L'ARVPAT a expliqué mercredi soir 19 avril, aux dirigeants de la STM venus rencontrer les résidents de RDP-PAT, pourquoi le projet de voie réservée sur la rue Notre-Dame va à l'encontre, autant de la sécurité des cyclistes et des piétons que du plan directeur de revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles -

Le maire Denis Coderre fait son rapport d’impact du « flushgate »

L’ARVPAT s’est faite très critique du grand déversement de près de 5 milliards d’  eaux usées non traitées dans le fleuve Saint-Laurent en novembre dernier. Lien Notre président Paul Dalcourt et l’un des  vice-présidents, Daniel Raymond,  ont  d’ailleurs adressé une sévère  « interpellation » au conseil d’administration du Comité ZIP Jacques-Cartier pour sa désolante façon de non-faire dans ce dossier et demandé des corrections significatives  à  son suivi du traitement des eaux usées. Mercredi 3 février, trois mois après cet événement merdique  qui a internationalement  nui à sa réputation et  à la nôtre,     le maire Denis Coderre a présenté avec madame Chantal Rouleau et ses fonctionnaires  un premier rapport sur « le très peu  d’impacts sur l’environnement » dudit déversement. Cf. reportage dans MÉTRO Lien .  >>> Consultez le bilan de la Ville de Montréal

Une chose est sûre : il y a  un très  grave impact sur l’éco- crédibilité de l’administration Coderre. Comme l’écrit cyniquement  un chroniqueur du  Montreal  Gazette, celle-ci  a été « flushée » en même temps que nos  eaux usées. Lien. Notre vigilance s’impose donc  plus que jamais.

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Par ailleur, le Conseil régional Environnement Montréal a publié quelques heures après la déclaration du maire Denis Coderre, ce qui suit:

Déversement d’eaux usées dans le fleuve Un bilan rassurant mais des améliorations majeures à apporter en termes d’infrastructures, d’aménagements et de réglementation

Montréal, le 3 février 2016- Le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) considère rassurant le bilan des opérations liées au déversement d’eaux usées et les résultats des suivis effectués. Toutefois, en prévision de réparations futures du réseau d’égout, l’organisme réitère sa principale recommandation à l’effet de mettre tout en œuvre pour limiter au maximum les déversements dans le futur.
Pour Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal, « même si l’on ne peut que se réjouir du fait que moins d’eaux usées que prévu aient été déversées et de l’absence d’effets mesurables sur l’environnement, il n’en demeure pas moins que le fleuve a reçu près de 5 milliards de ces eaux. Il faut absolument doter Montréal des infrastructures suffisantes pour éviter que le même scénario se répète à l’avenir. »  
Selon l’organisme, le fleuve mérite que l’on fasse mieux. Cela nécessitera des investissements importants qui devraient interpeller non seulement Montréal mais aussi Québec et Ottawa. Il en va de la santé du fleuve et de l’eau qui abreuve un grand nombre de personnes. Avec le vieillissement des infrastructures, si rien n’était fait en ce sens, on se retrouverait très probablement dans des situations similaires dans les prochaines années.
Il faut donc mettre en œuvre les actions et en place les infrastructures qui répondront à cette préoccupation. Outre la construction d’ouvrage permettant de dériver les eaux en cas de travaux, plusieurs autres solutions devront être mises de l’avant : renforcement de la réglementation pour les rejets, construction de bassins de rétention souterrains et de surface, verdissement, récupération des eaux de pluie des toits, préservation des milieux naturels incluant milieux humides et ruisseaux, révision des aménagements et conceptions des rues, des bâtiments, des stationnements.
Rappelons que le système de réseau d’égout et la station d’épuration à la pointe Est de l’île, mis en place il y a plusieurs décennies, gère des volumes gigantesques d’eaux usées provenant de tous les horizons : résidences, institutions, commerces et industries. Ces eaux, une fois traitées, sont renvoyées au fleuve, nettoyées mais pas complètement. Il reste encore des polluants comme des métaux lourds et des pathogènes (bactéries, virus) au bout de ce gros tuyau. D’importants montants sont actuellement investis par les différents paliers de gouvernement pour mettre en place un processus de désinfection afin de régler le problème des pathogènes. Il faut juste attendre encore quelque trois ans pour que cela soit effectif. Il existe une réglementation qui dicte les normes d’émission pour les industries pour un certain nombre de polluants et des inspecteurs municipaux s’assurent de leur respect.
Malgré tout cela, il reste des améliorations majeures à apporter tant en temps de surverses que de travaux; c’est ce que la population a aussi appris avec ce déversement.
De nombreux organismes montréalais, incluant le CRE-Montréal, ont suivi de près ce dossier et sont prêts à collaborer pour l’adoption de meilleures pratiques en termes de gestion des eaux usées à Montréal.
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À propos du CRE-Montréal

Le Conseil régional de l’environnement de Montréal, l'instance régionale en environnement, est un organisme à but non lucratif indépendant, consacré à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable sur l’île de Montréal. Par le regroupement et la concertation de ses membres, par ses activités de sensibilisation, de représentation publique et ses différents projets-action, il contribue à l’amélioration de la qualité des milieux de vie et de l’équité sociale sur l’île de Montréal. Pour en savoir plus : www.cremtl.qc.ca. 
Informations :
Aurore Tanier, responsable des communication et événements, CRE-Montréal
atanier@cremtl.qc.ca  
Tel : 514.842.2890 poste 222 ou cell : 438.877.9117
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