L'après- flushgate:1 million 300 mille coliformes fécaux et autres contaminants - On revient à "l'anormale", comme auparavant. Mais là, nous le savons désormais !

270 000$ ont
été dépensés
par la Ville
pour informer
après-coup !
Le déversement de quelques 4.9 milliards de litres d'eaux usées non traitées de l'intercepteur sud est terminé depuis le 14 novembre, et dès l'attentat terroriste à Paris le 13 novembre, il a disparu de l'écran-radar des médias. On est passé à d'autres préoccupations dans l'actualité, notamment environnementale, à l'occasion de la COP21 de Paris.

Il demeure cependant que les mesures d'analyse post-déversement des impacts dans le fleuve, exigées par le gouvernement fédéral, continuent et se doivent d'être suivies par les riverains et les groupes environnementaux concernés. On se rappellera que même les scientifiques résignés qui appuyaient l'incontournabilité de la mesure tout en misant sur l'énorme capacité de dilution du fleuve, reconnaissaient qu'ils ne disposaient pas d'études plus poussées pouvant  caractériser  les  impacts exacts des nombreux déversements précédents. Maintenant, on commence à être un peu plus et mieux outillé. 

En effet, Radio-Canada diffusait le 30 novembre un reportage démontrant que le déversement a permis de constater à quel point le Saint-Laurent est toujours contaminé. Le 1er décembre, le chef- scientifique de l'équipe, Gilbert Cabana,  commentait davantage à l'émission de Paul Arcand à 98,5. Le Devoir a repris la nouvelle le 2 décembre. Le Journal de Montréal, rapportait ceci de M.Cabana: «En ce qui concerne plus spécifiquement les coliformes fécaux, indicateurs de pollution organique, nous avons constaté une augmentation très importante au nord de l’île Sainte-Thérèse et près de Pointe-aux-Trembles».

Un autre fait troublant vient d'être confirmé. L'administration Coderre a toujours affirmé durant la crise que toute cette  problématique serait définitivement réglée en 2018 par la mise en opération de l'usine d'ozonation en construction actuellement. Demi-mensonge que le soussigné à maintes fois dénoncé depuis, sachant que le fonctionnement n'aurait lieu que d'avril à septembre (6 mois) et non pas en permanence. Comme si toute la charge polluante stoppait entre octobre et mars, dans un type d'hiver pré-réchauffement climatique. Radio-Canada a débusqué la totale lundi soir. Et ne comptez pas sur notre ministère québécois des affaires environnementales pour nous protéger. Radio-Canada, encore, lundi soir, a mis en évidence que ses objectifs  d'inspections diminuent  et que même ses cibles sont ratées.

Crédit de certaines photos-Daniel
Raymond

Pour notre modeste part, l'ARVPAT a vérifié sur place et aussi compilé toutes les données Coliformes fécaux (UFC/100ml) COLI  fournies par le Réseau de suivi du milieu aquatique de la Ville de Montréal  entre le pré-déversement (avant le 11 novembre), le déversement (4 jours) et l'après-déversement (4 jours en moyenne) pour l'ensemble des 6 ouvrages d'évacuation de l'intercepteur sud-est situés à quelques mètres  de la berge à Montréal-Est et Pointe-aux-Trembles, soit un total de 20  stations  de prélèvement et d'analyse, excluant celles rattachées à l'émissaire des eaux usées pré-traités, non désinfectées, de l'usine d'épuration à proximité de l'île Ste-Thérèse et à son panache descendant vers le lac St-Pierre.


Égout pluvial Tricentenaire
9 octobre



Avant le déversement (aucune date n'a été fournie)
5 616 coli - [St-J.Baptiste;  51  | Tricentenaire;  324 ]










L'écoulement
polluant d'un
égout submergé
Pendant le déversement (11-12-13-14 nov.)
1 114 200 coli [St-J.Baptiste; 66 000  | Tricentenaire;  52 400 ]





L'indépendante
équipe Cabana
procédant elle
aussi  aux 
analyses, avant,
pendant et post
déversement

Après le déversement (4 jours en moyenne- 15 au 19 nov)
168 649 [St-J.Baptiste; 3 150   | Tricentenaire; 3 180 ]

"Dans les zones les plus affectées par les déversements, à proximité de Montréal, le taux de coliformes présents est passé de moins de 20 à 5000 après les déversements. Rappelons qu’un taux supérieur à 200 rend les eaux impropres à la baignade". Journal de Mtl- 1er décembre  

Le flushgate montréalais dans 5 égouts /25 à Pointo – LE RAPPORT DES EXPERTS

Courriel spécial du samedi 7 novembre

Environnement Canada a rendu public vendredi le rapport des trois experts chargés par l’ex-ministre de l’Environnement, d’examiner les impacts environnementaux du déversement. « On est dans la situation que le système est vieux et qu'il y a des risques de bris, mais les experts n'ont pas été jusqu'à dire qu'il faut faire les travaux », a cependant indiqué Caroline Blais, directrice de la section liée aux eaux usées et à la Loi sur les pêches chez Environnement Canada. Quant à l'impact sur la faune et la flore, « aucune information n'est présentement disponible sur les conséquences de ces déversements sur la faune aquatique. Ceci n'indique pas qu'il n'y a pas d'effets, mais plutôt que le phénomène n'a pas été étudié »,  lit-on  aussi dans le rapport, ce qui en dit long sur la scandaleuse  dormance de nos autorités riveraines du St-Laurent  et de leurs courtisans écolos [exclusivement préoccupés de dénoncer les pipelines pétroliers]  vs le fait que 96% des échantillons prélevés très récemment par Environnement Québec  dans les bassins versants, ont révélé un taux de polluants supérieurs aux normes acceptables, sept fois plus qu’il y a cinq ans (l’Actualité, décembre 2015).

Cinq égouts des vingt-cinq déversoirs en cause  de l’intercepteur sud-est, sont situés en rive à Pointe-aux-Trembles, dont un dans la cour arrière de l’un parmi  nos vice-présidents de l’ARVPAT. Ce n’est pas rien, et nous pourrions certainement demander à nos élus municipaux, si le projet est autorisé par la nouvelle ministre fédérale Catherine McKenna, de nous prévaloir de l’une des recommandations du rapport : http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201511/06/01-4918106-eaux-usees-un-bateau-citerne-pour-attenuer-limpact-du-deversement.php.

Je vous transmets cet éditorial publié ce matin dans le quotidien Le Devoir, qui reflète à mon avis, une préoccupation fondamentale que nous devrions partager, nous, fiers  propriétaires riverains du St-Laurent à la  Pointe- aux/des-Trembles depuis  1535 (Jacques-Cartier) et 1674 (Maisonneuve et Jeanne-Mance).

« EAUX USÉES

Sauver le fleuve

7 novembre 2015 |Josée Boileau | Montréal | LE DEVOIR
Denis Coderre avait eu ce mot juste avant de s’envoler pour la Chine, il y a une semaine : « J’ai confiance en la science, donc on va attendre le rapport. » On constate aujourd’hui que lorsque la transparence s’ajoute à la science, bien des crises peuvent être apaisées.

La crise, c’est le dossier du déversement, pendant quelques jours cet automne, des eaux usées de Montréal dans le Saint-Laurent afin de permettre la construction d’une chute à neige et réaliser des travaux d’égouts. Le maire Coderre est applaudi sur tous les fronts depuis son élection il y a deux ans, mais cette décision-là ne passe pas. Le dernier sondage Léger-Le Devoir-Le Journal de Montréal indique que c’est le seul dossier où les Montréalais, en majorité, s’opposent à leur maire ; celui « qui fait le plus mal à l’administration », selon le sondeur Jean-Marc Léger. Souiller volontairement le fleuve ? La population ne comprend pas.

Mais pour comprendre, encore faut-il savoir. L’affaire a été traitée par la Ville comme un enjeu local, un problème administratif dont on ne parle pas sur la place publique… jusqu’à ce que les journalistes s’en mêlent. Et l’interlocuteur de la Ville était alors le ministère fédéral de l’Environnement sous contrôle conservateur, royaume de l’obscurantisme et des scientifiques muselés. La ministre sortante, Leona Aglukkaq, aurait-elle rendu public le rapport qu’elle avait commandé sur le sujet à trois experts indépendants ? Non. Aurait-elle envoyé des fonctionnaires le présenter aux journalistes ? Surtout pas. Et la méfiance aurait persisté.

Mais l’ère Justin Trudeau vient de débuter, et la parole se libère. La population a donc maintenant accès à un document clair, de 24 pages, qui fait voir le dilemme dans lequel est plongée la Ville : ne pas toucher à de l’équipement vétuste susceptible de causer des déversements accidentels ou programmer soi-même un déversement ? Va donc pour la planification. Mais a-t-on bien prévu les mesures de mitigation ? Non, il est possible de mieux faire, et le rapport d’experts contient toute une série d’observations, tançant même la Ville pour les raisons « sommaires » ou « simplistes »qu’elle invoque pour rejeter certaines mesures.

Surtout, le rapport souligne à gros traits le manque d’informations quant à l’impact du rejet d’eaux usées dans le Saint-Laurent et ses bassins versants — qui se pratique pourtant à la grandeur du Québec. Nous ne savons pas encore ce que la nouvelle ministre libérale de l’Environnement, Catherine McKenna, décidera dans ce cas-ci, mais il est clair que le fleuve manque d’attention et que, cette crise nous le révèle, cette situation n’a plus aucun sens. La Coalition Eau Secours ! réclame un ombudsman de l’eau : c’est une fort bonne idée. Parce qu’on est en 2015. »

 

Flushgate à Pointo : le « facelift » des chefs environnementalistes !

Extrait du courriel du vendredi  expédié aux membres le 30 octobre...


Dans le dossier du projet (suspendu) de déversement de huit milliards de litres d’eaux usées non traités via entre autres  5  égouts pointeliers de l’intercepteur sud-est, deux développements sont survenus cette semaine. Le premier, annoncé,   c’est que ce sera le nouveau titulaire ministériel et libéral d’Environnement Canada qui recevra le rapport des trois experts indépendants, et décidera  par la suite. Le deuxième, très discret lui, c’est le rétropédalage  de nos  leaders  environnementaux qui demandent  maintenant à la Ville des réponses à des  questions fondamentales  qu’ils auraient dû poser dès l’annonce (puisque même pas poliment consultés avant), plutôt que se réserver  un lourd  silence  ou/et d’ émettre des avis  de résignation scientifique. Imaginez  leur comportement si  une installation pétrochimique canadienne aurait voulu faire tout comme ! - Mais voyons donc man ! Les étrons flottants, résolument annoncés,  vs  les  hydrocarbures  fuyants possiblement  appréhendés, c’est pas pareil !!!! - Ci-dessous, la lettre cosignée de nos leaders environnementaux, à l'exception significative de la Fondation Suzuki http://www.davidsuzuki.org/fr/champs-dintervention/oceans-et-eau-douce/projets/le-saint-laurent-notre-fleuve-vivant/le-rejet-des-eaux-usees-non-traitees-dans-le-saint-laurent-contribue-a-la-deteri/

Lettre cosignée déversement eaux usées Mtl - Montréal, le 30 octobre 2015
Madame Chantal Rouleau, Responsable de l’eau et des infrastructures de l’eau au Comité exécutif 
Monsieur Réal Ménard, Responsable du développement durable,de l'environnement, des grands parcs et des espaces verts au Comité exécutif, Ville de Montréal

Objet : Demande d’information sur le projet de déversement d’eaux usées

Madame Rouleau et monsieur Ménard,

À la lumière des données dont nous disposons, notamment celles communiquées par le Service de l’eau à la suite des deux rencontres qui ont eu lieu les 9 et 14 octobre dernier, nous, les organismes signataires de cette lettre, considérons que des informations sont encore manquantes pour nous permettre d’évaluer clairement le projet de déversement, prévu par vos services dans le cadre de travaux dans l’intercepteur sud-est. Nous croyons également que ces informations devraient être rendues publiques rapidement.

Voici donc la liste de nos questionnements :
  • Quelles sont les données qui ont été fournies aux experts mandatés par Environnement Canada pour évaluer le projet
  • De quels documents disposez-vous sur les risques liés aux déficiences des structures (cintres, conduites et autres équipements) incluant les données techniques, descriptifs et niveau d’urgence?  
  • Avez-vous identifié les ouvrages de surverses qui sont exondés ou à risque? Et quelles mesures sont prises pour éviter les rejets dans ces ouvrages?
  • De quels documents disposez-vous sur les impacts sur le milieu en rive (faune et flore) - Mesures de mitigation :
  • Des explications ou justifications peuvent-elles être fournies quant aux délais des travaux?
  •  Le plan de travail détaillé peut-il être fourni ?
  • Est-ce que les travaux pourraient être effectués en moins de 7 jours ? Serait-ce possible en deux ou trois jours avec davantage d’équipes ? Peut-on effectuer les travaux d’entretien en aval en deux ou trois jours également ?
  • Avez-vous demandé aux industries des secteurs visés de faire un effort de rétention de leurs eaux usées durant les travaux ? Si non pourquoi ?
  • Quelles sont les mesures de mitigation qui sont appliquées en Amérique de Nord et en Europe lors de travaux similaires ?
Considérant que l’avenir devra être garant de meilleures pratiques en termes de gestion des eaux usées, nous tenons à vous faire part d’ores et déjà de notre intérêt à collaborer à cet effet, notamment par les différentes tables de concertations. Il nous apparaît toutefois essentiel d’avoir la lecture la plus juste possible du projet actuel, impliquant des déversements totalisant quelque 8 milliards de litres d’eaux usées non traitées dans le fleuve. Sans ces informations, il nous est impossible  de juger pleinement de l’importance, de l’urgence ainsi que des mesures nécessaires et possibles pour les travaux.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, madame Rouleau et monsieur Ménard, l’expression de nos salutations les meilleures.

Coralie Deny,            CRE-Montréal      
Alexandre Joly,         Accès Fleuve / Comité ZIP Ville-Marie
Catherine Huard,      Fondation Rivières             
Martine Chatelain,    Eau Secours!
Jean Berlin Kemoie,  Sierra Club 
Jérôme Ribesse,         Synergie santé environnement 
Sylvie Bibeau,            Comité ZIP Jacques-Cartier
Marcel Couture les Amis du parc national des Îles-de-Boucherville
Alain Ouimet,            Conseil central du Montréal  métropolitain CSN
Vincent Moreau,       CRE Montérégie

c.c.Madame Chantal Morissette, Service de l’eau, Ville de Montréal
      Monsieur Philippe Morel, Environnement Canada
      Monsieur Marcel Gaucher, MDDELCC
______________________________________________________________

LA MAISON DU CITOYEN dans le Vieux P.A.T.- Photos du chantier SLOMEAU !

À la fin des travaux, lors du paiement final 
de la facture avec tous ses extras,
 il faudra bien justifier 
la  rénovation de ce vieux bâtiment 
victime de trois incendies, dans le cadre
 d'une très coûteuse certification LEED,... 
au lieu d'une construction neuve.
L'administration de l'arrondissement RDP-PAT a fait l'acquisition en 2011 de l'ancien couvent des religieuses de la congrégation de Notre-Dame situé au 12090 rue Notre-Dame E, pour une somme approchant 4 M$, en vue d'y relocaliser ses services administratifs répartis dans plusieurs locaux loués sur le territoire. Cf: http://arvpat.blogspot.ca/2011/02/le-12090-rue-notre-dame-deviendra-la.html

Dans le courriel du vendredi 30 mai 2014, je rapportais ceci:
"Depuis l'acquisition, en première phase de travaux d’aménagement,  près  de 2$ millions de nos taxes  y ont été investis pour consolider la maçonnerie, enlever l’amiante et démolir certaines sections de l’édifice pour faciliter la vue sur le fleuve de la rue. Appelé « La maison du Citoyen », ce bâtiment n’a fait l’objet d’aucune assemblée d’information pour nous renseigner en quoi il serait notre maison à part y loger les bureaux de  106 fonctionnaires dont la majorité ne résident pas dans l’arrondissement, ainsi que les bureaux de  nos 7 élus municipaux et leur personnel politique.
L’ouverture était  prévue en 2013 pour mettre fin à la dispersion des services municipaux et leurs employés via   de multiples baux  commerciaux, dont le loyer annuel  à payer  au mètre carré a été utilisé ad nauseam pour nous  justifier l’acquisition du couvent  pratiquement « à coût nul ». Un certain cafouillage a entraîné le report de la phase 2 d’aménagement et le renouvellement des baux de location.  Finalement, un contrat de services professionnels pour produire les bons plans cette fois-ci,  requis pour l’appel d’offres public  des travaux d’aménagement a été octroyé au prix de

470, 017.00$.  

Entretemps, nous avons appris lors de l’assemblée générale annuelle de la Société Ressources-Loisirs de P.A.T., locataire et gestionnaire du centre communautaire Roussin, que nos futurs voisins-employés municipaux ne pourraient pas stationner leurs véhicules à  leur Maison d’emploi (protection de  l’espace vert attenant au bâtiment) mais en face, à Roussin, angle 13e avenue, dans le cadre d’un réaménagement global du stationnement actuel du centre, qui élimine  de ce lieu récréatif et de détente,  l’élimination  de 3 espaces verts, dont 2  récréo-sportifs  notamment utilisés  par les 300 enfants des camps de jour. La cafétéria du centre sera  également réaménagée pour y permettre son utilisation par nos voisins municipaux,  qui ne mangeront, ni à la maison, ni dans leur Maison.

Lors du conseil d’arrondissement du 6 mai, une autre dépense :

« Autorisation d'une dépense de 41 408,48 $ taxes incluses, pour des interventions archéologiques dans le cadre de la transformation de l'ancien couvent des Soeurs de la congrégation Notre-Dame en Maison du citoyen dans le Vieux-Pointe-aux-Trembles et octroi d’un contrat, pour ce faire, à la firme Ethnoscop inc. au montant de 41 408,48 $, taxes incluses, conformément aux documents de la soumission sur invitation déposée numéro PRO-DGP14-002 (1 soumissionnaire). »

"Le surlendemain de la Fête des Patriotes, notre conseil d’arrondissement s’est réuni en séance extraordinaire à 13h pour  «  l’octroi d'un contrat à la firme Construction Cybco inc, pour le projet de la Maison du Citoyen - Phase 2 – incluant  l'agrandissement, l'ajout d'un nouvel ascenseur, la mise aux normes parasismiques et le réaménagement pour la somme de 11 905 084,08 $ taxes incluses, conformément aux documents de la soumission publique déposée numéro RP-DGP14-001 (2 soumissionnaires), autorisation d'une dépense de 12 533 657,08 $ taxes incluses et demande au comité exécutif d'autoriser un virement de crédit de 3 200 000 $ provenant du Service des finances corporatif à l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles »

"L’ascension des frais reliés à la   Maison du Citoyen avant occupation, atteint


minimalement  jusqu’ici  19 045 082$."

Note du webmestre: depuis cette publication, en tenant compte des extras et du coût d'une partie du stationnement Roussin réservé aux employés municipaux, ainsi que des extensions de baux de location à cause des reports successifs, et d'autres coûts non-encore compilés,  le coût total pourrait dépasser très probablement le 20 M$. Déjà l'excuse a été trouvée: la découverte d'un vieux cimetière jouxtant le couvent a retardé les travaux...
  















































Le 22 mai 2015, l'Avenir de l'Est, se faisant l'écho de la mairesse Chantal Rouleau, annonçait que la Maison du citoyen ouvrirait en juillet... 2015. ERREUR d'appréciation incompréhensible lorsqu'on regarde les quelques photos captées par mon collègue Daniel Raymond  de ce chantier digne de l'appellation québécoise "slomeau" qu'a popularisée Guy Lepage et RBO !
Les échafaudages viennent de réapparaître au grand complet -
Les petits balcons des soeurs, situés dans les
façades est et ouest. ont été
enchâssés dans des verrières ! Rien de trop
beau pour la classe ouvrière ?
La corniche fait-elle problème ?
La fonctionnaire qui travaillera dans cette tourelle devrait
s'appeler "Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?" (Édith Piaf)
                                                    Jouxtée à l'ancien couvent, la salle communautaire 
                                                   construite à l'épreuve des tremblements de terre !

L'hiver s'en vient les amis ! Hein ?

Autres travaux sur la façade est et le toit

Majestueuse entrée ouest,qui a privé de stationnement
les paroissiens de St-Enfant-Jésus !
Et c'est pour quand la prise de possession par les
citoyens ?














LE PROJET BRUNeCOLI de la Ville de Montréal...suite 1

Extrait du courriel du vendredi  expédié aux membres le 23 octobre...
Caricature de Garnotte publiée dans Le Devoir

Durant  le moratoire fédéral suspendant le déversement de 8 milliards d’eaux usées non traitées dans notre  fleuve, trois experts  préparent leurs recommandations. Indépendamment de la   joute politique à ce sujet entre le maire libéral Denis Coderre  et  l’ex-  gouvernement conservateur, leur avis sera utile aux citoyens et riverains du St-Laurent que nous sommes, surtout à la lumière de cette opinion émise hier par Gérard Bouchard, sociologue et historien, publiée  dans LA PRESSE :     

"Eaux usées : trois raisons d’être en colère"

« Dans le dossier du déversement des eaux usées, l’absence de réaction des environnementalistes est troublante.

Je n’ai développé que sur le tard une sensibilité aux problèmes d’environnement. Mais une fois alerté, j’ai fait mes devoirs en assimilant les informations de base sur les enjeux, les urgences et les résistances. Et comme la plupart des citoyens, je me suis appliqué à modifier mes comportements. En somme, j’ai progressivement intériorisé une sorte d’éthique environnementale.

J’ai donc vivement réagi en apprenant que la Ville de Montréal allait déverser dans le fleuve une énorme quantité d’eaux pudiquement qualifiées d’« usées » – mais nous comprenons de quoi il s’agit, les télés ayant suffisamment diffusé les images de la soupe immonde dont on allait disposer.

Quoique n’étant pas spécialiste, je me permets de croire que, dans le traitement de ce dossier, trois erreurs ont été commises qui pourraient avoir des conséquences néfastes et durables. Trois erreurs, et trois sources d’irritation.
ERREUR 1
Pourquoi avoir tant attendu avant de nous informer ? Depuis au moins un an, sinon davantage, les responsables savaient ce qui s’en venait. Ont-ils pensé que la chose passerait inaperçue ou que, devant le fait accompli, la réaction du public s’émousserait grâce à la magie des communicateurs ? Si c’est le cas, c’est raté. L’incurie des gestionnaires est ici mise à nu. En un an, ils auraient eu le temps d’expliquer aux Québécois (car l’affaire déborde le cadre montréalais) les contraintes qui imposaient une solution aussi radicale. Même moi, j’aurais fini par comprendre.
Mais j’aurais peut-être compris aussi que ce dénouement était prévisible depuis bien plus longtemps, ce qui m’aurait fait mieux voir encore l’indigence de certains gouvernants.

ERREUR 2
Des responsables, et même des environnementalistes, nous ont expliqué, peut-être avec raison (comment savoir ?), en tout cas avec beaucoup d’assurance, que ce déversement massif d’ordures était finalement peu de chose. Le fleuve, qui en a vu bien d’autres, avalerait tout cela sans problème. En d’autres mots, « y a rien là ».

C’était gravement se méprendre. Ces intervenants semblent ignorer que le combat pour l’environnement a largement porté ses fruits, que des années de sensibilisation ont créé dans la population une conscience très vive du rapport au milieu, que plusieurs citoyens en ont même fait une quasi-obsession. On s’indigne aujourd’hui de trouver dans un sentier forestier une petite bouteille de plastique abandonnée ; on se scandalise d’un automobiliste qui jette à la rue un mégot de cigarette ou un papier-mouchoir ; on s’évertue à bien séparer ce qui doit aller dans le bac bleu, le bac vert, le bac brun, etc.

Et voilà qu’on nous reproche de nous énerver parce que des milliards de mètres cubes de merde s’en iront polluer les eaux du fleuve alors que jusqu’ici, un citoyen se serait trouvé profondément embarrassé d’être pris en flagrant délit d’uriner sur ses berges.

Je dis bien : jusqu’ici. Mais à l’avenir ? Les sentiments qui se répandent maintenant chez des gens comme moi, c’est d’abord l’étonnement, la perplexité, puis la désillusion, le cynisme même, et enfin la colère. Le discours moralisateur sur l’environnement était donc frelaté, on nous aurait trompés ? Et cette culpabilité qu’on s’est employé à nous inspirer était donc exagérée ? Voilà ce à quoi les gestionnaires et certains experts n’ont pas songé en nous enjoignant de nous calmer. La prochaine fois qu’ils crieront au loup, comment allons-nous réagir ?

ERREUR 3
Le plus navrant, c’est qu’on ait cru banaliser ce déversement en nous informant bien calmement qu’il y avait eu de nombreux précédents récemment au Québec et que la chose se poursuit – pourquoi donc toute cette agitation ? Là, j’ai attendu la montée furieuse aux barricades des mouvements écologistes. Elle n’est pas venue. C’est ici que j’ai décroché. »


PS : un sondage SOM-COGECO publié ce matin, confirme qu’une majorité de Québécois est inquiète et  approuve l’intervention fédérale à 72%

LE PROJET BRUNeCOLI de la Ville de Montréal

Extrait du courriel du vendredi  expédié aux membres le 9 octobre...
Carte des 26 égouts municipaux qui éjecteraient dans le fleuve un total de 8 milliards d’eaux usées non traitées entre le 18  et le 25 octobre, si Environnement Canada approuve. Notons  le point de sortie Tricentenaire et 4 autres plus à l’est, pour un total de 5 dans P.A.T. ou un cinquième de tout l’intercepteur sud-est. S’ajoute aussi à la charge polluante, à la pointe ouest de l’île Ste-Thérèse, le rejet quotidien d’eau usées traitées qu’à 60% par l’émissaire de  l’usine d’épuration pour les 3 intercepteurs. Approximativement,  jusqu’à  210 résidences/immeubles sont riverains du St-Laurent entre la 1ère et la 100e avenue, dont les 40 membres de l’ARVPAT.
La semaine qui s’achève a été forte en  rebondissements de l’affaire du 8 milliards de litres d’eaux usées rejetées sans plus dans le St-Laurent, dont on a appris scandaleusement  qu’il en avait absorbé beaucoup-beaucoup d’autres milliards depuis 2003,  avec ou sans notification gouvernementale, toujours sans que ses populations riveraines  le sache.  L’ARVPAT a été très active cette semaine  par ses interventions fermes  auprès du  comité ZIP Jacques-Cartier et de l’hebdo Avenir de l’Est (rencontre de presse mercredi le 7 [CF ci-dessous]).

Le quotidien Le Devoir écrivait hier : «  Les premiers à faire les frais de cette triste farce sont cependant les résidants de Montréal et ceux qui habitent le long du fleuve en aval de la métropole, qui peuvent légitimement se demander qui dit vrai et surtout dans quelle mesure il existe un risque pour leur environnement, sinon pour leur santé. Les protagonistes de cette foire d’empoigne souffrent d’un sérieux déficit de crédibilité.
 Tout le monde accepte que la politique comporte une part de stratégie, particulièrement en campagne électorale, mais il y a des moments où l’impression que les intérêts partisans l’emportent sur ceux de la population devient franchement exaspérante. Le « lapsus » qu’aurait commis David Heurtel, qui a déclaré à trois reprises que l’approvisionnement en eau potable pourrait être compromis si le déversement n’est pas effectué, alors que le rapport de son ministère n’affirme rien de tel, a de quoi laisser perplexe. S’il s’agissait d’une erreur à répétition, cela ressemble dangereusement à de l’incompétence. S’il s’agissait plutôt de dramatiser pour justifier une décision, ce serait carrément de l’irresponsabilité. » Michel David, chroniqueur


Extrait de l'hebdo Avenir de L'Est - 9 octobre - 
"Le déversement des eaux usées inquiète les citoyens de Pointe-aux-Trembles"


Le possible déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, inquiète
Daniel Raymond indiquant le 7 octobre à la journaliste, l'égout Tricentenaire.
voisin de son quai et l'un des cinq points de rejet d'eaux usées à P.A.T. ,
 non traitées lors de grosses pluies, et lors du déversement massif de 8 milliards
de litres prévu le 18 octobre   avant l'intervention d'Environnement Canada
(Photo S. Velandia)
aussi les citoyens riverains de Pointe-aux-Trembles qui craignent la présence d’odeurs, ainsi que la possible accumulation de déchets dans les berges.
Daniel Raymond, président de l’Association de riverains du vieux Pointe-aux-Trembles (ARVPAT) réside juste à côté d’un collecteur pluvial à l’angle de la rue Notre-Dame et du boulevard du Tricentenaire.
Daniel Raymond procède fréquemment
au nettoyage de "son voisin" avant que
la charge soit emportée dans le fleuve....
«En temps de pluie normale il y a une tonne de déchets solides qui sortent par-là, alors, je n’imagine pas qu’est-ce qui va se passer lors du déversement en question, dit-il. J’ai l’habitude de pêcher et malgré ce que la ville dit, j’ai peur que ces rejets d’eau sale affectent la faune et que cela soit plus difficile de pêcher

(Photos ajoutées ici et   que  Daniel Raymond avait transmises 
la veille  à la journaliste de l'Avenir de l'Est)










Rappelons que c’est dans la cour arrière de ce citoyen qu’un jeune phoque capuchon a été aperçu en décembre dernier. «On n’arrête pas de nous dire qu’il n’y aura pas des répercussions, mais c’est difficile à croire étant donné des     quantités gigantesques d’eaux usées qui seront déversées. Ce n’est pas très rassurant pour les citoyens.»

Un suivi rigoureux
La mairesse Rouleau reconnaît qu’il est possible que pendant les déversements, des odeurs soient perçus par les citoyens.

«C’est possible que cela arrive, mais les citoyens sauront pourquoi ça arrive et surtout que c’est temporaire.» Elle ajoute que la ville «s’engage à nettoyer les déchets qui pourraient s’accumuler dans les berges». «Nos équipes sont prêtes à travailler d’arrache-pied pendant cette période de temps pour veiller à diminuer les impacts. De plus, des tests quotidiens seront effectués afin de valider le degré de contamination. Nous ferons un suivi rigoureux, alors les citoyens, n’ont pas à s’inquiéter.»
"Chronologie des événements
  • Le 29 septembre : Montréal annonce le déversement de huit milliards de litres d’eaux usées pendant sept jours (du 18 au 25 octobre) dans le fleuve Saint-Laurent afin de procéder à la construction d’une chute de neige dans le cadre du projet Bonaventure.
  • Le 30 septembre : Le maire Coderre suspend le déversement afin de «réévaluer la décision.»
  • Le 2 octobre : La ville décide d’aller de l’avant car le déversement est jugé «inévitable.»
  • Le 6 octobre : Ottawa demande un moratoire sur l’opération des déversements en question.
  • Le 6 octobre : Le maire Coderre donne un ultimatum de trois jours aux fonctionnaires d’Environnement Canada afin de prendre une décision."