La convocation de l'assemblée générale annuelle des membres de notre association est reportée au printemps 2018 et donnera lieu à une consultation sur l'avenir de l'ARVPAT.

Au sujet des ressources intermédiaires dans le Vieux Pointe-aux-Trembles...

Carte 2009 des ressources intermédiaires
sur le territoire du CSSS de
la Pointe-de-l'île
Au sujet de la présence massive dans notre voisinage de personnes éprouvées dans leur santé mentale, déficience intellectuelle, alcoolisme et toxicomanie, jeunes délinquants et déficience physique avec troubles de comportements. - Attention avant de lire ce qui va suivre. J’ y ai mis toutes les nuances possibles et je vous demande d’en faire tout autant.
Je ne suis, ni dans la sinistrose, ni dans le jovialisme par rapport au titre du sujet ci-haut que je vais aborder. Un premier fait demeure : notre association a obtenu depuis 2009 un moratoire sur l’établissement dans notre secteur de nouvelles unités d’hébergement (ressources intermédiaires- « RI ») accueillant les clientèles spécifiques mentionnées ci-haut. Ce moratoire ne touche pas les centres de transition affiliés aux prisons, ni des appartements loués sur une base privée à des clientèles semblables mais dont les propriétaires qui ne sont pas conventionnés avec les réseaux publics ou parapublics, ni les résidences de personnes âgées. Un deuxième fait s’ajoute : l’ARVPAT effectue annuellement avec la précieuse collaboration de la députée Nicole Léger, un suivi de l’application du moratoire avec la participation active des répondants de l’hôpital Louis H. -Lafontaine et du Centre de santé et de services sociaux de la Pointe-de-l’île (CSSSdPI). Notre dernière rencontre remonte au 15 décembre 2011 et démontre que la situation est stable, à part les 53 nouvelles places attribuées à une nouvelle installation à Montréal-Est pour des aînés en perte d’autonomie.

On  trouvera ci-haut la carte 2009 des ressources intermédiaires reconnues sur le territoire du CSSSdPI.  C’est évident qu’il y avait et existe toujours une concentration dans notre secteur. Cependant, nous n’avons aucun motif de penser que des ressources sont mal tenues. D’ailleurs notre association compte des propriétaires-gestionnaires de ressources d’hébergement avec lesquels nous entretenons de très bons rapports. Ils nous ont expliqué et continuent à le faire, qu’ils ne gèrent pas des prisons et qu’ils n’ont pas des patients mais des clients, qui conservent leurs droits protégés par les chartes de droits et libertés individuelles tant que ceux-ci ne sont pas « prouvés » comme dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres au moment même où le policier ou le médecin intervient,

L’actualité criminelle nous démontre cependant que la société montréalaise est de plus en plus mal- exposée à cette interprétation beaucoup plus restrictive (« dangereux sur le fait ») que dans d’autres provinces ou états américains. Là on intervient dès que l’individu concerné est cliniquement reconnu comme « souffrant ».

C’est pourquoi mon courriel d’aujourd’hui, s’il n’est pas une dénonciation, ni une chasse à quoi ou qui que ce soit, est un appel à la vigilance pour nous et un avertissement aux différentes autorités qui lisent le même courriel que vous. Tous les commentaires reçus seront publiés et l’anonymat préservé selon les règles de l’étiquette sur web ou « la nétiquette ».

Non seulement notre secteur compte une population résidente significative à risques identifiés en « santé mentale, déficience intellectuelle, alcoolisme et toxicomanie, jeunes délinquants et déficience physique avec troubles de comportements » mais reçoit aussi d’ailleurs de Montréal via autobus ou taxis des clientèles semblables fréquentant les centres de loisirs adaptés, ateliers –protégés de travail, ressources occupationnelles , établis aussi dans notre secteur à cause du nombre élevé de personnes à desservir déjà sur place.

L’ARVPAT a soulevé aux autorités sanitaires présentes le 15 décembre dernier le grand danger qui approche de couper des allocations d’appoint à ces ressources et organismes qui empêchent ces « souffrants » de devenir à la longue « dangereux », ce parce qu’ils leur rendent plus motivante ou moins insupportable leur qualité de vie, quand ils ne sont pas entièrement « out » par les médicaments. Ces malades ou/et déviants et/ou délinquants ou « whatever marginaux » qui sont ici en très grand nombre, quand ce n’est pas en trop grand nombre, sont jusqu’à maintenant ICI relativement mieux pourvus qu’au centre-ville parce que notre milieu au complet s’est organisé-adapté en conséquence.

Nous maintenons jusqu’ici, un équilibre socio-sanitaire fragile. Il ne doit pas être perturbé par des mesures administratives sans évaluation préalable rigoureuse d’impact sur ces clientèles, et sur nous par voie de conséquence.
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