L'ARVPAT a expliqué mercredi soir 19 avril, aux dirigeants de la STM venus rencontrer les résidents de RDP-PAT, pourquoi le projet de voie réservée sur la rue Notre-Dame va à l'encontre, autant de la sécurité des cyclistes et des piétons que du plan directeur de revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles -

LE PROJET BRUNeCOLI de la Ville de Montréal

Extrait du courriel du vendredi  expédié aux membres le 9 octobre...
Carte des 26 égouts municipaux qui éjecteraient dans le fleuve un total de 8 milliards d’eaux usées non traitées entre le 18  et le 25 octobre, si Environnement Canada approuve. Notons  le point de sortie Tricentenaire et 4 autres plus à l’est, pour un total de 5 dans P.A.T. ou un cinquième de tout l’intercepteur sud-est. S’ajoute aussi à la charge polluante, à la pointe ouest de l’île Ste-Thérèse, le rejet quotidien d’eau usées traitées qu’à 60% par l’émissaire de  l’usine d’épuration pour les 3 intercepteurs. Approximativement,  jusqu’à  210 résidences/immeubles sont riverains du St-Laurent entre la 1ère et la 100e avenue, dont les 40 membres de l’ARVPAT.
La semaine qui s’achève a été forte en  rebondissements de l’affaire du 8 milliards de litres d’eaux usées rejetées sans plus dans le St-Laurent, dont on a appris scandaleusement  qu’il en avait absorbé beaucoup-beaucoup d’autres milliards depuis 2003,  avec ou sans notification gouvernementale, toujours sans que ses populations riveraines  le sache.  L’ARVPAT a été très active cette semaine  par ses interventions fermes  auprès du  comité ZIP Jacques-Cartier et de l’hebdo Avenir de l’Est (rencontre de presse mercredi le 7 [CF ci-dessous]).

Le quotidien Le Devoir écrivait hier : «  Les premiers à faire les frais de cette triste farce sont cependant les résidants de Montréal et ceux qui habitent le long du fleuve en aval de la métropole, qui peuvent légitimement se demander qui dit vrai et surtout dans quelle mesure il existe un risque pour leur environnement, sinon pour leur santé. Les protagonistes de cette foire d’empoigne souffrent d’un sérieux déficit de crédibilité.
 Tout le monde accepte que la politique comporte une part de stratégie, particulièrement en campagne électorale, mais il y a des moments où l’impression que les intérêts partisans l’emportent sur ceux de la population devient franchement exaspérante. Le « lapsus » qu’aurait commis David Heurtel, qui a déclaré à trois reprises que l’approvisionnement en eau potable pourrait être compromis si le déversement n’est pas effectué, alors que le rapport de son ministère n’affirme rien de tel, a de quoi laisser perplexe. S’il s’agissait d’une erreur à répétition, cela ressemble dangereusement à de l’incompétence. S’il s’agissait plutôt de dramatiser pour justifier une décision, ce serait carrément de l’irresponsabilité. » Michel David, chroniqueur


Extrait de l'hebdo Avenir de L'Est - 9 octobre - 
"Le déversement des eaux usées inquiète les citoyens de Pointe-aux-Trembles"


Le possible déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, inquiète
Daniel Raymond indiquant le 7 octobre à la journaliste, l'égout Tricentenaire.
voisin de son quai et l'un des cinq points de rejet d'eaux usées à P.A.T. ,
 non traitées lors de grosses pluies, et lors du déversement massif de 8 milliards
de litres prévu le 18 octobre   avant l'intervention d'Environnement Canada
(Photo S. Velandia)
aussi les citoyens riverains de Pointe-aux-Trembles qui craignent la présence d’odeurs, ainsi que la possible accumulation de déchets dans les berges.
Daniel Raymond, président de l’Association de riverains du vieux Pointe-aux-Trembles (ARVPAT) réside juste à côté d’un collecteur pluvial à l’angle de la rue Notre-Dame et du boulevard du Tricentenaire.
Daniel Raymond procède fréquemment
au nettoyage de "son voisin" avant que
la charge soit emportée dans le fleuve....
«En temps de pluie normale il y a une tonne de déchets solides qui sortent par-là, alors, je n’imagine pas qu’est-ce qui va se passer lors du déversement en question, dit-il. J’ai l’habitude de pêcher et malgré ce que la ville dit, j’ai peur que ces rejets d’eau sale affectent la faune et que cela soit plus difficile de pêcher

(Photos ajoutées ici et   que  Daniel Raymond avait transmises 
la veille  à la journaliste de l'Avenir de l'Est)










Rappelons que c’est dans la cour arrière de ce citoyen qu’un jeune phoque capuchon a été aperçu en décembre dernier. «On n’arrête pas de nous dire qu’il n’y aura pas des répercussions, mais c’est difficile à croire étant donné des     quantités gigantesques d’eaux usées qui seront déversées. Ce n’est pas très rassurant pour les citoyens.»

Un suivi rigoureux
La mairesse Rouleau reconnaît qu’il est possible que pendant les déversements, des odeurs soient perçus par les citoyens.

«C’est possible que cela arrive, mais les citoyens sauront pourquoi ça arrive et surtout que c’est temporaire.» Elle ajoute que la ville «s’engage à nettoyer les déchets qui pourraient s’accumuler dans les berges». «Nos équipes sont prêtes à travailler d’arrache-pied pendant cette période de temps pour veiller à diminuer les impacts. De plus, des tests quotidiens seront effectués afin de valider le degré de contamination. Nous ferons un suivi rigoureux, alors les citoyens, n’ont pas à s’inquiéter.»
"Chronologie des événements
  • Le 29 septembre : Montréal annonce le déversement de huit milliards de litres d’eaux usées pendant sept jours (du 18 au 25 octobre) dans le fleuve Saint-Laurent afin de procéder à la construction d’une chute de neige dans le cadre du projet Bonaventure.
  • Le 30 septembre : Le maire Coderre suspend le déversement afin de «réévaluer la décision.»
  • Le 2 octobre : La ville décide d’aller de l’avant car le déversement est jugé «inévitable.»
  • Le 6 octobre : Ottawa demande un moratoire sur l’opération des déversements en question.
  • Le 6 octobre : Le maire Coderre donne un ultimatum de trois jours aux fonctionnaires d’Environnement Canada afin de prendre une décision."

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