L'île de la Batture de PAT est dangereusement étranglée par du lierre envahissant

Maurice H.Vanier et Paul Dalcourt,
captés par Daniel Raymond, notre  apprécié transporteur et
photographe 
(N.D.L.R.-5 octobre 2014- L''ARVPAT  a transmis le 30 septembre au Centre d'expertise en analyse environnementale du gouvernement du Québec, propriétaire de l'île, une copie de cette page, lui demandant ce qu'il entend recommander)
En conformité avec le plan d'action 2014-2015 adopté par l'assemblée générale de l' ARVPAT convoquée le 2 juin 2014 et préconisant un examen urgent de l'état des arbres sur l'île de la Batture de Pointe-aux-Trembles, un premier relevé visuel   de l'état de situation  a été effectué le vendredi 11 juillet par le président Paul  Dalcourt, le vice-président (Environnement terrestre et maritime) Daniel Raymond et le secrétaire-trésorier Maurice H. Vanier.

Nage matinale de l'un des castors
Leur hutte, en eau haute
À peine débarqués tout près de la grosse hutte des castors (pendant que l'un d'entre eux pratique ses longueurs à proximité),  nous nous accrochons les pieds et les jambes dans d'épaisses lianes de vigne rampantes et montantes à l'infini, de telle sorte que pour
Un endroit sur l'île
où ils ont
travaillé...
le temps dont nous pouvions disposer, nous n'avons parcouru  que la moitié du pourtour et de l'intérieur de l'îlot. Assez cependant pour constater l'état endémique d'envahissement de ce type de lierre sauvage   et son effet d'étranglement,  tant  atteint chez certains grands arbres qu'en évolution chez tous les autres. 


Nous avons pris plusieurs  photos et rapporté des spécimens afin de constituer un dossier à transmettre au propriétaire, le gouvernement du Québec, à l'arrondissement RDP-PAT,  au Comité ZIP Jacques-Cartier et à des  spécialistes qu'on voudra bien nous référer.   Ci-dessous, quelque-unes parmi nos photos captées durant notre excursion.  
L'envahisseur régnant  partout au sol  


L'envahisseur en opération
d'encerclement - Phase 1
Phase 3:  puis, le tronc et les branches...
Phase 2: ça monte... 

Phase 4: et à la fin, un chicot en devenir.
Ceci n'est pas une mosaïculture



État de propagation du lierre envahissant et de destruction appréhendée de tous les arbres de l'île
de la Batture de Pointe-aux-Trembles, 

ce qui reste de "la pointe où avancent des trembles" et qui  a impressionné Jacques Cartier 
lors de son deuxième voyage au Canada de 1535

Les Pointeliers-Montréalais au bord de l'eau: le quotidien LA PRESSE publie sur nous !

Note du webmestre - LA PRESSE a publié le samedi 26 juillet un reportage de Madame  Carole Thibaudeau, journaliste attitrée à la section MAISON du quotidien, décrivant les petits  bonheurs de quatre ménages de l'île de Montréal,  riverains à l'ouest, au centre et à l'est, soit de la Rivière-des-Prairies, soit du fleuve St-Laurent.
Photo Robert Skinner. LA PRESSE
"Reine Lemerise à sa terrasse à
Pointe-aux-Trembles"
Informée par Madame Denise Guertin de l'arrondissement RDP-PAT de l'existence de l'ARVPAT, celle-ci nous a sollicité la collaboration de nos membres pour lui envoyer témoignages et photos. Une dizaine des nôtres ont effectivement communiqué avec elle par courriel et téléphone. Son choix de maison riveraine du St-Laurent à PAT s'est porté sur le condo  habité par  nos voisins   Reine et son frère  Jean Lemerise et a elle a complété la séquence numérique LA PRESSE+ à même quelques-unes parmi les nombreuses photographies qu'elle avait reçues. MERCI à LA PRESSE, à Madame Thibodeau ainsi qu'à Reine et Jean et à tous celles et ceux qui ont collaboré à cet excellent reportage.

UNE BEAUTÉ MÉCONNUE

Reine Lemerise a eu un coup de cœur, il y a sept ans, pour ce bungalow des années 60, au fond d’une avenue tranquille, à Pointe-aux-Trembles.
Jamais rénovée mais généreusement baignée de lumière, la maison offrait une vue époustouflante sur les îles de Boucherville, sur la Voie maritime, sur la majesté du fleuve.
Un an plus tard, son frère Jean lui a fait une offre qu’elle ne pouvait pas refuser : transformer le bâtiment en copropriété divise et partager non seulement la vue, grandiose, mais aussi les frais d’architecte, de réfection du mur de soutènement et autres rénos appréciables. 
Les deux nouveaux Pointeliers – nom donné aux habitants de Pointe-aux-Trembles – se sont attelés à la tâche. 
Au bas du mur de 6 mètres qui retient le terrain, une soixantaine de bernaches du Canada jacassent aimablement sur un bout de plage, la propriété étant légèrement en retrait, dans une petite baie paisible. D’autres oiseaux traversent régulièrement le paysage : gélinotte huppée, échassier en chasse, sterne piquant du bec comme une torpille aérienne. Loulou, la chatte de la maison, les observe attentivement… sans jamais les attraper.
UNE RICHE HISTOIRE 
Plusieurs riverains de la pointe aux Trembles, ainsi nommée par Jacques Cartier lors de son deuxième voyage au Canada, en 1535, ont témoigné à La Presse de leur profond sentiment d’appartenance, certains y résidant depuis quatre générations. On trouve à « PAT » la deuxième paroisse à s’être établie dans l’île de Montréal, en 1674, et la première école publique mixte, ouverte en 1678 par Marguerite Bourgeoys. 
« Les gens méconnaissent l’est de l’île, déplore Reine Lemerise ; ils ignorent ses nombreux parcs sur le fleuve, ses descentes de bateau, son histoire. » — Reine Lemerise
Les soirs de feux d’artifice, un défilé de petits bateaux remontent le courant, pour le redescendre après le spectacle pyrotechnique, longue procession de lumignons rouges retournant à leur marina. Le week-end, c’est la ronde des pique-niqueurs, des pêcheurs et des navigateurs de plaisance. Chaque automne ramène les féeriques bateaux de croisière des Crystal Cruises et Holland America de ce monde. 
VRAQUIERS 
Quotidiennement, des vraquiers mouillent en face de chez les riverains, dans l’attente d’une réparation ou de leur entrée dans la Voie maritime. Ils sont en général discrets sur le plan sonore. « Lorsqu’ils avancent sur la Voie, la nuit, toutes lumières éteintes à l’exception d’un pâle fanal à l’avant et à l’arrière, on sent leur vrombissement », rapporte Mme Lemerise. 
Il arrive occasionnellement qu’un de ces grands bateaux actionne de vieilles pompes et produise ainsi un bruit qui dépasse les 50 décibels chez les riverains. « Ça brise le charme champêtre », commente sobrement Maurice Vanier, secrétaire-trésorier de l’Association des riverains du Vieux Pointe-aux-Trembles, qui compte 39 membres. 
PRÉOCCUPATIONS PÉTROLIÈRES 
La seule véritable ombre au tableau demeure l’industrie pétrolière. « Nous aurions aimé dire non au projet Enbridge, confie Mme Lemerise. Ça va augmenter la circulation de pétroliers sur le fleuve. » 
Le quai de Suncor, à quelques avenues de son terrain et visible de chez elle, a connu un déversement il y a quatre ans. « Il a été immédiatement pompé et éliminé », relate-t-elle. Suncor reçoit par train, et recevra bientôt par l’oléoduc d’Enbridge (en 2015), du pétrole de schiste, qu’elle achemine à sa raffinerie, au nord de la rue Sherbrooke. Elle reçoit aussi du pétrole brut conventionnel, par le pipeline Portland-Montréal. De plus, Suncor exporte, par bateau, des produits raffinés. Sur le quai voisin, à Montréal-Est, Valero Energy reçoit par pipeline, de Lévis, des produits raffinés qu’elle redistribue aux détaillants d’essence. Lorsqu’elle recevra le pétrole de l’Ouest par l’oléoduc d’Enbridge, Valero l’acheminera par bateau à sa raffinerie de Lévis. 
« Une raffinerie comme Suncor souscrit à des protocoles de sécurité stricts [normes ISO], explique Maurice Vanier. Si les pipeliniers comme Enbridge ou Oléoduc Énergie Est [de TransCanada] en faisaient autant, en adoptant une gestion responsable telle que décrite par l’Association canadienne de la chimie, une bonne partie de nos inquiétudes disparaîtrait ! » 
« Nous voulons protéger notre caractère champêtre, reprend M. Vanier. Notre défi consiste à pousser l’industrie du pétrole (40 % de notre force économique locale) à utiliser des technologies propres, à adopter ce qu’on appelle “l’écologie industrielle”. »
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ENCORE UNE PLAINTE FORMULÉE CONTRE LA MARINA P.A.T.

Note du blogmestre (18 août 2014): En toute transparence,j'informe qu'à ce jour, les deux niveaux de gouvernement auxquels l'ARVPAT avait adressé la plainte ci-dessous décrite, ont chacun répondu très récemment qu'ils  maintenaient  leurs positions quant aux autorisations précédemment accordées à la marina. 
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L'ARVPAT a déposé le 16 juillet une plainte auprès des autorités gouvernementales provinciales et fédérales contre la récidive commise le 4 juillet  par la Marina P.A.T. d'installer  son estacade de 170 pi de longueur ***** Cf. plus bas des photos plus précises  en plein milieu du chenal de navigation de plaisance situé entre la rive et l'île de la batture de Pointe-aux-Trembles. Voici le contenu de cette plainte:
Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques  (MDDELCC)
Direction de la gestion du domaine hydrique de l'État
Objet : PLAINTE 2014 - / ARVPAT c. Marina Pointe-aux-Trembles (...)
(...)

Le mardi 4 juillet 2014, tel qu’illustré par les deux  photos ci-dessous, le propriétaire de la marina Pointe-aux-Trembles a    récidivé  à l’installation d’une estacade de quelques 170 pieds de long, accrochée   à des bouées ancrées dans le lit du fleuve St-Laurent, à mi-distance du prolongement de l’île de la Batture de Pointe-aux-Trembles, qui est la propriété du gouvernement du Québec, et du prolongement de la propriété de l’un de nos membres situé au 12 610-12 630 rue Notre-Dame.

Photo: ARVPAT- DR
                                                Photo: ARVPAT- DR                                                        
Nonobstant  votre argumentaire en date du 25 juillet 2012 qui répondait au nôtre du 16 du même mois,  explicitant notre plainte   transmise précédemment à votre direction au sujet de l’installation « annuelle » de cet ouvrage, nous la renouvelons une autre fois.
  
Nous la maintenons d’autant plus que le propriétaire y  prélève quotidiennement des débris végétaux qui s’y sont agglutinés et compactés pour les relancer plus loin sous forme de paquets flottants (photo ci-dessous)  susceptibles de nuire à la conduite des embarcations des plaisanciers.  

Photo: ARVPAT- DR
Vous constaterez que notre association de propriétaires riverains du St-Laurent et voisins de la marina  ne lâche aucunement  prise quant  à ce que nous considérons toujours comme  l’expansion abusive et illégitime    de ce commerce, qui s’approprie  ce plan d’eau,  de plus en plus  affecté  par les conditions climatiques particulières (photos ci-dessous) qui en restreignent l’espace disponible, ce aux dépens des riverains et des plaisanciers.

Source: Environnement Canada
                                                  HAUT NIVEAU D’ EAU                                        


Source: Environnement Canada
                                                                  BAS NIVEAU D’ EAU

Veuillez accepter, ( ), l’expression de mes salutations distinguées.

Maurice H.Vanier
Secrétaire-trésorier

Cc. aux élues Nicole Léger, Ève Péclet, Chantal Rouleau, Suzanne Décarie et Gilles Déziel,
aux comités d’actions sur l’accessibilité des rives et la qualité de l’eau constitués par le comité ZIP Jacques-Cartier ainsi qu’aux administrateurs de l’ARVPAT et aux propriétaires riverains-voisins immédiats de la marina.

**** Voici des photos annuelles  illustrant cet ouvrage nuisant aux riverains voisins de la marina  et plaisanciers d'ailleurs de la Route bleue,    installé à chaque saison malgré nos dénonciations :