LA MAISON DU CITOYEN dans le Vieux P.A.T.- Photos du chantier SLOMEAU !

À la fin des travaux, lors du paiement final 
de la facture avec tous ses extras,
 il faudra bien justifier 
la  rénovation de ce vieux bâtiment 
victime de trois incendies, dans le cadre
 d'une très coûteuse certification LEED,... 
au lieu d'une construction neuve.
L'administration de l'arrondissement RDP-PAT a fait l'acquisition en 2011 de l'ancien couvent des religieuses de la congrégation de Notre-Dame situé au 12090 rue Notre-Dame E, pour une somme approchant 4 M$, en vue d'y relocaliser ses services administratifs répartis dans plusieurs locaux loués sur le territoire. Cf: http://arvpat.blogspot.ca/2011/02/le-12090-rue-notre-dame-deviendra-la.html

Dans le courriel du vendredi 30 mai 2014, je rapportais ceci:
"Depuis l'acquisition, en première phase de travaux d’aménagement,  près  de 2$ millions de nos taxes  y ont été investis pour consolider la maçonnerie, enlever l’amiante et démolir certaines sections de l’édifice pour faciliter la vue sur le fleuve de la rue. Appelé « La maison du Citoyen », ce bâtiment n’a fait l’objet d’aucune assemblée d’information pour nous renseigner en quoi il serait notre maison à part y loger les bureaux de  106 fonctionnaires dont la majorité ne résident pas dans l’arrondissement, ainsi que les bureaux de  nos 7 élus municipaux et leur personnel politique.
L’ouverture était  prévue en 2013 pour mettre fin à la dispersion des services municipaux et leurs employés via   de multiples baux  commerciaux, dont le loyer annuel  à payer  au mètre carré a été utilisé ad nauseam pour nous  justifier l’acquisition du couvent  pratiquement « à coût nul ». Un certain cafouillage a entraîné le report de la phase 2 d’aménagement et le renouvellement des baux de location.  Finalement, un contrat de services professionnels pour produire les bons plans cette fois-ci,  requis pour l’appel d’offres public  des travaux d’aménagement a été octroyé au prix de

470, 017.00$.  

Entretemps, nous avons appris lors de l’assemblée générale annuelle de la Société Ressources-Loisirs de P.A.T., locataire et gestionnaire du centre communautaire Roussin, que nos futurs voisins-employés municipaux ne pourraient pas stationner leurs véhicules à  leur Maison d’emploi (protection de  l’espace vert attenant au bâtiment) mais en face, à Roussin, angle 13e avenue, dans le cadre d’un réaménagement global du stationnement actuel du centre, qui élimine  de ce lieu récréatif et de détente,  l’élimination  de 3 espaces verts, dont 2  récréo-sportifs  notamment utilisés  par les 300 enfants des camps de jour. La cafétéria du centre sera  également réaménagée pour y permettre son utilisation par nos voisins municipaux,  qui ne mangeront, ni à la maison, ni dans leur Maison.

Lors du conseil d’arrondissement du 6 mai, une autre dépense :

« Autorisation d'une dépense de 41 408,48 $ taxes incluses, pour des interventions archéologiques dans le cadre de la transformation de l'ancien couvent des Soeurs de la congrégation Notre-Dame en Maison du citoyen dans le Vieux-Pointe-aux-Trembles et octroi d’un contrat, pour ce faire, à la firme Ethnoscop inc. au montant de 41 408,48 $, taxes incluses, conformément aux documents de la soumission sur invitation déposée numéro PRO-DGP14-002 (1 soumissionnaire). »

"Le surlendemain de la Fête des Patriotes, notre conseil d’arrondissement s’est réuni en séance extraordinaire à 13h pour  «  l’octroi d'un contrat à la firme Construction Cybco inc, pour le projet de la Maison du Citoyen - Phase 2 – incluant  l'agrandissement, l'ajout d'un nouvel ascenseur, la mise aux normes parasismiques et le réaménagement pour la somme de 11 905 084,08 $ taxes incluses, conformément aux documents de la soumission publique déposée numéro RP-DGP14-001 (2 soumissionnaires), autorisation d'une dépense de 12 533 657,08 $ taxes incluses et demande au comité exécutif d'autoriser un virement de crédit de 3 200 000 $ provenant du Service des finances corporatif à l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles »

"L’ascension des frais reliés à la   Maison du Citoyen avant occupation, atteint


minimalement  jusqu’ici  19 045 082$."

Note du webmestre: depuis cette publication, en tenant compte des extras et du coût d'une partie du stationnement Roussin réservé aux employés municipaux, ainsi que des extensions de baux de location à cause des reports successifs, et d'autres coûts non-encore compilés,  le coût total pourrait dépasser très probablement le 20 M$. Déjà l'excuse a été trouvée: la découverte d'un vieux cimetière jouxtant le couvent a retardé les travaux...
  















































Le 22 mai 2015, l'Avenir de l'Est, se faisant l'écho de la mairesse Chantal Rouleau, annonçait que la Maison du citoyen ouvrirait en juillet... 2015. ERREUR d'appréciation incompréhensible lorsqu'on regarde les quelques photos captées par mon collègue Daniel Raymond  de ce chantier digne de l'appellation québécoise "slomeau" qu'a popularisée Guy Lepage et RBO !
Les échafaudages viennent de réapparaître au grand complet -
Les petits balcons des soeurs, situés dans les
façades est et ouest. ont été
enchâssés dans des verrières ! Rien de trop
beau pour la classe ouvrière ?
La corniche fait-elle problème ?
La fonctionnaire qui travaillera dans cette tourelle devrait
s'appeler "Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?" (Édith Piaf)
                                                    Jouxtée à l'ancien couvent, la salle communautaire 
                                                   construite à l'épreuve des tremblements de terre !

L'hiver s'en vient les amis ! Hein ?

Autres travaux sur la façade est et le toit

Majestueuse entrée ouest,qui a privé de stationnement
les paroissiens de St-Enfant-Jésus !
Et c'est pour quand la prise de possession par les
citoyens ?














LE PROJET BRUNeCOLI de la Ville de Montréal...suite 1

Extrait du courriel du vendredi  expédié aux membres le 23 octobre...
Caricature de Garnotte publiée dans Le Devoir

Durant  le moratoire fédéral suspendant le déversement de 8 milliards d’eaux usées non traitées dans notre  fleuve, trois experts  préparent leurs recommandations. Indépendamment de la   joute politique à ce sujet entre le maire libéral Denis Coderre  et  l’ex-  gouvernement conservateur, leur avis sera utile aux citoyens et riverains du St-Laurent que nous sommes, surtout à la lumière de cette opinion émise hier par Gérard Bouchard, sociologue et historien, publiée  dans LA PRESSE :     

"Eaux usées : trois raisons d’être en colère"

« Dans le dossier du déversement des eaux usées, l’absence de réaction des environnementalistes est troublante.

Je n’ai développé que sur le tard une sensibilité aux problèmes d’environnement. Mais une fois alerté, j’ai fait mes devoirs en assimilant les informations de base sur les enjeux, les urgences et les résistances. Et comme la plupart des citoyens, je me suis appliqué à modifier mes comportements. En somme, j’ai progressivement intériorisé une sorte d’éthique environnementale.

J’ai donc vivement réagi en apprenant que la Ville de Montréal allait déverser dans le fleuve une énorme quantité d’eaux pudiquement qualifiées d’« usées » – mais nous comprenons de quoi il s’agit, les télés ayant suffisamment diffusé les images de la soupe immonde dont on allait disposer.

Quoique n’étant pas spécialiste, je me permets de croire que, dans le traitement de ce dossier, trois erreurs ont été commises qui pourraient avoir des conséquences néfastes et durables. Trois erreurs, et trois sources d’irritation.
ERREUR 1
Pourquoi avoir tant attendu avant de nous informer ? Depuis au moins un an, sinon davantage, les responsables savaient ce qui s’en venait. Ont-ils pensé que la chose passerait inaperçue ou que, devant le fait accompli, la réaction du public s’émousserait grâce à la magie des communicateurs ? Si c’est le cas, c’est raté. L’incurie des gestionnaires est ici mise à nu. En un an, ils auraient eu le temps d’expliquer aux Québécois (car l’affaire déborde le cadre montréalais) les contraintes qui imposaient une solution aussi radicale. Même moi, j’aurais fini par comprendre.
Mais j’aurais peut-être compris aussi que ce dénouement était prévisible depuis bien plus longtemps, ce qui m’aurait fait mieux voir encore l’indigence de certains gouvernants.

ERREUR 2
Des responsables, et même des environnementalistes, nous ont expliqué, peut-être avec raison (comment savoir ?), en tout cas avec beaucoup d’assurance, que ce déversement massif d’ordures était finalement peu de chose. Le fleuve, qui en a vu bien d’autres, avalerait tout cela sans problème. En d’autres mots, « y a rien là ».

C’était gravement se méprendre. Ces intervenants semblent ignorer que le combat pour l’environnement a largement porté ses fruits, que des années de sensibilisation ont créé dans la population une conscience très vive du rapport au milieu, que plusieurs citoyens en ont même fait une quasi-obsession. On s’indigne aujourd’hui de trouver dans un sentier forestier une petite bouteille de plastique abandonnée ; on se scandalise d’un automobiliste qui jette à la rue un mégot de cigarette ou un papier-mouchoir ; on s’évertue à bien séparer ce qui doit aller dans le bac bleu, le bac vert, le bac brun, etc.

Et voilà qu’on nous reproche de nous énerver parce que des milliards de mètres cubes de merde s’en iront polluer les eaux du fleuve alors que jusqu’ici, un citoyen se serait trouvé profondément embarrassé d’être pris en flagrant délit d’uriner sur ses berges.

Je dis bien : jusqu’ici. Mais à l’avenir ? Les sentiments qui se répandent maintenant chez des gens comme moi, c’est d’abord l’étonnement, la perplexité, puis la désillusion, le cynisme même, et enfin la colère. Le discours moralisateur sur l’environnement était donc frelaté, on nous aurait trompés ? Et cette culpabilité qu’on s’est employé à nous inspirer était donc exagérée ? Voilà ce à quoi les gestionnaires et certains experts n’ont pas songé en nous enjoignant de nous calmer. La prochaine fois qu’ils crieront au loup, comment allons-nous réagir ?

ERREUR 3
Le plus navrant, c’est qu’on ait cru banaliser ce déversement en nous informant bien calmement qu’il y avait eu de nombreux précédents récemment au Québec et que la chose se poursuit – pourquoi donc toute cette agitation ? Là, j’ai attendu la montée furieuse aux barricades des mouvements écologistes. Elle n’est pas venue. C’est ici que j’ai décroché. »


PS : un sondage SOM-COGECO publié ce matin, confirme qu’une majorité de Québécois est inquiète et  approuve l’intervention fédérale à 72%

LE PROJET BRUNeCOLI de la Ville de Montréal

Extrait du courriel du vendredi  expédié aux membres le 9 octobre...
Carte des 26 égouts municipaux qui éjecteraient dans le fleuve un total de 8 milliards d’eaux usées non traitées entre le 18  et le 25 octobre, si Environnement Canada approuve. Notons  le point de sortie Tricentenaire et 4 autres plus à l’est, pour un total de 5 dans P.A.T. ou un cinquième de tout l’intercepteur sud-est. S’ajoute aussi à la charge polluante, à la pointe ouest de l’île Ste-Thérèse, le rejet quotidien d’eau usées traitées qu’à 60% par l’émissaire de  l’usine d’épuration pour les 3 intercepteurs. Approximativement,  jusqu’à  210 résidences/immeubles sont riverains du St-Laurent entre la 1ère et la 100e avenue, dont les 40 membres de l’ARVPAT.
La semaine qui s’achève a été forte en  rebondissements de l’affaire du 8 milliards de litres d’eaux usées rejetées sans plus dans le St-Laurent, dont on a appris scandaleusement  qu’il en avait absorbé beaucoup-beaucoup d’autres milliards depuis 2003,  avec ou sans notification gouvernementale, toujours sans que ses populations riveraines  le sache.  L’ARVPAT a été très active cette semaine  par ses interventions fermes  auprès du  comité ZIP Jacques-Cartier et de l’hebdo Avenir de l’Est (rencontre de presse mercredi le 7 [CF ci-dessous]).

Le quotidien Le Devoir écrivait hier : «  Les premiers à faire les frais de cette triste farce sont cependant les résidants de Montréal et ceux qui habitent le long du fleuve en aval de la métropole, qui peuvent légitimement se demander qui dit vrai et surtout dans quelle mesure il existe un risque pour leur environnement, sinon pour leur santé. Les protagonistes de cette foire d’empoigne souffrent d’un sérieux déficit de crédibilité.
 Tout le monde accepte que la politique comporte une part de stratégie, particulièrement en campagne électorale, mais il y a des moments où l’impression que les intérêts partisans l’emportent sur ceux de la population devient franchement exaspérante. Le « lapsus » qu’aurait commis David Heurtel, qui a déclaré à trois reprises que l’approvisionnement en eau potable pourrait être compromis si le déversement n’est pas effectué, alors que le rapport de son ministère n’affirme rien de tel, a de quoi laisser perplexe. S’il s’agissait d’une erreur à répétition, cela ressemble dangereusement à de l’incompétence. S’il s’agissait plutôt de dramatiser pour justifier une décision, ce serait carrément de l’irresponsabilité. » Michel David, chroniqueur


Extrait de l'hebdo Avenir de L'Est - 9 octobre - 
"Le déversement des eaux usées inquiète les citoyens de Pointe-aux-Trembles"


Le possible déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, inquiète
Daniel Raymond indiquant le 7 octobre à la journaliste, l'égout Tricentenaire.
voisin de son quai et l'un des cinq points de rejet d'eaux usées à P.A.T. ,
 non traitées lors de grosses pluies, et lors du déversement massif de 8 milliards
de litres prévu le 18 octobre   avant l'intervention d'Environnement Canada
(Photo S. Velandia)
aussi les citoyens riverains de Pointe-aux-Trembles qui craignent la présence d’odeurs, ainsi que la possible accumulation de déchets dans les berges.
Daniel Raymond, président de l’Association de riverains du vieux Pointe-aux-Trembles (ARVPAT) réside juste à côté d’un collecteur pluvial à l’angle de la rue Notre-Dame et du boulevard du Tricentenaire.
Daniel Raymond procède fréquemment
au nettoyage de "son voisin" avant que
la charge soit emportée dans le fleuve....
«En temps de pluie normale il y a une tonne de déchets solides qui sortent par-là, alors, je n’imagine pas qu’est-ce qui va se passer lors du déversement en question, dit-il. J’ai l’habitude de pêcher et malgré ce que la ville dit, j’ai peur que ces rejets d’eau sale affectent la faune et que cela soit plus difficile de pêcher

(Photos ajoutées ici et   que  Daniel Raymond avait transmises 
la veille  à la journaliste de l'Avenir de l'Est)










Rappelons que c’est dans la cour arrière de ce citoyen qu’un jeune phoque capuchon a été aperçu en décembre dernier. «On n’arrête pas de nous dire qu’il n’y aura pas des répercussions, mais c’est difficile à croire étant donné des     quantités gigantesques d’eaux usées qui seront déversées. Ce n’est pas très rassurant pour les citoyens.»

Un suivi rigoureux
La mairesse Rouleau reconnaît qu’il est possible que pendant les déversements, des odeurs soient perçus par les citoyens.

«C’est possible que cela arrive, mais les citoyens sauront pourquoi ça arrive et surtout que c’est temporaire.» Elle ajoute que la ville «s’engage à nettoyer les déchets qui pourraient s’accumuler dans les berges». «Nos équipes sont prêtes à travailler d’arrache-pied pendant cette période de temps pour veiller à diminuer les impacts. De plus, des tests quotidiens seront effectués afin de valider le degré de contamination. Nous ferons un suivi rigoureux, alors les citoyens, n’ont pas à s’inquiéter.»
"Chronologie des événements
  • Le 29 septembre : Montréal annonce le déversement de huit milliards de litres d’eaux usées pendant sept jours (du 18 au 25 octobre) dans le fleuve Saint-Laurent afin de procéder à la construction d’une chute de neige dans le cadre du projet Bonaventure.
  • Le 30 septembre : Le maire Coderre suspend le déversement afin de «réévaluer la décision.»
  • Le 2 octobre : La ville décide d’aller de l’avant car le déversement est jugé «inévitable.»
  • Le 6 octobre : Ottawa demande un moratoire sur l’opération des déversements en question.
  • Le 6 octobre : Le maire Coderre donne un ultimatum de trois jours aux fonctionnaires d’Environnement Canada afin de prendre une décision."