Voici nos questions posées à la STM le 26 avril auxquelles ses représentants n'ont ni pu, ni voulu nous répondre !

Le mardi 26 avril, trois représentants de  la Société de transport de Montréal (STM) s'étaient rendus à la demande de l'arrondissement, rencontrer les citoyens préoccupés par le projet d'implantation d'une voie réservée du côté nord de la rue Notre-Dame, entre la 26e avenue (PAT) et la rue Lesage (Mtl-Est).         Cf.LienetLien déjà publiés

Or, les directives de la mairesse Chantal Rouleau à la STM étant de s'en tenir à la présentation de l'information officielle, et non de tenir une séance de consultation, les trois serviles  fonctionnaires ont obéi à ce point qu'ils n'ont pas répondu ou si peu aux questions qui pourtant avaient été soigneusement  préparées par l' équipe de ressources techniques de l'ARVPAT formée notamment d'un ingénieur, d'une urbaniste, d'une directrice de communications, d'un entrepreneur et d'un ex-élu municipal, tous propriétaires-riverains du St-Laurent-membres de l'ARVPAT-H1B2Z1 -  
Voici donc nos questions:
Question pour la mairesse:
1. Comment le projet de voie réservée de la STM s’inscrit-il dans la revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles et respecte-t ’il les orientations de son Plan directeur?

Ponctualité 
2. Combien de plaintes concernant la ponctualité avez-vous reçu en 2014-15 de la part des usagers de la 189 et de la 410, pour le secteur visé par votre projet de voie réservée ?

Cohérence 
3. Votre décision d’ajouter une 5e voie, qui sera réservée aux autobus, maintiendra le flux actuel de véhicules. Est-ce que ça ne vient pas contredire la volonté de réduire le nombre d’autos sur la rue Notre-Dame?
Fluidité de la circulation 
4. À quelle vitesse les bus roulent-ils entre la 26e avenue et la rue Lesage ?  (27,6 km/h).
5. Qu’en sera-t-il lorsque la voie réservée sera en vigueur ?  Y’aura-t-il un gain en termes de temps de parcours ?
La part qui revient aux feux de type chandelle ?

                Selon Google : Auto = 4 minutes pour franchir 2,3 km entre 24e av. et Broadway
                Autobus 410 OUEST = prend 5 minutes et 6 min (7h10 à 8h10)
                Autobus 410 EST (En raison de la circulation routière des retards sont à prévoir sur cette ligne)

6. En réduisant la largeur des deux voies de circulation en direction EST, quel sera l’impact sur la vitesse des automobilistes ?
                Si vitesse moindre : va affecter le temps de parcours des bus (perte des gains du matin)
                Si aucune conséquence sur le temps de parcours, pourquoi une voie réservée du côté Nord ?

Sécurité et services d’urgence 
7. Sachant que les camions d’incendie requièrent une largeur minimum de 3,1 m pour circuler, quel sera l’impact sur le temps d’intervention des services d’urgence avec des voies réduites?

8. Le rétrécissement des voies va obliger les autobus à rouler encore plus près du trottoir.
Cela causera des inconvénients autant aux passagers qu’aux piétons.
- Inconfort pour les passagers en raison de la pente, des trous, des têtes de puisards, etc.
- Danger et inconvénients pour les piétons : possibilité d’être heurtés par les miroirs des bus et éclaboussés par des projections de neige, de gadoue et d’eau de pluie.

9. Vos chauffeurs vont devoir ralentir pour éviter ces inconvénients, donc il y aura un impact direct sur l’horaire des bus. Comment comptez-vous régler ces problèmes?

10. Des séparateurs en béton de type New-Jersey seront-ils installés dans la courbe prononcée de la rue Notre-Dame Est -- coin Tricentenaire, afin d’éviter les accidents frontaux?  
Exemple : Rue Notre-Dame Est dans le secteur de la rue Dickson
                Si oui : espace requis pour installer mail central ne permet plus de voie réservée
                Si non : l’Ordre des ingénieurs du Québec approuvera-t-il une telle configuration?

Sécurité des cyclistes 
11. En raison de la voie réservée, les cyclistes ne pourront plus circuler sur ce tronçon de la rue Notre-Dame, entre 6 h 30 et 9 h, du lundi au vendredi, en direction OUEST?
Qu’avez-vous prévu pour eux? Pourront-ils utiliser la voie réservée?

12. -Le rétrécissement des voies obligera les cyclistes à circuler en plein trafic sur une voie de 3,2 m côté SUD, et de 3,1 m côté Nord avec des voitures stationnées. N’est-ce pas mettre les cyclistes en danger?
-Quel sera l’impact sur le temps de parcours des bus qui vont devoir suivre les cyclistes en direction EST ?

Tempête et accumulation de neige
13.  Avec des voies rétrécies à 3,2 m (10,5 pi), quel sera l’impact des accumulations de neige sur la circulation des bus?
Bus vont devoir déborder dans la voie adjacente et ainsi nuire à la circulation
Risque d’accrochage en changeant de voie, retard à prévoir sur l’horaire

14. Lors des tempêtes de neige, comment assurerez-vous le déblaiement efficace des voies, en particulier de la voie réservée? La neige sera-t-elle tassée sur les trottoirs en attendant d’être chargée dans des camions? Si oui, que vont faire les piétons?

Comment pouvez-vous promettre une opération de déneigement prioritaire alors que la décision relève des services de la Ville centre ? 
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L'intrusion d'une voie réservée par la STM sur Notre-Dame/nord: définitivement, la voie de garage du plan directeur de revitalisation du Vieux-P.A.T. -2e partie-

NOTE du webmestre-secrétaire-trésorier de l'ARVPAT - Le vendredi 15 avril,  le conseil d'administration de l'Association des riverains du Vieux-Pointe-aux-Trembles a invité ses membres à prendre connaissance de treize "conséquences" potentielles  décrites par notre équipe des ressources techniques, à propos de l'intrusion annoncée pour  l'automne, d'une voie réservée pour les autobus de la STM dans l'emprise nord de la rue Notre-Dame, entre la 26e avenue [P.A.T.] et la rue Lesage [Mtl-Est]. Dimanche 17 avril,  ARVPAT  publiait un début de   chronique passablement élaborée sur deux parmi  ces treize  menaces. Celles qui sont liées aux enjeux 6 et 13 ( problématiques du plan de revitalisation du Vieux Pointe-aux-Trembles et de ses activités commerciales), avec  en première partie, un relevé photographique (diverses perspectives de la rue et certain bâtiments)  illustrant la dévitalisation toujours présente parce que non encore  corrigée depuis 2009 entre le boulevard St-J.-Baptiste et la 1ère avenue.    Lien

Ce 20 avril, en deuxième partie, se référant au Plan directeur de revitalisation du Vieux Pointe-aux-Trembles publié en mai 2012, l'équipe de ressources techniques de l'ARVPAT traite des impacts destructeurs sur la revitalisation de la rue Notre-Dame,  si s'effectue cette intrusion d'une voie réservée aux autobus de la STM.   Cf. le Plan dans   Lien

À la page 8, on précisait  que par ce document, l’arrondissement posait un geste concret visant à affirmer sa volonté :
- de protéger et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine du Vieux-Pointe-aux-Trembles;
- de revitaliser et d’améliorer la qualité de vie du quartier;
- d’ouvrir des fenêtres sur le fleuve;
- d’attirer des investissements dans le secteur.

Cette perspective de la rue Notre-Dame,
angle St-Jean-Baptiste,
 illustre bien
sa surlargeur avec  son potentiel d'un réaménagement
 facilitateur de revitalisation.
Or, comme on va maintenant  le constater,  l’insertion d’une 5e voie de circulation par la STM entre en directe  contradiction avec cette volonté, qui s'appuyait à l'époque sur le potentiel d'utilisation de la surlargeur de la rue pour réaliser la majeure partie de son plan directeur. Voici 8  exemples:
  • à la page 43 du Plan, cette surlargeur est citée  parce qu'elle offre un potentiel de réaménagement au profit des piétons
  • à la page 54 du Plan - au Tableau 12 – Énumération de sept (7) problématique et enjeux du Plan directeur. Toujours dans le potentiel de réaménagement, on mentionne au cas de figure 3, que le Vieux P.A.T accorde une importante place aux automobilistes au détriment des piétons et des cyclistes. 
  • à la page 59 - Orientation 6 : Valoriser le paysage urbain : les nombreux fils aériens du côté sud et les fils traversant la rue Notre-Dame accentuent l’image négative de la rue. En ce sens, leur enfouissement contribuera à l’harmonisation des éléments présents dans le paysage et permettra la plantation d’arbres le long de cet axe majeur dans le Vieux-Pointe-aux-Trembles. Le potentiel de réaménagement permetrait cet enfouissement !
  • à la page 62 - Entrées nord, est et ouest -Réaménagement d’intersections routières: le potentiel de réaménagement faciliterait l'élargissement et réaménagement du trottoir côté sud de la rue Notre-Dame (entrées Est et Ouest) -Occasion idéale pour ce secteur et tous les autres de favoriser un verdissement global par la plantation d'arbres
  • à la page  66 – Plan 11 – Synthèse de la programmation spatiale – Entrée Ouest- On y indique à la légende, "Trottoir à élargir et à réaménager" !!!
  • à la page 68 – 5.2.2 Entrée Est- 6. Dans le cadre du projet de réaménagement de la rue Notre-Dame, "reconstruire le trottoir sud en intégrant la surlargeur disponible suite à la reconfiguration des voies de circulation."
  • à la page 69 – 5.2.3 Entrée Ouest -Idem point 3. Dans le cadre du projet de réaménagement de la rue Notre-Dame, "reconstruire le trottoir sud en intégrant la surlargeur disponible suite à la reconfiguration des voies de circulation"
  • Voir aussi point 6 ... prévoir un débarcadère pour les autobus touristiques.

Bref, le projet de la STM en accaparant toute la surlargeur pour une 5e voie,  rend caduque la majeure partie du Plan directeur, lequel réservait cette surlargeur pour les piétons (élargissement du trottoir du côté sud, enfouissement du réseau électrique et plantations).


Terminons cette chronique par le rappel suivant:


"Parmi ces treize menaces qui pèsent  sur  la qualité de vie des riverains des deux côtés de "la Dame"  figurent les enjeux urbains  6 et 13 liés aux problématiques du plan de revitalisation du Vieux Pointe-aux-Trembles  et de ses activités commerciales, tels qu'énoncés ici:
"C) Pour la revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles ! ->  Atteinte  au  potentiel  de  revitalisation  de  notre  noyau  villageois  et  de  sa relance commerciale   Enjeu 6 :  Imposition  d’une  voie  réservée  par  la  STM  ne  servant  qu’à  maintenir  le  flux  de  circulation   transitoire  des  automobilistes  du  (450)  au  détriment  des  Pointeliers.  Un  geste  qui  sabote  le  consensus   social  entourant  l’approbation  du  Plan  particulier  d’urbanisme  du  Vieux-Pointe-aux-Trembles  de  2009   ainsi  que  le  Plan  directeur  pour  la  revitalisation  du  Vieux-Pointe-aux-Trembles  –  mai  2012  qui  réservait   cette  surlargeur  au  réaménagement  de  la  rue  Notre-Dame  Est,  entre  la  1ère avenue et le boulevard du    Tricentenaire.  (Aménagements  de  la  rue  pour  les  piétons  et  les  cyclistes,  identification  des  entrées  du   secteur,  etc.)      

....G) Pour les activités commerciales du Vieux-Pointe-aux-Trembles->2)  Condamnation  du  projet  de  réaménagement  du  Vieux-Pointe-aux-Trembles   Enjeu 13 :   Cannibalisation   de   la   surlargeur   aux   profits   du   transit   matinal   alors   que   la   surlargeur   est    identifiée   pour   servir   au   réaménagement   permanent   de   notre   noyau   villageois   patrimonial   et    historique.  Comment  bonifier  le  confort  des  piétons,  créer  des  liens  avec  le  réseau  cyclable  de  la  route   Verte  et  améliorer  adéquatement  l’environnement  du  Vieux-Pointe-aux-Trembles  en  présence  d’une   voie  réservée  servant  entre  6h30  et  9h00  durant  la  semaine  ?"       "
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L'intrusion d'une voie réservée par la STM sur Notre-Dame/nord: définitivement, la voie de garage du plan directeur de revitalisation du Vieux-P.A.T. -1ère partie-

P o l i n e t     leaders   de   l’avant  sinistre
NOTE du webmestre-secrétaire-trésorier de l'ARVPAT - Le vendredi 15 avril,  le conseil d'administration de l'Association des riverains du Vieux-Pointe-aux-Trembles a invité ses membres à prendre connaissance de treize "conséquences" potentielles  décrites par notre équipe des ressources techniques à propos de l'intrusion annoncée pour  l'automne, d'une voie réservée pour les autobus de la STM dans l'emprise nord de la rue Notre-Dame, entre la 26e avenue [P.A.T.] et la rue Lesage [Mtl-Est]. Parmi ces treize menaces qui pèsent  sur  la qualité de vie des riverains des deux côtés de "la Dame"  figurent les enjeux urbains  6 et 13 liés aux problématiques du plan de revitalisation du Vieux Pointe-aux-Trembles  et de ses activités commerciales, tels qu'énoncés ici:
"C) Pour la revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles ! ->  Atteinte  au  potentiel  de  revitalisation  de  notre  noyau  villageois  et  de  sa relance commerciale   Enjeu 6 :  Imposition  d’une  voie  réservée  par  la  STM  ne  servant  qu’à  maintenir  le  flux  de  circulation   transitoire  des  automobilistes  du  (450)  au  détriment  des  Pointeliers.  Un  geste  qui  sabote  le  consensus   social  entourant  l’approbation  du  Plan  particulier  d’urbanisme  du  Vieux-Pointe-aux-Trembles  de  2009   ainsi  que  le  Plan  directeur  pour  la  revitalisation  du  Vieux-Pointe-aux-Trembles  –  mai  2012  qui  réservait   cette  surlargeur  au  réaménagement  de  la  rue  Notre-Dame  Est,  entre  la  1ère avenue et le boulevard du    Tricentenaire.  (Aménagements  de  la  rue  pour  les  piétons  et  les  cyclistes,  identification  des  entrées  du   secteur,  etc.)      
....G) Pour les activités commerciales du Vieux-Pointe-aux-Trembles->2)  Condamnation  du  projet  de  réaménagement  du  Vieux-Pointe-aux-Trembles   Enjeu 13 :   Cannibalisation   de   la   surlargeur   aux   profits   du   transit   matinal   alors   que   la   surlargeur   est    identifiée   pour   servir   au   réaménagement   permanent   de   notre   noyau   villageois   patrimonial   et    historique.  Comment  bonifier  le  confort  des  piétons,  créer  des  liens  avec  le  réseau  cyclable  de  la  route   Verte  et  améliorer  adéquatement  l’environnement  du  Vieux-Pointe-aux-Trembles  en  présence  d’une   voie  réservée  servant  entre  6h30  et  9h00  durant  la  semaine  ?"       
Avant de traiter  plus à fond dans un prochain article ces impacts qui s'annoncent négatifs, examinons le relevé en photos, captées la semaine dernière par l'un de vos vice-présidents, Daniel Raymond,  de l'aspect toujours dévitalisé et non encore corrigé [depuis 2009 !!!] de cette  portion commerciale  de la rue Notre-Dame située entre le boulevard St-Jean-Baptiste et la 1ère avenue. - Première série: divers points de vue de l'alignement de la  rue entre le boulevard et  la 1ère - Deuxième série: divers bâtiments le long de "La Dame".  

1ère SÉRIE: quelques  LAIDS points de vue de l'alignement de la  rue entre le  boulevard S.-J.-B. et la 1ère avenue

Ça commence par l'horribilis
 oeuvre d'art public sur place 
du Village, qui avec sa forêt de poteaux,
 bloque "la percée visuelle" sur le fleuve 
Ouest de St-J.Baptiste - Absence d'arbres, plutôt présence
massive de poteaux croches retenus par des toiles d'arraignées
de fils électriques
À noter:le terrain vacant adjacent à la bâtisse à vendre- Certaines
en souhaiteraient l'acquisition par l'arrondissement pour le
transformer en stationnement commercial !
Intersection Ste-Anne-sud | à vendre


Est de la rue Ste-Anne 

 Ouest de la 9e avenue









Est de la 9e avenue









Est de la 8e avenue 







Ouest de la 8e avenue
Ouest  de la 8e avenue
 Est de la  7e avenue - À droite, un terrain vacant depuis des lustres,
promis à un développement immobilier  (condominiums).
Sud de la 7e avenue -  Vue en profondeur  du terrain sur lequel
des travaux ont timidement débuté depuis mars 2016
 Ouest de la 7e avenue 

 Sud ouest de la 7e avenue





 Est de la 5e avenue











 Ouest de la 5e avenue
Est-nord  de la 3e avenue


Est -sud de la 3e avenue
Ouest de la 2e avenue 

Est de la 1ere avenue




                                        2ieme SÉRIE:  divers bâtiments le long de "La Dame"...

Sud ouest de St-Jean-Baptiste  -




Sud ouest Ste Anne







Nord ouest de la 8e avenue - Notez À VENDRE 

Sud de la 9e avenue 
Sud est de la 2e avenue - Non opérant depuis des lustres...
Sud ouest de la 9e avenue 
Sud ouest de la 8e avenue -Une chance qu'on a des garderies
commerciales pas regardantes... 

L'ozonation de nos eaux usées: confirmation que le traitement, lorsqu'il sera en opération, ne durera que six mois par année.

Note du webmestre - Ce blogue a précédemment  commenté le déversement de presque 5 milliards d'eaux usées non-traitées en novembre dernier. Lienet Lien
Pour sa défense, l'argumentaire municipal d'alors  en avait minimisé l'impact en revoyant l'opinion publique sur son projet de désinfection par ozonation. À ce propos, le 9 avril, le quotidien Le Devoir a publié ceci:


Important projet d’ozonation des eaux usées de Montréal
9 avril 2016 | Etienne Plamondon Emond - Collaborateur | Actualités sur l'environnement
Photo: iStock|La Ville de Montréal prévoit la mise en service d’une unité d’ozonation dont l’objectif consiste à
désinfecter, six mois par année, les eaux usées
rejetées par l’agglomération dans le fleuve Saint-Laurent.
-  Si tout se déroule comme prévu, la station d’épuration Jean-R.-Marcotte, située dans l’est de l’île de Montréal, devrait mettre en service la plus importante unité d’ozonation au monde en 2018 pour traiter les eaux usées rejetées dans le fleuve Saint-Laurent. Aperçu des effets de cette approche avec deux chercheurs universitaires spécialisés en la matière.
Si l’ozonation est déjà utilisée à Montréal dans les traitements associés à la production d’eau potable, elle ne l’est pas encore pour les eaux rejetées dans la nature. Le 23 mars 2015, la Ville de Montréal a annoncé l’octroi d’un contrat de fourniture de près de 99 millions de dollars à Degrémont, une filiale de Suez Envrionnement, pour la fabrication, la livraison et la mise en service d’une unité d’ozonation dont l’objectif consiste à désinfecter, six mois par année, les eaux usées rejetées par l’agglomération dans le fleuve Saint-Laurent. L’automne prochain, les travaux de préparation du site de l’unité d’ozonation devraient s’amorcer. La Ville prévoit lancer, d’ici la fin de l’année, un appel d’offres pour la construction des bâtiments d’ozonation et un autre pour la construction du bâtiment de production d’oxygène nécessaire à ce procédé. 
Cette dernière phase dans la chaîne de traitement semble donc sur le point de se concrétiser. Mais l’analyse de cette façon de faire pour les besoins montréalais remonte à près de 25 ans. Au début des années 1990, les données révélaient que l’utilisation du chlore avait un effet nocif sur la faune et la flore aquatiques du fleuve Saint-Laurent. La Ville de Montréal s’est alors tournée vers deux solutions de rechange qui ne semblaient pas générer de sous-produits indésirables : le traitement à l’ozonation et celui aux rayons ultraviolets. 
Les deux techniques ont fait l’objet d’une série d’essais parallèles avec les eaux usées montréalaises au cours des années suivantes. En 2002, un laboratoire écotoxicologique a été mis en place à la station d’épuration Jean-R.-Marcotte. Après analyse des résultats, la Ville de Montréal, le ministère de l’Environnement du Québec ainsi que le ministère des Affaires municipales ont recommandé en 2007 l’ozonation. Les résultats des tests indiquaient que cette dernière technique présentait davantage de bénéfices environnementaux. 
Robert Hausler, professeur à l’École de technologie supérieure (ETS), est l’un des experts qui ont été consultés à partir de 2005 au sujet des procédés d’ozonation. Il les a notamment expérimentés directement dans les eaux usées de la métropole. Selon lui, il s’agit d’un bon choix.
 « En tant que chimiste et ingénieur, je suis persuadé que c’était la meilleure décision, parce que ce sont les poissons qui nous l’ont dit, déclare-t-il. L’eau devenait claire, avait une odeur agréable et les poissons étaient un peu dodus, parce qu’ils étaient bien oxygénés. À l’oeil, on voyait qu’il y avait un effet bénéfique. Ensuite, les dissections et les autopsies ont montré que les perturbations, les cellules cancéreuses et les mutations avaient diminué. Elles n’avaient pas été enlevées totalement, mais c’était beaucoup mieux qu’avec les eaux usées ou le traitement aux ultraviolets. » À ses yeux, le traitement aux rayons UV et celui à l’ozonation ont à peu près le même coût, le même rendement et les mêmes besoins en énergie. Mais dans le cas des eaux montréalaises, l’ozonation répond davantage, d’après lui, aux critères du développement durable. L’ozonation permettrait, selon la Direction de l’épuration des eaux usées de Montréal (DEEU), d’enlever 85 % des perturbateurs endocriniens qui, lorsqu’ils se retrouvent dans le fleuve, bousculent la reproduction de diverses espèces. 
En plus d’éliminer l’essentiel des coliformes fécaux, des entérocoques ou des coliphages pour protéger la santé humaine, « la désinfection à l’ozonation a cet avantage d’avoir pour effet secondaire de dégrader les contaminants émergents », explique Viviane Yargeau, professeure à l’Université McGill, dont les recherches portent sur l’ozonation des eaux usées. Les contaminants émergents sont notamment issus des drogues illégales, des produits pharmaceutiques et des pesticides. La DEEU estime que 75 % des antidépresseurs et anticonvulsifs dans les eaux usées seront éliminés grâce à l’ozonation. « Ce n’est pas le cas avec le traitement aux UV, qui a une efficacité très faible au niveau de l’enlèvement des contaminants émergents », précise Mme Yargeau qui, comme M. Hausler, faisait partie du groupe d’experts mandaté pour présenter un avis scientifique à Environnement Canada sur le déversement des eaux usées de la Ville de Montréal en octobre dernier. 
M. Hausler souligne aussi que l’ozonation s’adapte plus facilement « à la variation de la qualité de l’eau de Montréal », provoquée par le mélange d’eaux industrielles et domestiques sur le territoire, lequel « explique pourquoi les UV étaient moins performants que sur papier ». Le chercheur de l’ETS reconnaît que certaines municipalités d’Europe et des États-Unis ont laissé tomber l’ozonation dans les dernières décennies. Mais « les abandons d’il y a cinq ou dix ans s’expliquent plus parce que la technologie n’était pas prête à être installée », note Robert Hausler. Il souligne que les ozoneurs sont désormais plus efficaces en fonctionnant à l’oxygène plutôt qu’à l’air ambiant. 
Il reste néanmoins la question du dosage de l’ozone injecté, qui demande une certaine vigilance. Dans le cas d’une eau avec une forte concentration de matières organiques, mettre de l’ozone en quantité insuffisante risquerait de générer de nouveaux sous-produits. « Tu te retrouves avec des molécules intermédiaires ou des molécules pas complètement oxydées qui peuvent être plus dangereuses que les premières », indique M. Hausler. En revanche, le chercheur affirme avoir observé ce phénomène lors d’essais avec des eaux de lixiviation, mais jamais dans ses expérimentations avec les eaux usées de Montréal. « Tu dois bien connaître ton eau et le procédé pour bien doser », prévient-il tout de même. 
La dose d’ozone qui sera injectée par le système prévu à Montréal tournera autour de 16,5 milligrammes par litre, pour un débit d’ozone de 57 tonnes métriques par jour. Au sujet du dosage approprié pour ne pas créer de nouveaux problèmes, Mme Yargeau, de l’Université McGill, précise que « c’est un élément dont la Ville de Montréal est consciente. On est déjà en discussion avec elle pour avoir accès à des échantillons après l’installation et la mise en marche de l’unité pour pouvoir faire un suivi de l’enlèvement des contaminants émergents et du changement de toxicité, ainsi que pour s’assurer qu’une dose plus élevée ou plus faible pourrait permettre la désinfection, mais sans risque d’avoir un impact au niveau de la toxicité. [La Ville] semble ouverte à l’idée de considérer ces choses ».