La convocation de l'assemblée générale annuelle des membres de notre association est reportée au printemps 2018 et donnera lieu à une consultation sur l'avenir de l'ARVPAT.

HOMMAGE À MONSIEUR JACQUES PARIZEAU...

...extrait du COURRIEL DU VENDREDI, publié le 5 juin...

En 1980, alors maire de P.A.T
à 38 ans et secrétaire
de la Conférence des maires
 de la banlieue de Montréal,
j’escorte à la table d’honneur,
le ministre des Finances,
Monsieur Jacques Parizeau,
notre invité
lors de nos assises annuelles.
Je me rappelle d’un entretien particulier très intense d’arbitrage avec Monsieur Parizeau en 1981. Je suis  alors en collision frontale avec son sous-ministre Jean Campeau, qui veut m’empêcher d’aller à Zurich avec mes consultants banquiers de la BCN, renégocier le renouvellement, en francs suisses cependant, de 20 millions $ d’ emprunts contractés dans cette devise par l’ancien maire Benoît en 1973, notamment pour construire l’aréna Rodrigue-Gilbert avec d’autres bâtiments municipaux (plus tard ciblés par une commission d’enquête). Nous sommes en pleine récession et le loyer de l’argent canadien atteint jusqu’à 20%. Reconvertir notre emprunt au Canada en dollars$ s’avérerait désastreux pour les contribuables Pointeliers dont mon administration vient de les sortir de la tutelle imposée en mai 1978 par Québec, pour mauvaise gestion financière et malversations.  Notre député et ministre Marcel Léger est d’accord avec ma position et il a demandé à son collègue Parizeau de nous recevoir à son bureau.

Monsieur Parizeau ce matin-là est particulièrement en bonne forme, je dirais même euphorique. Le motif ? La nationalisation  partielle de l’amiante, « l’or blanc » de l’époque Il vient tout juste  d’investir 165 M$ dans l’achat d’actions (85$ chacune)  et a pris le contrôle de 55% d’Asbestos Corp. Il m’écoute très attentivement, et tout en défendant la position  de son sous-ministre, «  il achète » à ma grande surprise, mon argument aire de l’autonomie municipale que nous venons à peine de retrouver et qu’il ne faut pas remettre en précarité financière alors que notre taux moyen de taxation municipale dépasse le 2$ du 100$ d’évaluation.  À la fin de la rencontre, c’est sa compassion  pour Pointe-aux-Trembles  qui l’emportera chez MONSIEUR… et me permettra de faire à ma tête en Suisse. 
  
Pas pour longtemps. Au printemps de  1982, je serai  forcé de négocier un contrat de fusion « honorable » avec Montréal (et que les Pointeliers ratifieront à 58.9% par référendum le 17 mai), car le nouveau développement immobilier que connaît PAT avec le contrecoups du zonage agricole à Repentigny, amène une féroce compétition avec le quartier montréalais de RDP et  l’administration Drapeau-Lamarre m’a imposé un moratoire pour la fourniture de l’eau,  l’aqueduc appartenant à…la ville de Montréal.  Quant à Jacques Parizeau, la débâcle de l’amiante va le rattraper en 1989 lorsque les États-Unis bannissent son usage et que Robert Bourassa décide en 1992 de privatiser les parts détenues par le gouvernement provincial, celui-ci ayant perdu 500 millions de dollars dans l’aventure. Ironie de la chose, c’est le même gouvernement du parti québécois. sous  Madame Marois,  qui va fermer définitivement   le dossier  de l’amiante.
1980 - En conversation 
avec mon mentor d’alors,le maire
Édouard Rivet de Montréal-Est, 
et MONSIEUR ! 
En pensant à MONSIEUR, j’aime relire aujourd’hui cette phrase de la journaliste Francine Pelletier publiée dans Le Devoir : «  S’il n’est pas parvenu à mettre le Québec « debout », il nous a aidés, tous, à nous tenir plus droits. Puisse son exemple nous inspirer longtemps »