L'ARVPAT a expliqué mercredi soir 19 avril, aux dirigeants de la STM venus rencontrer les résidents de RDP-PAT, pourquoi le projet de voie réservée sur la rue Notre-Dame va à l'encontre, autant de la sécurité des cyclistes et des piétons que du plan directeur de revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles -

LE VIEUX-POINTE-AUX-TREMBLES, L' UNE DES 8 DESTINATIONS PATRIMONIALES DU PARCOURS RIVERAIN DE LA VILLE DE MONTRÉAL

 Note: Extrait du site web de la Ville de Montréal "LE PARCOURS RIVERAIN, une route historique riveraine de 180 km "

Destination patrimoniale : Vieux-Pointe-aux-Trembles


La destination patrimoniale du Vieux-Pointe-aux-Trembles est située près de l’intersection de la rue Notre-Dame Est et du boulevard Saint-Jean-Baptiste. En plus de l'ancien noyau villageois, elle inclut le secteur du vieux moulin de la 3e Avenue.
 La paroisse de l’Enfant-Jésus de la Pointe-aux-Trembles est l’une des plus anciennes de l’île. Même si les
premières rues du village ont été passablement élargies depuis leur ouverture, leur tracé est l’un des plus vieux vestiges historiques de Pointe-aux-Trembles, avec le second moulin à vent construit par les sulpiciens vers 1720. Le village, qui fait initialement face au fleuve, est réorienté par suite du déplacement du chemin principal plus au nord. Les principaux bâtiments font désormais face à la rue Notre-Dame, tournant ainsi le dos au cours d’eau. Au cœur du village, l’emplacement du fort, dont des portions de la palissade ont récemment été mises au jour devant l’église, est rappelé par le toponyme du parc du Fort-de-Pointe-aux-Trembles, qui constitue une fenêtre sur le fleuve.
·        
·                                 VOIR LES ATTRAITS SUR LA CARTE

Une petite communauté tournée vers le fleuve

La population augmente de telle sorte que la chapelle, rapidement devenue trop exiguë, est remplacée en 1705 par une église en pierre faisant face au fleuve. Près de quarante ans après la construction du moulin, la crue des eaux gruge le terrain sur lequel il s’élève et le rend inutilisable. Vers 1720, il est abandonné au profit
Le 2e moulin de P.A.T.
vers 1920. SOURCE: Edgar
Gariépy, BAnQ
d’un second moulin, construit un peu plus au nord près d’un petit ruisseau.
Dès 1664, les sulpiciens concèdent plusieurs emplacements à l’est de Ville-Marie afin d’amorcer un mouvement de colonisation et d’assurer la protection de l’île de Montréal. Le fort de Pointe-aux-Trembles, érigé vers 1674 afin de contrer la menace iroquoise, forme une petite enclave qui deviendra l’une des premières paroisses de l’île à l’extérieur de Montréal. Pour desservir la population, on bâtit un moulin à vent à proximité du fort de même qu’une petite chapelle à l’intérieur de ses murs. Les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame ouvrent un premier couvent dans une maison de bois. La croix de fer qui le surmontait est aujourd’hui intégrée au monument à la mémoire de Marguerite Bourgeoys sur le terrain de l’ancien couvent, sur la rue Notre-Dame.

Un village rebâti
Au début du XVIIIe siècle, la menace iroquoise diminue et un village prend forme autour de l'église paroissiale.
Ainsi, en 1731, le fort de Pointe-aux-Trembles abrite déjà un petit noyau villageois comprenant une vingtaine d’habitations, une église, un presbytère, un cimetière et un couvent. Le village est traversé par les rues de
Le noyau paroissial de P.A.T.: église, presbytère, 
couvent. SOURCE: collection de cartes postales
BAnQ
l’Enfant-Jésus (devenue rue Saint-Joseph), Saint-François (future rue de l’Église, devenue la rue Bellerive), Sainte-Anne et Saint-Jean (plus tard Saint-Jean-Baptiste). À cette époque, Pointe-aux-Trembles est la plus importante agglomération de l’île après Montréal. Le village déborde des limites du fort et s’étend jusqu’à l’actuelle 9e Avenue, entre le fleuve et la rue Notre-Dame.
  La ville de P.A.T. après l'incendie de 1912 - SOURCE: 
Archives de la Ville de Montréal

En 1912, un violent incendie détruit la majeure partie du village de Pointe-aux-Trembles. Le couvent, l’église et le presbytère sont épargnés. En 1737, la première grande route terrestre est ouverte entre Montréal et Québec : le chemin du Roy, qui passe entre le fleuve Saint-Laurent et le fort, fait de Pointe-aux-Trembles un relais clé jusqu’à l’apparition de l’automobile au début du XXe siècle. En 1841, les crues printanières et l’effritement des berges forcent le déplacement du chemin plus au nord, à l’emplacement de l’actuelle rue Notre-Dame. Ce changement modifie l’orientation du village, dont le centre, auparavant tourné vers le fleuve, donne désormais sur la rue Notre-Dame. Au cours du XIXe siècle, les congrégations religieuses fondent de grands établissements d’enseignement près de l’église paroissiale. Ces propriétés confèrent une importante valeur patrimoniale au secteur.

Toutefois, le couvent est incendié dix ans plus tard et, en 1937, un autre incendie détruit l’église, alors la plus vieille hors de Montréal. Elle est reconstruite non plus face au fleuve, mais face à la rue Notre-Dame. Seule la maison François-Bau (11949, rue Saint-Joseph) ainsi que le presbytère auraient survécu aux deux sinistres. La plupart des bâtiments anciens qui composent le noyau villageois se trouvent sur la rue Notre-Dame, au pied du boulevard Saint-Jean-Baptiste.
retour ^

Pour en savoir plus