L'ARVPAT a expliqué mercredi soir 19 avril, aux dirigeants de la STM venus rencontrer les résidents de RDP-PAT, pourquoi le projet de voie réservée sur la rue Notre-Dame va à l'encontre, autant de la sécurité des cyclistes et des piétons que du plan directeur de revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles -

L'après- flushgate:1 million 300 mille coliformes fécaux et autres contaminants - On revient à "l'anormale", comme auparavant. Mais là, nous le savons désormais !

270 000$ ont
été dépensés
par la Ville
pour informer
après-coup !
Le déversement de quelques 4.9 milliards de litres d'eaux usées non traitées de l'intercepteur sud est terminé depuis le 14 novembre, et dès l'attentat terroriste à Paris le 13 novembre, il a disparu de l'écran-radar des médias. On est passé à d'autres préoccupations dans l'actualité, notamment environnementale, à l'occasion de la COP21 de Paris.

Il demeure cependant que les mesures d'analyse post-déversement des impacts dans le fleuve, exigées par le gouvernement fédéral, continuent et se doivent d'être suivies par les riverains et les groupes environnementaux concernés. On se rappellera que même les scientifiques résignés qui appuyaient l'incontournabilité de la mesure tout en misant sur l'énorme capacité de dilution du fleuve, reconnaissaient qu'ils ne disposaient pas d'études plus poussées pouvant  caractériser  les  impacts exacts des nombreux déversements précédents. Maintenant, on commence à être un peu plus et mieux outillé. 

En effet, Radio-Canada diffusait le 30 novembre un reportage démontrant que le déversement a permis de constater à quel point le Saint-Laurent est toujours contaminé. Le 1er décembre, le chef- scientifique de l'équipe, Gilbert Cabana,  commentait davantage à l'émission de Paul Arcand à 98,5. Le Devoir a repris la nouvelle le 2 décembre. Le Journal de Montréal, rapportait ceci de M.Cabana: «En ce qui concerne plus spécifiquement les coliformes fécaux, indicateurs de pollution organique, nous avons constaté une augmentation très importante au nord de l’île Sainte-Thérèse et près de Pointe-aux-Trembles».

Un autre fait troublant vient d'être confirmé. L'administration Coderre a toujours affirmé durant la crise que toute cette  problématique serait définitivement réglée en 2018 par la mise en opération de l'usine d'ozonation en construction actuellement. Demi-mensonge que le soussigné à maintes fois dénoncé depuis, sachant que le fonctionnement n'aurait lieu que d'avril à septembre (6 mois) et non pas en permanence. Comme si toute la charge polluante stoppait entre octobre et mars, dans un type d'hiver pré-réchauffement climatique. Radio-Canada a débusqué la totale lundi soir. Et ne comptez pas sur notre ministère québécois des affaires environnementales pour nous protéger. Radio-Canada, encore, lundi soir, a mis en évidence que ses objectifs  d'inspections diminuent  et que même ses cibles sont ratées.

Crédit de certaines photos-Daniel
Raymond

Pour notre modeste part, l'ARVPAT a vérifié sur place et aussi compilé toutes les données Coliformes fécaux (UFC/100ml) COLI  fournies par le Réseau de suivi du milieu aquatique de la Ville de Montréal  entre le pré-déversement (avant le 11 novembre), le déversement (4 jours) et l'après-déversement (4 jours en moyenne) pour l'ensemble des 6 ouvrages d'évacuation de l'intercepteur sud-est situés à quelques mètres  de la berge à Montréal-Est et Pointe-aux-Trembles, soit un total de 20  stations  de prélèvement et d'analyse, excluant celles rattachées à l'émissaire des eaux usées pré-traités, non désinfectées, de l'usine d'épuration à proximité de l'île Ste-Thérèse et à son panache descendant vers le lac St-Pierre.


Égout pluvial Tricentenaire
9 octobre



Avant le déversement (aucune date n'a été fournie)
5 616 coli - [St-J.Baptiste;  51  | Tricentenaire;  324 ]










L'écoulement
polluant d'un
égout submergé
Pendant le déversement (11-12-13-14 nov.)
1 114 200 coli [St-J.Baptiste; 66 000  | Tricentenaire;  52 400 ]





L'indépendante
équipe Cabana
procédant elle
aussi  aux 
analyses, avant,
pendant et post
déversement

Après le déversement (4 jours en moyenne- 15 au 19 nov)
168 649 [St-J.Baptiste; 3 150   | Tricentenaire; 3 180 ]

"Dans les zones les plus affectées par les déversements, à proximité de Montréal, le taux de coliformes présents est passé de moins de 20 à 5000 après les déversements. Rappelons qu’un taux supérieur à 200 rend les eaux impropres à la baignade". Journal de Mtl- 1er décembre  

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