La convocation de l'assemblée générale annuelle des membres de notre association est reportée au printemps 2018 et donnera lieu à une consultation sur l'avenir de l'ARVPAT.

Le Plan bleu vert de l'arrondissement RDP-PAT contient des mesures socialement inacceptables pour les propriétaires riverains affectés - le cas de la 8e avenue.


La mairesse Chantal Rouleau accompagnée
du secrétaire-trésorier de l'Alliance des villes des Grands Lacs
et du Saint-Laurent et maire de Québec, monsieur Régis Labeaume.
Le jeudi 2 mai, au parc de Neuville- sur- Vanne, la mairesse de notre arrondissement, accompagnée du maire de Québec, a fait l’annonce du Plan bleu vert RDP-PAT, déposé par la suite à l'assemblée du conseil d’arrondissement le mardi 7 mai suivant. En présentant ce plan, l'arrondissement l'accompagne de 27 mesures visant à:

  1. créer des accès au fleuve et à la rivière pour les citoyens, à tous les 500 mètres de rive, et intégrer ces accès aux parcs, aux pistes cyclables et aux lieux importants de l'arrondissement;
  2. s'assurer de saisir toutes les opportunités qui se présenteront d'ajouter, aux accès existants, de nouveaux accès aux rives des cours d'eau;
  3. réaliser les aménagements les plus propices et les plus intéressants, en tenant compte des caractéristiques de chaque secteur et en respectant la réalité du milieu;
  4. identifier et mettre en valeur les terrains situés en rive des cours d'eau présentant un potentiel soit écologique, récréatif, patrimonial, touristique ou économique.
Impacts du plan sur les propriétaires riverains du St-Laurent

L'arrondissement n'a pas consulté les propriétaires riverains concernés, dans notre association, ni ailleurs dans PAT et RDP, quant aux impacts prévisibles de mesures préconisées qui les affectent directement. Pourtant ceux-ci constituent les premiers acteurs et collaborateurs de l'arrondissement quant à leurs devoirs de protection de l'écosystème fluvial, et leur contribution fiscale aux revenus municipaux tient compte $ du privilège d'habiter en bordure de la rive. On s'est contenté très minimalement d'une assemblée publique d'information en juin 2012 et ce n'est qu'onze mois plus tard que l'on apprend les détails de l'application envisagée. En tout respect des riverains, l'acceptabilité sociale d'un tel plan aurait du être analysée au même type que celui de l'implantation projetée d'un complexe commercial ou industriel. Voici les cas de figure relevés.

Les bouts de rue: 8e et 9e avenues et la rue Ste-Anne

La mesure 10 annonce le développement de "vitrines sur le fleuve" en dégageant les bouts des rues Ste-Anne et de la 9e /ou 8e avenue. Questionnant les fonctionnaires surpris à prendre des mesures sur les lieux, on apprend que le développement d'une vitrine, c'est minimalement l'aménagement du bout de la rue en mi-espace public permettant l'installation d'un banc, d'un panier à rebuts et d'une lunette télescopique payante. Examinons l'impact de ce projet sur la réalité d'un des trois bouts de rue visés par cette mesure, les deux autres ayant fait l'objet du blogue précédent . -Aujourd'hui: le cas de la  8e avenue (les photos sont une courtoisie de Maude Bernaquez et de Christian Paré)

Cas de la 8e avenue

Vue d'une partie de la 8e avenue au sud de l'intersection St-Joseph
La 8e avenue, entre Notre-Dame et fleuve, est une rue "villageoise" très étroite, sans trottoirs, avec une circulation dans les deux sens, particulièrement difficile parce qu'encombrée par les automobiles stationnées dans l'aire déjà restreinte de la circulation. Cette rue sera affectée par l'impact de l'ouverture de la place publique du Village, après une relative tranquilité obtenue de misère pour ne pas inciter les fêtards du centre-ville à utiliser le bout de la rue pour y commettre leurs incivilités et ainsi nuire à la qualité de vie des résidants.
"Le boutte de rue de la 8e avenue" a fait l'objet dans un passé récent de pétitions et de pressions des résidants ainsi que

L'accès à la rive est obstrué par une solide
clôture d'acier installée sur le socle
d'une glissière Jersey en béton



Bien que nécessaire pour ne pas faciliter dans ce bout de rue
les incivilités des fêtards emméchés et drogués
ou les feux allumés par les voyous et voyelles du coin,
cette installation ne gagnera
certainement pas le prix de l'esthétique environnementale.
DOMMAGE pour cette percée visuelle !

 
des recommandations du service de police de la Ville de Montréal pour dissuader les fêtards des bars du centre-ville de l'utiliser "after hour". - attroupements, bruits, vociférations, consommation de bière et drogues [bouteilles et résidus de joints], fornication [condoms souillés] - Il y avait aussi la problématique des feux de joie allumés par les voyous et voyelles et leur saccage continuel en haut et au bas du mur de soutènement.


Tout a cessé lorsque qu'une glissiète de béton surmontée d'une clôture avec pointes dissuasives a été installée pour bloquer l'accès. On convient cependant que cet aménagement n'est pas du tout joli. Au lieu de dépenser inutilement des fonds publics pour "une vitrine" qui va rouvrir la plaie de la délinquance urbaine, on pourrait s'ingénier à enjoliver la percée visuelle par des végétaux appropriés, tout en renforçant la protection de l'écosystème.


L'accessibilité de la rive et du fleuve est réalisable dans les quatre (4) parcs en rive immédiatement voisins de la 8e et des autres avenues sans qu'on crée des problèmes de sécurité et de nuisance avec l'aménagement de ces "vitrines".

Prochainement: d'autres bouts de rue ciblés à P.A.T. par le Plan bleu vert

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