de ville, œuvre de Charles-Aimé Reeves et qui se voulait symbolique de l’essor que les Pointeliers voulaient faire prendre à leur milieu. À sa vocation agricole se greffait maintenant un embryon de développement industriel et surtout une nouvelle mission de chic lieu de villégiature. La concurrence avec les villes voisines était féroce, particulièrement avec Maisonneuve, Beaurivage et Montréal-Est qui venait de se détacher de Pointe-aux-Trembles en 1910.

Le village constituait toujours cependant un ensemble patrimonial impressionnant. Ses rues étroites étaient bordées de maisonnettes de vois à toits en pente, de commerces et boutiques d’artisans et de quelques édifices en pierre. Le tout était complété par quelques bâtisses particulièrement remarquables. : l’église Saint-Enfant-Jésus, érigée en 1705 face au fleuve et son presbytère second empire, leur voisin, le troisième couvent des Dames de la Congrégation érigé en 1880 et la première Académie Roussin construite en 1907, au nord de la rue Notre-Dame. À quelques kilomètres plus à l’ouest, la bourgeoisie canadienne-française naissante allait bientôt se donner un club privé, le Club Champêtre canadien, logé dans un splendide pavillon, également œuvre de Charles-Aimé Reeves. En vingt-sept ans, la plupart de ces trésors architecturaux vont disparaître, réduits en cendres. Ils seront remplacés par des édifices ou aménagements parfois heureux, mais parfois moins intéressants que leurs prédécesseurs".    (Pierre DESJARDINS /Atelier d'histoire de la Pointe-aux-Trembles / LES GRANDS INCENDIES ET LA DESTRUCTION DU PATRIMOINE BÂTI DE LA POINTE-AUX-TREMBLES 1912-1939- Février 2004)

Le 28 juin 2012 marque le centenaire du grand incendie qui détruisit une importante partie du village. Avec la collaboration appréciée de notre historien Pierre Desjardins, voici ce qui est survenu le 28 juin 1912.

Le sinistre

 
Le lendemain de l'incendie, dans le quotidien LA PRESSE:
"De ce qui fut un coin riant et heureux du village,  il ne reste que
des ruines fumantes"
 [cliché du photographe de LA PRESSE-Collection Gariépy]

"En cette fin juin 1912, le Québec connaissait une vague de chaleur et de sécheresse inquiétante. Ceux villes importantes, soit Chicoutimi et Sainte Scholastique, avaient déjà connu ce mois-là des conflagrations dévastatrices. Ce qui n’empêchait pas les gens pour autant de poursuivre le mieux possible leurs activités coutumières. 

Aussi durant l’après-midi du 28 juin, Madame Gagnon, résidente de la rue Saint-Joseph travaillait dans le hangar de sa voisine, Madame Alfred Larin, l’épouse du menuisier, habitant sur la rue Sainte-Anne. Elle y fabriquait du savon en faisant bouillir de la graisse animale. Vers quinze heures trente, elle laissa son feu sans surveillance pour aller faire un brin de causette avec une amie. Le feu prit alors dans la graisse, enflamma la toiture du hangar de bois qui s’effondra aussitôt sur les réserves de bois du menuisier. Avant que Madame Gagnon ait pu constater la situation et donner l’alarme, plusieurs hangars et la maison de M. Larin étaient déjà la proie des flammes.

 Le lendemain de l'incendie, dans le quotidien LA PRESSE: "...coin du village sinistré: une maison vient de s'écrouler dans les flammes"
[cliché du photographe de LA PRESSE-Collection Gariépy]
On couru prévenir M. William Boulianne qui – bien qu’il ne sera officiellement nommé chef de police et incendies qu’en 1918 – assumait déjà cette fonction pour le village et la paroisse. En 1910, la municipalité venait de faire l’acquisition d’une pompe à incendie à essence Waterous dont on n’était pas peu fiers. Il semble cependant que M. Boulianne eut d’abord un problème d’accès à la dite pompe qui se trouvait dans un garage verrouillé dont on avait égaré la clef ! On fut ensuite pendant un bon moment incapable de faire démarrer la pompe et de la mettre en batterie. Quand avec l’aide de volontaires, on y parvenait, c’était pour devoir déménager l’engin, car dans un grondement infernal, le feu gagnait sans cesse du terrain, poussé par de violentes bourrasques.

La chaîne humaine organisée, dès le début du sinistre, par le curé Octave Roussin, fut mise à contribution pour protéger entre autres l’église, le presbytère et le couvent.



Le lendemain de l'incendie, dans le quotidien LA PRESSE:
"les ruines,les flammes achèvent leur oeuvre de dévastation"
[cliché du photographe de LA PRESSE-Collection Gariépy]

  À quatre heures trente, on décidé de faire appel aux pompiers de la ville de Montréal. Le chef Tremblay, en personne, prit charge des opérations à la tête de quatorze hommes de la caserne 20, équipés d’une pompe automobile et d’un fourgon à boyaux automobile. Il fut suivi de peu par M. Arthur Gaboury, surintendant de la Compagnie des Tramways, qui était accompagne d’un wagon de fret de la compagnie chargé de deux mille pieds de boyaux d’arrosage.




 Le lendemain de l'incendie, dans le quotidien LA PRESSE: "le grondement sinistre de l'incendie de temps à autre
est ponctué d'un bruit sourd-c'est une maison qui s'effondre-"
[cliché du photographe de LA PRESSE-Collection Gariépy]


On constata, cependant que, bien que le village disposait de bornes-fontaines, la pression d’eau était si faible que l’eau manquait. À la limite de ses capacités, l’aqueduc ne pouvait desservir que deux jets d’eau. C’est alors que Monsieur L.E. Geoffrion, résident estival de la Pointe-aux-Trembles et membre de la Commission du Havre de Montréal obtint par téléphone l’assistance de cette dernière qui dépêcha sur place des remorqueurs de la Compagnie Sincennes-Mc Naughton munis de pompes à incendie, soient les navires : John Pratt, Courrier et Saint-Pierre. Cette aide providentielle permit de mettre en batterie cinq jets supplémentaires sans lesquels tout le village aurait été détruit. Le chef Tremblay opta pour une stratégie défensive, cherchant à sauvegarder les édifices qui pouvaient encore être sauvés. Travaillant d’arrache pieds, les pompiers réussirent, malgré la confusion et l’encombrement causés par les badauds accourus de partout et laissés à eux-mêmes vue l’absence de service de police, à circonscrire l’incendie vers les neuf heures du soir, aidés par le changement de direction du vent (de l’ouest au nord-est) et une providentielle pluie légère.
Les victimes

Malgré l’ampleur du sinistre, on déplora peu de victimes, en termes de perte de vies humaines et de blessés graves.






 Le seul décès constaté fut celui de Mademoiselle Adèle Matthieu de la rue Saint-Jean-Baptiste. Gravement malade, elle avait été administrée le matin même de l’incendie. Sa maison était située au cœur de la conflagration, on la transporta avec précaution chez un voisin, Monsieur Jean-Baptiste Desrochers. La maison de ce dernier ayant pris feu à son tour, Mlle Matthieu fut transportée chez M. Brousseau où elle rendit l’âme malgré les soins du Docteur Gervais. Mlle Matthieu était la sœur de l’épouse du maire de la paroisse, M. Jacques Léonard,

Au plus fort de l’incendie, la rumeur courut à l’effet que un, puis trois enfant auraient péri dans l’incendie de leur demeure, donnant lieu à la scène déchirante que l’on imagine de la part des parents affolés. Il semble qu’il n’en était fort heureusement rien et que dans l’état de confusion qui régnait alors, des amis avaient conduit les enfants en lieu sûr, à l’insu des parents.

Deux pompiers de Montréal furent blessés. Le chef Tremblay fut blessé lorsqu’un clou pénétra à travers la semelle de sa botte. Le pompier Moore fut brûlé à la main droite tout comme plusieurs pompiers volontaires dont M.H Dubreuil, lors de l’effondrement de plusieurs murs. Ce sont les religieuses du pensionnat qui, aidées du Docteur J.H. Gervais, fortuitement de passage à la Pointe-aux-Trembles, soignèrent les blessés.

La solidarité pointelière

L’incendie jetait à la rue une soixantaine de familles. Le maire Charbonneau et le conseiller Ladouceur se consacrèrent à relocaliser tous ces sans-abri. Le Frère François-Xavier de l’Académie Roussin, Monsieur Brandt de l’Institut évangélique et la Supérieure du pensionnat de la Congrégation avisèrent le maire que leurs institutions respectives étaient à la disposition des sinistrés. M, Geoffrion, de la Commission du Havre, nous apprend la Presse « mettait, pour sa part, son garage à la disposition des malheureux sans toit, et priait M. O. Gervais, de leur servir du pain, du beurre, des biscuits, du fromage, etc., tant qu’ils en auraient besoin, » Le maire Versailles, de Montréal-Est, informa le conseil municipal de Pointe-aux-Trembles qu’il mettait les maisons vacantes de sa ville à la disposition des sinistrés. Les autorités de la Pointe-aux-Trembles demandèrent à la Compagnie des Auvents des Marchands du matériel de campement qui permit d’ériger une dizaine de tentes sur le terrain de la fabrique. À dix heures, tous les sinistrés étaient abrités, sauf semble-t-il la vingtaine de travailleurs polonais oeuvrant à la construction de l’hôtel de ville et logeant à l’Hôtel Laplante. Ils durent se contenter de la véranda de l’Académie Roussin, plusieurs d’entre eux ayant par ailleurs vu toutes leurs économies s’envoler en fumée puisqu’ils les conservaient dans leur chambre plutôt qu’à la banque".
__________________________________________________________

21 mai 2012: la péniche itinérante prend feu.


La péniche réapparait durant la 3e semaine demai 2012 !
 Au début de l'été 2011, les riverains ont vu  s'ajouter aux nuisances constatées  sur le fleuve et sur l'ile de la batture, un ponton surmonté d'une habitation qui s'accrocha après un arbre de l'île. Les allers-retours  quotidiens de l'occupant dans son embarcation entre la rive et sa péniche, de même que son insistance auprès de riverains pour l'accommoder ( hébergement de l'embarcation et passage pour se rendre à l'arrêt d'autobus) suscitèrent de plus en plus de réactions négatives. S'ajoutèrent alors  nos  plaintes auprès des trois niveaux administratifs gouvernementaux. Constat: aucune disposition règlementaire ne pouvait interdire au propriétaire de cette  péniche  d'occuper cet espace fluvial dans la mesure où il ne constituait pas un obstacle à la circulation des bateaux de plaisance et respectait les normes environnementales d'hygiène et salubritéÀ l'automne, la péniche quitta péniblement (pas de moteurs)l'emplacement pour se réfugier ailleurs durant l'hiver. On croyait cette histoire terminée. Mais non, la péniche,  motorisée désormais, apparaît  à l'île de la batture au début de la 3e semaine de mai. Ayoye !!!
 

Le lundi 21 mai - Jour férié en l'honneur des Patriotes

Vers 9h, je reçois un appel me signalant une légère fumée s'échappant de la péniche ancrée/attachée près de l'ile de la batture - J'appelle 9-1-1 et on me transfère à la Garde côtière, qui prend acte et communique avec les pompiers - Ceux-ci arrivent à grand renfort sur terre (6 à 8 camions -bonne quinzaine de pompiers qui ne seront finalemnt que des spectateurs)  le long du parc de Neuville-sur-Vanne mais ne disposant d'aucun véhicule nautique d'extinction sur fleuve: pourtant le feu est là, les flammes et boucane noire intense s'échappent de la péniche - deux embarcations motorisées du service de sécurité  incendie vont apparaitre vers 10h; elles ne sont pas équipées pour "éteindre" mais pour constater et effectuer du sauvetage- on éloigne des curieux  du lieu d'incendie, dont on entendra coup sur coup 6 explosions par la suite - on laisse la péniche brûler - Puis, succèdent des opérations pour la ramener près de la rive - Vers 14h, Urgences Marine prend charge de la carcasse flottante et la ramène à ses installations de  Montréal-Est. Voilà ! - Maurice H.Vanier, blogmestre et sec.-trés. ARVPAT

En complément...

On trouvera ci-dessous les  photos de Daniel RAYMOND, v.-p. à l'ARVPAT  et mes commentaires. On peut lire également un article de Sarah Bélisle sur le sujet et paru dans le Journal de Montréal le 23 mai.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

L'embarcation de SAUVETAGE des pompiers de Montréal
indique aux plaisanciers de s'éloigner...



...car l'incendie prend de l'ampleur !


Après 6 explosions, il ne reste plus grand chose !


Durant ce temps, au parc de Neuville-sur-Vanne...
 











À défaut de pouvoir intervenir sur eau, tous ces camions
demeurent en ligne panoramique le long
du parc !

Une bonne quinzaine de pompiers doivent donc se rendre
utiles à faire quelque chose. Pourquoi pas sécuriser le
parc avec des bandes jaunes ?

  

ou faire  de la reconnaissance avec leurs véhicules pour
mieux voir les opérations de leurs collègues sur eau !

                                                            
 
Tiens ! Deux autres camions mais
à la marina !

Examinons de plus près le bateau de sauvetage
des pompiers



Et celui de la
garde-cotière !


Dernier coup d'oeil à la péniche qui se consume !


 
Puis, Urgences Marine prend charge de  la
carcasse flottante- Dernier voyage: nous sommes désolés!
(Vraiment ?)


30 ans déjà: le projet de fusion volontaire de Pointe-aux-Trembles à Montréal est accepté par voie référendaire.


Il y a trente ans, dans la nuit du 17 au 18 mai 1982, on comptait encore depuis 20h, un par un, (c’était la loi municipale du temps sur les annexions) les bulletins de vote déposés dans les urnes du référendum sur l’acceptation ou le rejet par les propriétaires de P.A.T, du projet de règlement Vanier-Drapeau  en vertu duquel on acceptait de s’annexer à Montréal à certaines conditions fort avantageuses pour les Pointeliers. À  3h a.m., le résultat sortait, à 59.6% en faveur du projet. Voici quelques photographies qui témoignent des jours qui ont précédé le 17 mai 1982, alors que la Ville de Montréal célébrait son 340e.
  
Une conférence de presse à P.AT. amène les journalistes de divers grands
 médias à couvrir un des évènements déterminants de la campagne pro-annexion
en appui au projet de fusion volontaire  avec la ville de Montréal du maire
Maurice H.Vanier:  la rencontre du maire Jean Drapeau avec les Pointeliers.


 
Le maire Maurice H.Vanier accueille à l'Hôtel de Ville
de Pointe-aux-Trembles le maire Jean Drapeau de la Ville de Montréal, accompagné du président duComité exécutif Yvon Lamarre





Assemblée publique d'information sur le projet de règlement d'annexion de
Pointe-aux-Trembles à la Ville de Montréal préparé conjointement
par MM.J.Drapeau, Maurice H.Vanier et Yvon Lamarre.
Le maire Drapeau s'adresse ce soir-là  à 800 Pointeliers pour
les rassurer sur le contenu du règlement qui sera soumis 
à un vote référendaire le 17 mai 1982


Après l'historique discours de Jean Drapeau, les deux maires
échangent de nombreuses poignées de mains avec
les participants

Avant son départ, le maire Jean Drapeau reçoit des mains du maire Maurice H.Vanier
une recherche faite par la Corporation de développement économique de P.A.T. 
sur le potentiel économique de Pointe-aux-Trembles. Outre Yvon Lamarre,
assistent à la présentation Claude Christin et Georges Dancost qui seront par la suite
 élus avec Maurice H.Vanier en novembre 1982 pour siéger
au conseil municipal 1982-1986 de la Ville de Montréal


________________________________________________________________________________________________

L'ARVPAT adresse une mise en garde aux autorités de l'arrondissement RDP-PAT


L'ARVPAT était présente à deux endroits lors de la célébration
montréalaise du JOUR DE LA TERRE: au centre-ville et sur le perron
 de l'église St-Enfant-Jésus
Mise en garde
Montréal, Jour de la Terre, 22 avril 2012

Arrondissement Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles
À l’attention de :
Madame Chantal Rouleau,
Mairesse






Monsieur Daniel LePape, Directeur de l’arrondissement
Me Dany Barbeau, Secrétaire du conseil d’arrondissement
Monsieur Gaétan Bégin ing. Directeur des travaux publics

Objet : Parc Neuville-sur-Vanne- Installation d’un garde-corps et réparation du mur de soutènement
______________________________________________________


Autorités politiques et administratives de notre arrondissement,

Mesdames, Messieurs,

L’Association des riverains du Vieux Pointe-aux-Trembles (ARVPAT) vient de recevoir du cabinet du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, le remboursement des frais (3,930.41$) autorisés par le MDDEP, qu’elle s’était imposée le 16 novembre 2011, pour la démolition d’une installation illégale et de nettoyage de l’île de la batture de Pointe-aux-Trembles. L’ARVPAT a constaté et dénoncé que des actions destructrices de l’écosystème de l’île avaient été facilitées à plusieurs occasions par la vulnérabilité du parc Neuville-sur-Vanne, utilisé par des vandales comme lieu très accommodant pour leur embarquement.

Cette vulnérabilité est mise en évidence par l’absence d’un garde-corps de 68.58 mètres de long à installer sur le sommet du mur de soutènement du parc, qui mesure 3.73 mètres de hauteur. D’importants travaux de maçonnerie doivent y être effectués pour empêcher la chute d’autres pierres s’ajoutant à celles déjà tombées et dont certaines sont dangereuses avec leurs pointes résultant de leur fracturation. Ce fut le cas le 26 septembre 2011, pour une personne âgée qui s’y blessa très sérieusement et fut secourue par le voisin riverain du parc à l’ouest, qui alerta Urgences-santé. Les ambulanciers prirent plus de temps pour atteindre le parc et secourir la victime, faute selon eux, d’une enseigne ayant permis une géo-localisation rapide.

Déjà face à cette situation, l’ARVPAT avait déposé en juillet 2011 des plaintes au bureau d’arrondissement / Accès- Montréal P.A.T. (11-179693), lesquelles ont été suivies à la fin de l’automne par la pose de trois affiches à caractère préventif sur le danger de chute.

L’ARVPAT a rencontré la mairesse sans confirmation d’engagement le 8 février 2012 et a de nouveau interpellé celle-ci en privé mais sans aucun succès lors d’une consultation publique le 21 mars.

La conseillère de ville Suzanne Décarie nous ayant confirmé de votre part, une fin de non-recevoir de notre argumentaire, l’ARVPAT estime que votre annonce d’une convocation d’une assemblée publique de consultation sur un éventuel plan-directeur d’aménagement des berges à RDP et PAT pour y étudier aussi cette question, s’apparente plutôt à un déni de l’urgence d’agir que nous vous demandons depuis 2011.

À nouveau l’Association des riverains du Vieux Pointe-aux-Trembles s’adresse fermement aux autorités de l’arrondissement pour rendre le parc Neuville-sur-Vanne aussi sécuritaire que les autres parcs privés et publics riverains du fleuve dans le Vieux Pointe-aux-Trembles, ce par l’installation d’un garde-corps et la réfection de la maçonnerie du mur de soutènement. Vos trois affiches de prévention de chute sont nettement en-deçà d’une sécurité minimale à assurer aux nombreux patients psychiatrisés en cure libre voisins du parc, et dont la condition médicamentée peut brouiller la vue. Ces enseignes n’empêcheront non plus les vandales de l’ile de la batture de se prévaloir à nouveau de ce type tout à fait répréhensible d’accessibilité à la rive pour commettre leurs méfaits dans cette réserve écologique fluviale, laquelle doit désormais être protégée intégralement par vos services de sécurité publique et incendie. Et que dites-vous de cette centaine de jeunes déficients intellectuels qui fréquenteront dès septembre l’école en face de ce parc, dont l’horizon charmeur pourrait piéger les plus faibles d’entre eux, parce que vous n’avez pas de principe… de précaution du moins ?

Espérant obtenir de votre part un engagement formel à régler définitivement cette situation pour notre bien commun à tous, nous vous prions d’accepter l’assurance de notre détermination à vous inciter à y souscrire.
Le président PAUL DALCOURT et le vice-président délégué
au Comité ZIP Jacques-Cartier, DANIEL RAYMOND, à la veille
de leur départ pour la célébration du JOUR de la TERRE.
Absents de la photo mais également présents à la célébration,
la vice-présidente GINETTE LÉVESQUE et son conjoint
André Brosseau.

Le président du conseil d’administration

Paul Dalcourt

c.c. Mme S. Décarie- Administrateurs et secrétaire-trésorier

L'Association des riverains du Vieux Pointe-aux-Trembles (ARVPAT) regroupe trente-six propriétaires de résidences situées en rive du St-Laurent (73%), entre la 1ère avenue et le boulevard du Tricentenaire (1.9km), dans la 2e plus vieille paroisse de l'île de Montréal (1674). La valeur foncière cumulative des propriétés de nos membres dépasse 35 millions $ et les contributions fiscales municipales et scolaires vont totaliser en 2012, plus de 425,000$. Initiée en octobre 2008, l'ARVPAT a été reconnue le 30 janvier 2009 par le Registraire des entreprises du Québec comme personne morale à but non lucratif



LE SIEUR DE MAISONNEUVE S'ADRESSE À LA MAIRESSE ROULEAU !

 OYEZ, OYEZ, CHERS POINTELIERS RIVERAINS DU MAJESTUEUX SAINT-LAURENT !  
Mutation du fondateur de Montréal survenue après sa prestation le 15 février
dernier à l'hôtel de Ville de Montréal par les Justiciers non-masqués de P.A.T.

"D'où j'habite maintenant, je désire  faire part  à votre bourgmestre, dame Rouleau, que même rendu à 400 années d'âge selon vos données  temporelles, ma vision est aussi bonne qu'à la fondation en  1642, de Ville-Marie, où j'entrevoyais dans chaque arbre, un possible sauvage à ma mission impossible. Je fus très heureux de constater qu'en 1674, cette  mission-[MISSION-5  pour MI5-quatre chiffres remplacés par 645-XYZW  appropriée plus tard  par sieur Bell] a réussi à établir chez vous avec l'abbé François Séguenot, la deuxième paroisse rurale de mon île et qu'en 1678, ma grande amie Marguerite Bourgeois a ouvert  à St-Enfant-Jésus de la Pointe-aux-Trembles, sa première école publique mixte.

Voici mes fleurs !


Je saute des pans complets de votre étonnante histoire, pour rappeler  qu'en 1974, le bourgmestre d'alors, sieur Bernard Benoît, a jumelé votre  municipalité de Pointe-aux-Trembles à ma ville natale de Neuville-sur-Vanne pour célébrer le 300e anniversaire de votre fondation. Un magnifique parc fut aménagé avec l'installation d'une plaque commémorative en cuivre, volée par la suite dans les années 2000 par des revendeurs peu scrupuleux, laissant son  socle de béton sale dépouillé  de sa signification patrimoniale, et privant ainsi vos visiteurs de connaître vos origines jumelées aux miennes.  Diantre, dame bourgmestre, qu'on a mis du temps chez vous  à prendre acte des demandes de vos commettants pour corriger cette situation ! Enfin j'apprends la pose très très récemment, d'une réplique. J'imagine que mon passage remarqué  à  votre hôtel de ville de Montréal le 15 février dernier, n'a pas nui à cette recontitution n'est-ce pas ? On fait  maintenant la bise avec la bourgmestre Rouleau et la conseillère Décarie ?


Une autre anomalie qui m'affligeait beaucoup, Dame Rouleau, était celle de voir ce poteau sans aucune enseigne pour identifier "mon" parc. On m'a rapporté  que des plaintes ont été déposées depuis l'an dernier chez votre greffier d'Accès-Montréal suite  aux effets nuisibles constatés de cette absence stratégique lorsque vos gendarmes ou vos  brancardiers doivent intervenir dans cet endroit. Coincidence ou pas, chère dame bourgmestre, vos domestiques  ont installé récemment cette superbe enseigne  qui complète  par la même occasion,  l'excellent labeur   annuellement exécuté par vos jardiniers, excusez, vos horticulteurs.

                                                              
  Vlà mes pots !

Malheureusement, Dame Rouleau, on me rapporte que vous n'êtes pas empressée de procéder à des corrections urgentes à l'autre extrémité de mon parc, celle qui  longe de 68.58 mètres le haut d'un mur de soutènement en pente de 3.73 mètres jusqu'au bas   de  la rive. Il n'y a aucun garde-corps, clôture, garde-fous (on me dit qu'il y en a de  nombreux dont on prend bien soin près de votre château) pour empêcher des chutes violentes. La plus récente remonte  au 26 septembre dernier, la victime âgée s'étant sérieusemnt blessée à de multiples endroits sur les pointes acérées des pierres détachées de ce  mur profondément dégradé et dangereux. Voyez par vous-même:



 


 

À la suite des plaintes, vos serviteurs ont installé à la fin de l'automne 3 affiches comme celle-ci:

Vous comprendrez Dame bourgmestre Rouleau, tant pour le prestige du parc que pour la sécurité de ses  utilisateurs qu'on se doit de respecter au complet et non provisoirement, tous les codes de sécurisation  des espaces extérieurs en vigeur , tant par les compagnies d'assurance chez vos voisins riverains, qu'à  la Régie des bâtiments du Québec chez les municipalités. Ah oui, vous êtes certainement  au courant, parce que le premier ministre du Québec vous a désigné récemment au conseil d'administration de cette instance,  à la suite de vos  multiples interventions médiatiques sur le respect de  l'éthique. Alors je vous le demande,  c'est pour quand l'appel inspirant et exemplaire d'une grande corvée des maçons  de votre commune ?

Finalement, Dame bourgmestre Rouleau, je ne voudrais pas qu'en l'absence opiniâtre d'un garde-corps de 68.58 mètres, mon parc puisse faciliter encore une fois cet été,  les incursions barbares de jeunes boucaniers bourgeois de l'avenue 19ieme ou d'ailleurs, dans la belle îsle de la batture de la Pointe-aux-Trembles et qui fait face au parc avec ses arbres, ses castors,  hérons, canards, outardes. L'éboulis actuel leur permet un accès délinquant sur la rive, qui leur sert de repaire pour y camoufler leurs embarcations.

Veuillez recevoir , Dame Rouleau, honorable bourgmestre de Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles, l'hommage posthume  de mes sentiments les plus distingués".

Alias  Paul de Chomedey de Maisonneuve

 ________________________________________________

Au sujet des ressources intermédiaires dans le Vieux Pointe-aux-Trembles...

Carte 2009 des ressources intermédiaires
sur le territoire du CSSS de
la Pointe-de-l'île
Au sujet de la présence massive dans notre voisinage de personnes éprouvées dans leur santé mentale, déficience intellectuelle, alcoolisme et toxicomanie, jeunes délinquants et déficience physique avec troubles de comportements. - Attention avant de lire ce qui va suivre. J’ y ai mis toutes les nuances possibles et je vous demande d’en faire tout autant.
Je ne suis, ni dans la sinistrose, ni dans le jovialisme par rapport au titre du sujet ci-haut que je vais aborder. Un premier fait demeure : notre association a obtenu depuis 2009 un moratoire sur l’établissement dans notre secteur de nouvelles unités d’hébergement (ressources intermédiaires- « RI ») accueillant les clientèles spécifiques mentionnées ci-haut. Ce moratoire ne touche pas les centres de transition affiliés aux prisons, ni des appartements loués sur une base privée à des clientèles semblables mais dont les propriétaires qui ne sont pas conventionnés avec les réseaux publics ou parapublics, ni les résidences de personnes âgées. Un deuxième fait s’ajoute : l’ARVPAT effectue annuellement avec la précieuse collaboration de la députée Nicole Léger, un suivi de l’application du moratoire avec la participation active des répondants de l’hôpital Louis H. -Lafontaine et du Centre de santé et de services sociaux de la Pointe-de-l’île (CSSSdPI). Notre dernière rencontre remonte au 15 décembre 2011 et démontre que la situation est stable, à part les 53 nouvelles places attribuées à une nouvelle installation à Montréal-Est pour des aînés en perte d’autonomie.

On  trouvera ci-haut la carte 2009 des ressources intermédiaires reconnues sur le territoire du CSSSdPI.  C’est évident qu’il y avait et existe toujours une concentration dans notre secteur. Cependant, nous n’avons aucun motif de penser que des ressources sont mal tenues. D’ailleurs notre association compte des propriétaires-gestionnaires de ressources d’hébergement avec lesquels nous entretenons de très bons rapports. Ils nous ont expliqué et continuent à le faire, qu’ils ne gèrent pas des prisons et qu’ils n’ont pas des patients mais des clients, qui conservent leurs droits protégés par les chartes de droits et libertés individuelles tant que ceux-ci ne sont pas « prouvés » comme dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres au moment même où le policier ou le médecin intervient,

L’actualité criminelle nous démontre cependant que la société montréalaise est de plus en plus mal- exposée à cette interprétation beaucoup plus restrictive (« dangereux sur le fait ») que dans d’autres provinces ou états américains. Là on intervient dès que l’individu concerné est cliniquement reconnu comme « souffrant ».

C’est pourquoi mon courriel d’aujourd’hui, s’il n’est pas une dénonciation, ni une chasse à quoi ou qui que ce soit, est un appel à la vigilance pour nous et un avertissement aux différentes autorités qui lisent le même courriel que vous. Tous les commentaires reçus seront publiés et l’anonymat préservé selon les règles de l’étiquette sur web ou « la nétiquette ».

Non seulement notre secteur compte une population résidente significative à risques identifiés en « santé mentale, déficience intellectuelle, alcoolisme et toxicomanie, jeunes délinquants et déficience physique avec troubles de comportements » mais reçoit aussi d’ailleurs de Montréal via autobus ou taxis des clientèles semblables fréquentant les centres de loisirs adaptés, ateliers –protégés de travail, ressources occupationnelles , établis aussi dans notre secteur à cause du nombre élevé de personnes à desservir déjà sur place.

L’ARVPAT a soulevé aux autorités sanitaires présentes le 15 décembre dernier le grand danger qui approche de couper des allocations d’appoint à ces ressources et organismes qui empêchent ces « souffrants » de devenir à la longue « dangereux », ce parce qu’ils leur rendent plus motivante ou moins insupportable leur qualité de vie, quand ils ne sont pas entièrement « out » par les médicaments. Ces malades ou/et déviants et/ou délinquants ou « whatever marginaux » qui sont ici en très grand nombre, quand ce n’est pas en trop grand nombre, sont jusqu’à maintenant ICI relativement mieux pourvus qu’au centre-ville parce que notre milieu au complet s’est organisé-adapté en conséquence.

Nous maintenons jusqu’ici, un équilibre socio-sanitaire fragile. Il ne doit pas être perturbé par des mesures administratives sans évaluation préalable rigoureuse d’impact sur ces clientèles, et sur nous par voie de conséquence.
_________________________________________________